‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 241 sur 297 · CHAPITRE XLVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVIII

nettes est nu peu lent, mais la puissance d'un mouton de 900 kilogrammes, qui tombe de 6 à 7 mètres de hauteur, dédommage amplement de cette lenteur.

4° Sonnette à déclic simple»

Pour des moutons d'une pesanteur moyenne, on a inventé d'autres sortes de sonnettes à déclic que nous ne décrivons pas toutes, ne nous arrêtant qu'à celles qui sont les moins compliquées.

Dans celle représentée par les projections verticales, fig. 9 et 17, et sa coupe horizontale, ûg. 29, pi. 154, suivant la ligne x y, un tour vertical /peut être mû par quatre ou huit hommes suivant le poids du mouton; leur effort est appliqué aux leviers r qui sont adaptés à ce tour. Le pêne d'une bascule g entraîne une de6 dents cylindriques de la bobine n, sur laquelle s'enroule la corde ». Cette corde, après avoir passé sur deux poulies m, m', suspend la pince de déclic h contenue dans une sorte de chape k. Cette pince saisit entre ses deux mâchoires la boucle du mouton $ qui se trouve ainsi enlevé par l'effet du mouvement donné au tour /*. Lorsque la pince de déclic h est parvenue en haut de la sonnette, ses branches se trouvent engagées dans un rectangle en fer i qui les contraint à se serrer ; par ce mouvement, elles forcent les mâchoires de la pince h à s'ouvrir, et à laisser échapper le mouton qui tombe sur la tête du pieu. Aussitôt l'un des hommes qui agissent sur les leviers r, appuie sur la queue de la bascule g qui, en «'abaissant, dégage la deut de la bobine * qui était retenue par le pêne de cette bascule ; alors la pince de déclic, l'emportant par son poids sur le frottement et sur la roideur de la corde, détourne la bobine h et descend avec vitesse sur le mouton; elle saisit de nouveau la boucle de suspension , parce que le dessus de sa traverse est taillé en dos d'âne ; les pans inclinés de cette traverse écartent les biseaux des mâchoires de la pince, qui se ferment ensuite subitement par l'effet de deux ressorts. Les ouvriers en continuant à tourner recommencent la même manœuvre. On voit qu'il y a effectivement, dans l'usage de cette sonnette, moins de perte de temps que dans celui de la sonnette précédente. La bascule g est représentée séparément, fig. 30.

La figure 8 est la projection, vue de face, d'une autre disposition de pièces à déclic pour un mouton glissant entre deux jumelles, comme celui des figures 1 et 6.

L'invention de cette sonnette est due à un horloger de Londres, M. Vauloué , qui l'imagina pour la construction du pont de Westminster, où elle était mise en mouvement par des chevaux : elle est figurée pi. 28 du tome III de Y Architecture hydraulique de Belidor. Il est probable, cependant, que pour appliquer la force d'uu plus grand nombre d'hommes ou de chevaux, il a fallu écarter beaucoup le pied de l'arc-boutanl, ou lui donner la disposition adoptée dans celle qui a été faite pour la construction de l'écluse de MarduV, quie&V&^Hrèt \\^ ta\\««iO>\

,l,i même ouvrage. Belidor dit qu'une sonnette du métne genre, mue fit lehommes, a été employée* la construction ilu |miiiI de Sèvres, sur la roui* uVPir» à Versailles.

Une petit Irriiil r sltI, au moyen du cordage s, h hisser les pieux à »«ln en flehe.

3» Sonnette à ilMic à hélice.

La figure 30 est le profil H la figure 31, pi. 13$, le plau d'une sonnette dia laquelle les lio mit tes qui tournent un arbre vertical f n'ont pas besoin de s'occupe du déclic

La corde r, qui suspend le mouton, s'enroule sur une poulie un bobine *, ntraînée par l'arbre f qni la traverse au moyen d'une cheville i]c fer boni* talc a-, fig. 21 et 23, rencontrant une cheville verticale y fixée dans le fond d'à refouillement fait dans le dessous de la bobine h. Celte bobine est portée en Jesout par deux roulettes »t sur deux rampes en spirales k, qui relèvent le lonf * l'arbre f. La position horlïonlalc de la bobine est maintenue par une du il qui lui est fixée, el dans laquelle passe l'arbre vertical f; ces deux roulciio» projetées sur une seule dans ta ligure il) ; on en aperçoit une fig- 23 ! I«ir 1"* lion est ponctuée lig. 51. Lorsqu'on tournant, la bobine h a enroulé le contjp*" enlevé le mouton, elle a été forcée de s'élever le long de l'arbre f, parce OB'* ruuletles sont montées le long des deux rampes spirales A, alors la cheville uncale y se trouve plus élevée que la cheville horizontale x, la bobine élant lih» le mouton n'esl plus retenu ; eu tombant pour frapper le pieu il entraîne I» cor* qui se déroule de la bobine en la faisant tourner en sens inverse ; elle rdese* vivement avec ses roulettes qui se retrouvent au pied des rampes, el la uiamT»"" recommence tant que les hommes tournent sur le plancher ou couvercle du coin qui renferme la hohine el ses rampes.

La hauteur de la chute du mouton est constante puisqu'elle est égale ï un WH delà bobine. Pour que le motion puisse toujours frapper la télé des pieux, il e* indispensable de régler à quelle hnulcur aura lieu le déclic pour une volée el i mesure que le pieu s'enfonce; à cet effet, les rampes soûl fixées sur nu plateau pu de dénis à sa circonférence; une cheville s placée contre une de ces dents dcirrmiuc la position des rampes par la partie de la hauteur des jumelles qu'an r«l faire parcourir au mouton pour sa chute.

Celle machine n'est pas d'un usage aussi commode que la simplicité du OOJ* qu'un \ a appliqué semblait l'annoncer, et nous ne l'avons indiquée qu'à eau)'* ce qu'il y a d'ingénieux dans ce moyen.

8* Sonnette inclinée.

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