CHAPITRE XI.IX
île hauteur, et quoique son poids suit île 1000 quintaux, il fut, dit-on, suspendu en l'air et placé sur son piédestal en un quart d'heure, et par un procédé beaucoup plus simple que celui de Fontana, quoiqu'il lui Tonde a peu près sur les mêmes principes.
On se servit de huit Torts m.ils de navires dressés autour du piédestal et liés ensemble par le haut avec des cordages ; plusieurs palans composées de moufles dans lesquelles passaient de gros câbles reçus Sur huit cabestans, suffirent à l'opération. qui eut le succès le plus complet. Ce procède, an surplus, rappelle ceux indiqués par Vilruve.
6" Obélisque de Luxor.
L'empereur Napoléon conçut le premier l'idée de l'érection, à Paris, d'un fa beaux obélisques de l'Egypte. Le rot Louis XV II I pensa à réaliser cette belle entreprise; il chargea le consul général de France de négocier la cession de l'un des Jeux obélisques d'Alexandrie , dits aiijuiilea de Cliopâtre. I.c vice-roi accorda l'un de ces obélisques à la France et l'autre à l'Angleterre ; mais ces deux monolithes sont demeurés en Egypte sur leurs bases. Ce ne Tut qu'en 18d0, au sujet de la formation du musée égyptien, auquel on a donné le nom de musée Charles X, qu'eurenl lieu de nouvelles négociations par suite desquelles le vice roi d'Egypte, Stéhémct-Ali, donna à la France les deux obélisques de Luior, que l'on nomma dans le pays les pierres du roi de Franco, et qu'il confirma le don antérieur qni avait été Tait d'une des aiguilles de Cléopâlre.
Au commencement de l'année 1831, M. Lebas, ingénieur de la marine, lui chargé par le roi, d'aller enlever l'un des obélisques de l.uxor cl de le transporter à Paris.
Un bâtiment construit exprès pour ce transport recul le nom de Luxer. Le 15 avril 1831 il partit de Toulon chargé de tous les apparaux nécessaires au succès de l'entreprise; le 3 mai il mouilla à Alexandrie ; le 10 juin, le Luxor cl la flottille sur laquelle on avait transbordé les outils, cordages et agrès, appareillèrent de Rosette pour remonter le Nil; le 27 juin on arriva au Caire; environ uu mois après on toucha la rive de Luxor. Après tous les préparatifs que nécessitait cette grande entreprise, maintes difficultés nées de l'éloignement d'une infinité de ressources, cl malgré l'invasion du redoutable choléra dans la contrée, l'abatage de l'obélisque eut lieu le 23 octobre 1831, et son embarquement le 10 décembre suivant. Il fallut ensuite attendre que le cours du Nil pcrmll d'y uaviguer, et ce ne fut que le ili aoUl 1832 qu'on put quitter le rivage de Luxor, pour redescendre le fleuve. Le 1" janvier 1833, après avoir talonné plusieurs lois, le Luxor franchit la barre et entra dans la Méditerranée conduit à la remorque par le Sfifimx ; il mouille à Alexandrie le 9, et appareille pour la France le 1" avril; le 11 mai il est sur la rade de Toulon. Après nu mois de quarantaine il cuire dans l'arsenal de ce port pour n'y séjourner que quelques jours.
BM TRAITÉ Dfc L'ART DE LA CHABPENTBIUE.
Lu 10 au ill, M. Lebas. qui avait si babilcroenl exécuté l'abalage el le irweport de l'obélisque jusqu'à Touloo, est chargé, par le ministre de* travaux publie, de son érection à Paris. Le 23 décembre 1833, après avoir remonté la Seinr. It Luxor porteur de sou monolithe est échoué sur la cale qui lui avait été prépare* le long du quai de la place de la Concorde ; un avait recourent décidé que Mt lisque serait érigé sur cette magnifique place.
H. Lebas a publié une description détaillée de ses itigéniom cl savants procédu pour opérer l'abalage, l'euibarqueuienl, le transport et l'érection de l'ubelijqu<opérations qui ont eu l'éclatant succès que les talents AmineoU de cet habile manieur promettaicul. Nous u'eulrerons point daus les détails de toutes les opwJtions qu'il décrit avec une lucidité el un intérêt remarquables; nous nous boraarons à dire que rembarquement du monolithe à Luxer, après qu'il a été courte sur le sol, a eu lieu en I introduisant dans la cale du Luxor par une il suivant un plan vertical à l'avant du navire et eu le faisant glisser au muun* muuflcs el de cabestans.
Les procédés d'abatage ont été pareil» à ceux d'éreclion dont noos tu nous â donner une courte description.
Les ligures 0 et 7, pi. 136, sont deux croquis, l'un représentant en projeewt verticale la disposition des appareils et du monolithe pendant l'érection, l'un
le plan correspondant. La légende suivante nous a paru suffisante | !■■■
une idée de cctle belle opération. Nous ne nous sommes décidé à en parier din chapitre que daus la vue du faire ressortir, par la comparaison avec le proctdi Fonlaua, toute la supériorité de la mécanique moderne sur celle du x*f »iè et pour inspirer à nos lecteurs le désir de lire dans l'ouvrage de H. Lelni h détails intéressants qu'il donne, tant sur l'objet principal de sa mission, procèdes qu'il a employés el les recherches qu'il a faites, que sur le pays qu'il visité.
L'ouvrage île M. Lebas esl terminé naturellement par la description de* j* cédés de Fonlaua, dont nous n'avons parle précède m me ut que fort succwU ■ne ul |"nii- nous abstenir de copier, pour ainsi dire, ce que M. Lebas i tr duil du récit que Fontana a fait de ses travaux pour l'érection de l'obélisque Vatican.
a, iig. t< et 7, pi. 136, partie du chemin ou viaduc en rampe, construit eotk* pente qt porte sur un massif en maçonnerie pour la partie la plus uhlVii, et '" chaut au piédestal.
L'obélisque a parcouru ce viaduc depuis le point où le lia Huit m qui i'.i .iy, ■ ■ avait débarqué; il a été conduit à force de cabestans sur un ber eu pente lu ■'' sous, jusqu'au niveau de la surface du piédestal Dqui devait le recevoir,
b" , obélisque représenté avec le revêtement en buis qui l'enveloppait I loute sa longueur. Il esl ligure dans la position qu'il avait dans l'un da moments de la manœuvre pour son érection. Il était prernk*