‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 239 sur 297 · I.;t ligure 19, un fragment de sa projection de profil · texte numérisé non relu

I.;t ligure 19, un fragment de sa projection de profil

La figure il est une coupe horizontale à la hauteur de la ligne a/ dans les ligures 19 et i0.

La cale dont il rient d'être qui'Sliun est marquée sur les trois figures ainsi que le petit garçon chargé de maintenir la ligature serrée, autant qu'il est besoin, pendant tout le temps du battage d'un pieu, et sans qu'il soit besoin de la iléfaire, les épars ne faisant plus obstacle au mouvement de la cale pour qu'elle suive le pieu dans tout son abaissement. Nous avons supposé dans celle figure que le pieu en battage cal une palplanche, ce qui ne change rien à la disposition de ta cale.

Lorsqu'un pieu est chassé de façon que sa télé est au niveau tic la semelle de sonnette, le mouton n'a plus d'action sur lui, et il n'y aura» pas moyen de l'enfoncer davantage, sans l'usage d'un faux pieu qui est représenté de profil, fig. 28.

Le faut pieu sert à allonger momentanément le pieu en battage et à lui transmettre la percussion du mouton; ce faux pieu porte des tenons qui passent et glissent entre les jumelles, et qui y sont maintenus par des clefs. Il est fretté par les deui bouts. Une grosse cheville de fer plantée dans son aïe, à sa base inférieure, sert, en pénétrant itans le cenlrc de la tète du pieu, à empêcher qu'il s'en échappe pendant le battage.

A mesure qu'un pieu s'enfonce il faut changer la longueur du câble qui le suspend ou celle des tîrauiles, parce que les ouvriers qui les tiennent ne peuvent pas lui donner plus d'ascension que la langueur de l'espace que leurs mains doivent parcourir. Celte amplitude de mouvements dans le sens vertical est évaluée à la,S0 ou i* mètres, à moins qu'on n'exige momentanément des ouvriers un plus grand effort îles bras el du corps, «lin de duuner au mouton plus de vitesse en montant, pour que, par nue sorte d'élan, il puisse s'élever un peu plus haut, auquel cas la hauteur de la chule peut être portée à 2 mètres et demi tout au plus; mais les sonneurs ne tiendraient point a cet excès de travail, s'il était prolongé.

On suppose ordinairement que l'atelier de sonneurs travaillant une journée ut dix heures, bat cent vingt volées île trente coups chacune ; la durée île eleupte Tuléc, compris les temps de repos qui séparent les volées, est de quatre minutes. Ce qui reste de temps est employé à rectifier la position de la sonnette et à mettre les pieux en fiche ; on peut cepernlaul obtenir plus de travail, soit eu relayant le» sonneurs pour réduire le temps des repos, soit eu les excitant au travail par des gratifications, ou en les mettant à la lâche.

KM TRAITÉ DF, L'ART HE LA CUAUPF.NTF.RlE.

Page 1