DU GAUCHE DÀIC8 LES COMBLES
Les charpentiers ont longtemps regardé comme une condition essentielle de leurs constructions , de n'employer aucune surface gauche , et ils ont choisi les combinaisons propres i éviter l'aspect désagréable que cette forme donnait aux pans des combles. Mais on a reconnu que, dans les bâtiments de peu d'importance, le gauche est sans inconvénient. Les grands édifices ont ordinairement des formes régulières et symétriques qui ne donnent point lieu à des surfaces gauches , sinon dans des cas fort rares , et , si l'on est obligé d'en faire usage , la symétrie de leurs générations atténue alors ce que leur aspect peut avoir de choquant.
Soit a a' â d, fig. 10 , pi. 61, le plan d'un bâtiment irrégulier. On a formé ses deux croupes de plans triangulaires apa*f d q<f, qui peuvent être isocèles , et le faîtage est projeté sur la ligne pq qui n'<est parallèle à aucune des deux lignes d'about ad, a' d*. Deux cas se présentent: ou bien le faîtage projeté sur pq est horizontal, et ses extrémités sont déterminées par ses rencontres avec les panades croupes auxquelles on peut donner la même pente ; ou bien ce faîtage est l'intersection de deux pans de toits plans d'égales pentes, passant par les lignes ad,dt, et il est incliné. On voit que dans l'un et l'autre cas , il ne peut, vu du dehors, se présenter parallèlement aux lignes d'égouls ad, a' d! des façades du bâtiment, et ce faîtage a Pair de fléchir par une de ses extrémités. L'aspect le moins désagréable , et la disposition qui consomme le moins de bois , est évidemment celle dans laquelle ce faîtage demeure horizontal. Les grands pans de toits sont alors des surfaces qui sont engendrées , par une ligne de pente qui s'appuie sur la ligne d'about a d, ou a' d'y sur le faîtage pq et sur une verticale passaot par le pointe ou le point c' où se coupent les deux arêtiers prolongés.
Cette surface peut aussi être engendrée par une droite horizontale qui s'appuie constamment sur les arêtiers , si le fa liage doit être horizontal , ou eo6n par une droite qui s'appuie sur les arêtiers , et qui passe par une verticale répondant aux points g et g' où se rencontrent les projections du faîtage et des lignes (fegoùts a d, a' d'. Ces trois générations donnent , comme on sait , des surfaces gauches.
Les ûg. 24, 30, 31, 38, 39, pi. 76, représentent les dispositions employées pour substituer des plans à ces surfaces gauches.
Dans la fig. 24, deux plans de mêmes pentes passent par les lignes d'about a d.