‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 243 sur 297 · CHAPITRE XLV1U · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLV1U

i autant qu'il es! possible, sans les rompre, ee qui néanmoins les allooge consiablement (1).

!*es leviers sonl alors appuyés contre répars o, et les manœuvres prenant les iodes battent i petits coups la téta du pieu avec le mouton b comme s'ils voulut renfoncer dans le sol ; mais par suite de la tension des câbles les percussions ment au pieu un ébranlement qui produit un effet tout contraire. Les cordages raccourcissent , ils tirent le pieu qni sort de terre , et cette manœuvre étant étée , il finit par eu être arraché, de sorte qu'il suffit de l'effort du cabestan s?

le câble s pour l'enlever complètement.

l»orsqu*on ne trouve pas que la cheville en fer v soit no moyen d'attache assex ide , relativement à la résistance que les pieux peuvent opposer à leur arrachent, on peut les saisir dans une tenaille annulaire représentée fig. 54, appliquée ' un pieu et figurée à plat et ouverte fig. 31 ; cette tenaille serre d'autant plus t qu'elle est tirée plus fortement par les câbles m, m'.

[I en est de même d'une tenaille formée de deui demi-anneaux réunis par deux irnières , fig. 27, et armés chacun d'un ergot ; il en est enfin de même encore

l'action d'un simple anneau en gros fer carré représenté par ses projections, . 36 et 37, et appliqué à un pieu, fig. 38, qui le saisit en y imprimant ses arêtes tutant plus profondément que le câble m est tiré avec plus de force.

2° fèrinê arrache-pieux.

La sonnette arrache-pieux que nous venons de décrire , est celle dont Perronet si servi et dont il conseille l'usage. Elle est d'un service assez commode et ompl, à cause de la facilité d'ébranler le pieu par quelques coups de mouton ; sis comme on n'a pas toujours une soonette de cette sorte à sa disposition , et l'on ne peut pas être en mesure d'en construire une pour un petit nombre de îux qu'on aurait à arracher , nous allons indiquer d'autres moyens dont on bit alement usage avec succès.

La fig. 42 , pi. 153 , représente on bâti en charpente qui porte un plateau m ns lequel est percé un écrou qui reçoit la vis p, cette vis est terminée par une te de cabestan comme toutes les vis de pression , et cette tête est traversée par ux barres q, Dans son bout inférieur elle est carrée et saisie , au moyen d'un ulon t par la chape en fer r, d'un crochet à moraillon a; ce crochet reçoit une •uble estrope v, dont Jes boucles passent sous la grosse cheville de fer qui Irarse le pieu x> qu'il s'agit d'arracher et qu'on a dégagé de la terre qui l'environne ir un déblai fait tout autour*

\) Nous u'avous représente sur le dessin qu'un seul manœuvre agissant sur le treuil, pour ne » couvrir inutilement la figure de personnages. On applique ans leviers des treuils autan* tomtaes que possible , pour produire le maiimum d'effort.

En virant sur les leviers , dans le sens convenable, avec une furet « le pieu est soulevé et arraché; si la longueur de la vis ne suffit pas pour le uk sortir île terre, sur une longueur assez grande pour qu'on l'enlève avetnntckvre , on élève le bâti de charpente sur des chantiers posés les uns sur la min. en chaises.

Dans cette machine, que l'on nomme un rtn'n , le mouvement de ht <i axe, malgré le moraillon, peut tordre l'eslrope ; on doit lui préférer «lit q»m représentée figure 43, même pi. 133, dans laquelle la vis p n'a point dcwt^ ment de rotation, sa tête carrée est prise dans un plateau ou une moise m qti ■ peut tourner entre les montants du bâti pour suivre les mouvements de la vu partie taraudée de la vis traverse un plateau» percé d'un trou rond diDilef» porte une partie cjlindrique de l'éciou cilérîeureuietit carré o pris Au& r» rayure de quatre leviers g.

La létc de la vis et le plalcau m sont traversés par une cheville horiwnlili» fer o; le pieu p est également traversé par une antre cheville en 1er Torts chaînons en fer et égaux A réunissent les denx chevilles, un cbaMt trouve de chaque eoté du pieu; on n'en peut voir qu'un seul dans tape** lion . Dg. 43.

En virant sur les barres, l'éerou tourne , la vis monte eL avec elle le p! et le pieu.

.1° Levier arrache- pieux-.

Ou emploie efficacement un grand levier pour arracher les plus forts p* La fig. 33, pi. IS3. indique comment on procède lorsqu'on veut antt"

t étant le pieu à arracher, sa télé est traversée par une grosse cbevilk «« horizontale r; cette cheville est prise & chaque bout par un chaînon d'une I"* chaîne de Ter.

La position de celle chaîne sur le pieu est marquée fig. 33 ; elle est nj** fig. 40, dans une projection verticale semblable , et lig. 41 , dans une uni*» projection sur un plan perpendiculaire à la première.

Les deux longs anneaux dans lesquels passe la cheville sont appliqués le i* du pieu r; ils son! unis par cinq anneaux ronds, l'un desquels, marqué* forme le milieu du développement de la chaîne. C'est dans cet anneau quep»* le crochet en fer h dont est arme le bout du levier k, fig. 33 , qui a pour \'-* d'appui un prisme i de fer coulé purté sur un chantier </, qui est support!!* deux autres chantiers b parallèles, placés des deux coics et loul près du fau-dessus de la petite excavation qui a été faite autour de sa têle.

Le levier k porte sur sou point d'appui i par l'intermédiaire de la branche a! rieure du giami ttocbel h.

Au iiiovcn A' une, çcvAe tVcmt i> vjtt&«« <$x'»a,&aVvve* ^mnnqaj un luut*

^ CHAPITRE XLVIH. »75

oo élève le bout du levier ; le dessin ne peut pas représenter ce hauban , vu qu'il . est nécessairement par derrière la chèvre dans un plan vertical perpendiculaire au plan du dessin.

Lorsque le levier est assex haut, on accroche l'anneau * dans son crochet h; si

Je point d'appui n'est pas assez élevé , on l'exhausse en augmentant le nombre des

chantiers placés en dessous, ou en établissant des cales sous le prisme en fer

coulé. Lorsque les choses sont ainsi disposées , on applique aux tiraudes r la

"puissances d'autant d'hommes que Ton juge nécessaire, puissance que Ton peut

'"augmenter d'ailleurs en chargeant la queue du levier avec du lest ; on force le

"pieu à sortir de terre ; on exhausse, suivant le besoin, le point d'appui x à me-

"sure que le pieu s'élève , en augmentant le nombre des chantiers élevés en chaise

"autour de la tête du pieu.

* Pour qu'il n'arrive point d'accident, si le pieu cédait tout à coup, on soutient le levier par le câble de la chèvre , et l'on ne donne du lâche à ce câble qu'à «mesure que le levier descend.

Page 1