‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 265 sur 297 · CHAPITRE LUI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LUI

des tables de la résistance des pièces de bois de chêne, pour différenles longueurs et différents équarrissages : ces tables sont d'une grande élcndue, à cause de la grande quantité de pièces de diverses dimensions qui sont cmployéesdans les constructions, et qu'on y a comprises; elles ne peuvent trouver place ici par cette raison. D'ailleurs, elles ne sont point calculées suivant la formule que nous conseillons d'adopter, et cette formule /! = — est si simple, qu'il ne faut pas plus de temps pour calculer par son moyen la valeur de il, que pour la chercher dans des tables, qui sont souvent dans un tel désaccord avec les résultats des expériences, que l'on doit se défier autant de leur emploi que d'une irop aveugle dans les formules.

onnons ci-après un tableau qui présente les résultats des expériences faites par Ruiïou, sur des pièces de bois de chêne carrées.

Nous y avons ajouté deux colonnes. Dans la seconde, qui est la septième du tableau, nous avons inscrit, pour chaque expérience, la valeur du coefficient /', qui convient â son résultat, cl dans la précédente, nous avons indiqué, pour chaque expérience aussi, le rapport de la largeur verticale h de la pièce éprouvée, avec sa longueur /, alin qu'on puisse, dans les applications qu'on fera de la formule et des résultats des expériences, choisir, pour le coefficient f, un nombre moyen de ceux qui répondent aux pièces éprouvées, dont les épaisseurs verticales et les longueurs sont à peu prés dans le même rapport que les dimensions homologues de la pièce pour laquelle on veut déterminer la résistance approximative.

Ou verra, par cette table, que les poids des pièces, leur résistance, et même leur flèche de courbure, ne sont point, pour un grand nombre de cas, exactement dans les rapports de leur longueur pour un même équarrissage, et que la valeur de/*, qui devrait dire constante et représenter la force réelle du bois, indépendamment de ses proportions, est variable, suivant même une loi qui n'est pas exactement régulière. Ce qui tient, comme nous l'avons déjà fail remarquer, au défaut d'homogénéité des bois pour chaque pièce, et même dans les pièces comparées les

les aux autres.

A la suite de cette table, nous en donnons une seconde, qui a pour objet de

irésenler les rapports des forces de différentes espèces de bois de charpente parées entre elles, de manière qu'ayant calculé la résistance d'une pièce de , dans l'hypothèse où elle serait en chêne, on puisse connaître quelle doit être si elle est d'un autre bois.

BIS TRAITÉ DE l.'ART DE LA CIIARPENTERI E.

TABLEAU îles résultat» moyens des expériences faites, sur de* pièce* dt 6ei

de cM-ne , par il. île Buffun.

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