CHAPITRE XXI II
des ferme* de ce comble ; elle est copiée de l'ouvrage de Krafft. La longueur du magasin est de 300 pieds (97B,482 ) ; sa largeur esl de 60 pieds ( 19», 490) ; l'écartement des fermes est de 15 pieds (4™, 873), de milieu en milieu; six chevrons, dans chaque travée , sont distribués entre ceux répondant aux fermes. La poussée du toit, dans chaque ferme , s'opère sur le tirant qui soutient le plancher du grenier, et qui est portée dans sa longueur, par deux filières faisant l'office de poutres, pour recevoir les solives distribuées entre les tirants.
Ces filières ou poutres sont supportées par des poteaux qui répondent aux lirants des fermes.
Ces poteaux sont indispensables à cause de l'irrégularité que diverses circonstances peuvent déterminer dans la répartition de la charge sur le plancher.
14° Hangar construit en Suisse.
Toutes les constructions exécutées en Suisse ne sont pas suivant le modèle que nous avons décrit page 289, tqme 1"; plusieurs constructions se rapprochent des systèmes en usage en France et en Allemagne. Le hangar dont nous donnons le dessin d'une ferme, fig. 3 , pi. 88 , en est un exemple. Ce hangar est établi au-dessus d'une habitation rurale. Les jambes de force sont de deux pièces et forment moises, pour prendre entre elles les arbalétriers et s'assembler dans l'entrait supérieur qui est aussi une moise.
Les deux planchers sont soutenus par de doubles bandes de fer qui s'attachent à rentrait supérieur.
Des moïses verticales eussent produit le même effet. A la vérité , l'apparence eût été moins légère , mais la dépense eût été moindre , sans que la solidité en eût souffert.
15° Grande halle de la fonderie de Romilly.
Cesl avec plus de discernement et d'économie que le fer a été employé comme moyen de suspension dans le comble de la grande halle de la fonderie de Romilly, construite en 1824 , par M. Ferry, ingénieur civil et professeur à l'école des arts et manufactures , à Paris.
Nous avons représenté , fig. 6 , pi. 89 , une des fermes du double comble de cette vaste balle. La figure 4 esl, sur une petite échelle, une projection de l'élévation extérieure du bâtiment ; la figure tf est son plan.
Cette halle est composée de deux parties , séparées par le canal d'une roue hydraulique qui fait mouvoir les laminoirs. Les deux parties sont couvertes par deux grands combles, un troisième beaucoup plus petit répond au canal.
Les sablières communes aux grands combles et au petit sont soutenues chacune par une file.de çplonnettes en fer coulé, et creuses, qui répondent aux assemblages
lïû TRAITE DE L'AUT DE I,A CHAIIPENTER1K.
.1 mi-bois des tirants des grandes et prit les fermes qui se joignait bout i liciui en croisant les sablières commîmes. Les bases de ces colonnellcs portent sur le» murs du canal.
Les pans des grands combles qui répondent aux murs latéraux jettent les eaux iiu dehors, les pans conligus à ceux du petit comble forment avec ceux-ci des égouls communs au-dessus des sablières communes et des chéneaux en zinc, dout les pentes sont convenablement réglées, distribuent les eaux pluviales à des espèces d'entonnoirs , par lesquels elles descendent dans l'inlérieur des culounelles , d'où elles sont rejetées dans le canal par des tuyaux courbés.
Le tirant de chaque ferme est de deux pièce- qui se joignent bout à bout au milieu de sa longueur ; leur liaison est formée par une troisième pièce qui a peu d'étendue, et qui leur est jointe à crans; cet assemblage est consolidé par deux bandes de fer, l'une appliquée en dessus, l'autre appliquée en dessous; leurs extrémité) sont courbées eu crampons , le tout est serré par des boulons.
Le tirant, auquel on n'a point voulu donner la force qu'eut exigée un plancher, est soutenu de chaque cùtê . au quart de sa portée , par une moite verticale eu bois qui saisit l'arbalétrier et une branche de la croix de Saint-André.
Une troisième moise, en bois formant poinçon, eut été, tu sa longueur, trop pesante , dans le milieu de la ferme ; elle est remplacée sur les deux tiers de sa hauteur par une tringle en fer rond , qui n'a besoin que de la force nécessaire pour supporter sa part du poids de la partie du tirant comprise entre les deux moïses verticales.
, Celle tringle est attachée par le haut à la moîsc-poinçon , par l'anneau plat qui la termine, et qui est traversé par le boulon inférieur des brides appliquées sur les faces des parements de la moise. Cet anneau est compris entre deux rondelles pour remplir l'intervalle des deux parties de la moise, et maintenir le puinl de suspension dans le milieu de l'épaisseur de la ferme ; par son extrémité inférieure, la tringle qui est taraudée traverse les bandes dans le milieu de l'épaisseur de l'« semblage , et reçoit en dessous un fort écrou qui soutient le tirant à la hauteur <ii sablières pour empêcher qu'il se courbe sous son propre poids.
L'assemblage de la croix de Saint-André est consolidé par un X eu 1er, appliqu sur chaque lace ; les deux X sont fixés pur des boulons, lu boulon central les tri verse ainsi que les moïses.
La figure 1 est une projection horizontale . et la ligure 2. une coupe pour mon Irer le détail de l'assemblage des tirants et des sablières.
Chaque cours de sablière est compose d'autant de pièi'cs j, i qu'il y a de Iravét ilaus la longueur des combles. Aux extrémités, les sablières sont scellées dans k murs. Elles se joignent bouta bout, comme les tirants sur les chapiteaux des colon nettes, entre des joues qui s'élèvent de chaque coté. Pour les réunir et donner à leurs jonctions autant de solidité que si le cours de ces sablières était d'une seule pièce, chaque joint est garni de deux fortes bandes de fer b. lig. 3, une de chaque