‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 242 sur 297 · CHAPITRE XLV1I · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLV1I

construction des palées des ponts ; les Anglais les emploient dans les fondations pour calées de ponts , et peut-être serait-il utile de les employer aussi dans toute espèce de fondation , notamment dans des piles de ponts en les plantant dans des sens contraires, pour opposer leur résistance à la propension que les pieux pourraient a?oir à s'incliner ou à se courber sous les charges qu'ils ont à supporter. Nous avons représenté, flg. 12 de la pi. 145 , une projection verticale d'une sonnette inclinée vue de profil; on suppose qu'elle est disposée pour battre une palplanche inclinée de champ.

Le pan principal de la charpente de celte sonnette est composé comme dans la sonnette à tiraudes de la figure 1 de la planche 155 ; la pièce c formant l'arc-boutant est plus droite. L'assemblage horizontal h k est composé d'une pièce k moisée par la moise h dont les deux parties s'assemblent chacune dans une des jumelles a. Il en est de même de la pièce i sur laquelle est le petit garçon et des pièces,/ qui sont doubles , qui s'assemblent dans les jumelles et qui moisent l'une le montant /, l'autre l'arc -boutante; les deux goussets p q sont simples, celui pest pris par la moise h.

La poulie m est placée de façon que le cordage fi, auquel les tiraudes sont attachées, pende dans le milieu de l'espace occupé par les sonneurs.

Deux rouleaux x sont attachés au mouton d par deux doubles chapes en fer. Chaque rouleau porte dans le milieu de sa longueur un grand renfort qui se loge entre les jumelles o, pour servir de guide ; un petit logement est creusé dans le mouton pour recevoir, sans contact, ces renforts.

La ûg. 8 est une coupe du mouton et des jumelles, suivant la ligne»/-.

Les fig. 9 et 10 sont deux projections d'un des rouleaux.

La fig. 11 est une coupe suivant la ligne %' /y des jumelles a, de la palplanche t et de la cale simple , dite petit-garçon , qui sert à maintenir la palplanche dans sa position, pour que son axe se confonde toujours avec la ligne que le centre de grav/ilé du mouton parcourt.

7* Moutons à mains.

Lorsque les pieux qu'il s'agit de piauler ne sont point asses gros pour exiger la puissance d'une sonnette , en les chasse au moyen d'un mouton comme celui que nous avons représenté par deux projections , fig. 9 et 10, pi. 155; les ouvriers le tiennent par ses longs manches pour lui donner le mouvement vertical et frapper les pieux. Un se sert de ce mouton en le tenant dans le sens où il est représenté, fig. 9, ou dans le sens contraire , suivant la hauteur de la tète du pieu par rapport aux ouvriers.

Les figures 11 et là représentent une autre sorte de moutons à mains, que les ouvriers tiennent par les poignées qui sont clouées autour. Pour guider ce mouton pendant qu'on le fait agir sur la tête d'un p\eu , \\ «il ^«wfc tf w \.w& vfrô&-

ilrique suivant son axe , dans lequel on cnlilc une lige du fer plantée sur Si léu <]» jiii'ti . lig. 15. Pour les plus petits pieux , plus gros cependant que des piquets fus lesquels i! suffit (Tune masse ordinaire, ou se sert d'une masse à deux mandai, que nous avons représentée Ûg. ôi et 33, même planche ; deux ouvriers licunat ehacuu un manche et agissent simultanément et de la même manière pourlnjper la tûte du pieu.

Dans les cas Tort rares, où il s'agit d'enfoncer un pieu Horizon lalcmcnl, in eb*pen tiers le balleul au moyen d'une poutrelle qu'ils tiennent suspendue bomoouitmeul par quatre cordes au moins, et ils lui donnent un mouvement de balancent* dans le sens de son aie au moyen duquel, avec un peu d'adresse, ils parviennaui frapper la tête du pieu de coups irèi-viulenls , à l'imitation d'une ancienne» chine de guerre appelée bélier.

Dans l'usage des sonnettes, des moulons à mains et des masses à deux maori» pour mettre de l'ensemble dans les mouvement» des hommes et agir util somme de leurs forces, l'un d'eux avertit les autres par un cri qui peut menu-'* répète pour régler la mesure des mouvements du battage.

AMltClISEltT IJES HMIX.

1" Sonnette arrache -pieux .

Lorsque des pieux . qui uni etê battus prm isuirement . sont devenus il lorsque d'anciens pieux sont nuisibles , on les arrache du sol. C'est i charpentiers que l'on confie celle besugue qui présente quelquefois d difficultés ; nous avons réuni , dans la planche 153, la représentation de moyens, les plus fréquemment usités.

Les lig. 18 et i\ sont les projections verticales d'une sonnette approprier • ■• rachcmenl des pieui. Elle est à peu près construite comme la sonnette à ti elle n'en diffère qu'en ce qu'un lui a ajouté dans son pan principal , fig. ii, deux treuils r dont nous allons expliquer l'usage, une moïse ' et ilrtua* verset en potence f, auxquelles deux poulies m sont suspendues.

Soit p le pieu qu'il s'agit d'arracher ; ou le traverse par une eheville ni • qui sert à empêcher deux esiropes u do glisser ; ces istrupes passent dai» ucaux des deux poulies g ou y sont accrochées par des esses en fer. De chaque* îles 6011 M elles un câble est attaché à la tnoisc f ; les deux cables passent sur le) f lies basses q, remontent passer sur les poulies hautes m fixées .-.m a ils redescendent s'enrouler chacun sur un des treuils t. Lm choses étant éîsf* ainsi , des mutucuvm a%»se\\\ s« \e* IimùlY* m«r (ta leviers; ils tendent loi

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