CHAPITRE XXVII. 1RS
la portée île ce comble est de 10 toises (10uvl9), ci il fallait nécessairement augmcoier la force des assemblages.
Nous donnons, Cg. 11, 11, 15, 14, 13 et 16, les détails du système perfectionné; nous nous dispensons de tracer un hémicycle entier, parce qu'il est aise d'appliquer aux figures que nous avons précédemment décrites, les détails que cous allons donner, et qui sont dessines sur une échelle double.
I.a figure là représente un fragment d'Unie ycle a, vu comme celui de la figure 1. La figure 14 est une projection horizontale, comprenant deux hémicycles a, a'.
La figure 1 1 est une coupe par un plan vertical perpendiculaire à ces deux projections, cl dunt la trace est la lignes y.
Déni licrncs b, b croisent les hémicycles qui s'y assemblent par entailles à mitai* , c'csl-à-dirc que ces liernes sont entaillées de la moitié de leur épaisseur, les hémicycles sont entaillés delà même quantité, tellement que les licrnes affleurent les hémicycles tant à l'intrados qu'à l'extrados.
Les planches des hémicycles a , a' sont serrées par des clefs t qui traversent les liernes des deux bords des arcs , cl ces licrnes sont serrées par des clavettes il qui traversent les clefs c dans les bouts qui dépassent les liernes 6.
La Dg. 16 représente un fragment d'une lierne 6 de la fig. 14, vue par la face où sont les entailles d'assemblage avec les hémicycles. Ces entailles y sont marquées ainsi que les mortaises , dans lesquelles passent les clefs c.
La fi g. I i est le même fragment de la lierne b vue par le cote ; l'on y voit les profits des entailles.
La fig. 15 est une des clefs e vue dans le sens même que celles qui sont représentées dans la figure 11.
La ilg. 2.1 représente un fragment d'une des planches d'hémicycles a ou a avec les trous des chevilles que nous n'avons point marqués sur la figure 12, pour éviter l> confusion.
On conçoit que la combinaison adoptée par Philibert de Lorme pour celle charpente , ajoute une grande force a son système d'assemblage.
La figure 17 esl une projection verticale , et la ûgure 18 une projection horizontale de dent parties d'hémicycles d'une construction plus simple, que Philibert de Larme conseille d'adopter pour les combles de moyenne portée.
Dans la construction du grand comble de la Muette dont nous venons de parler, on trouve quelques liernes simples , elles sont traversées par des clef» qui ne répondent point à des joints, comme dans la figure 17; elles ont pour objet de consolider les hémicycles en empêchant les planches do glisser.
La grande portée , dans ces sortes de charpentes , produit une perfection dans le système , en ce que , d'une part , ou est dans la nécessité de donner plus de force aux hémicycles, d'une autre part, en ce que la courbure des hémicycles étant moindre , on peut employer dans leur composition des planches plus longues, et
par conséquent écarter les joints davantage que dans les hémicycles de moindre portée ; il en résulte que , plaçant les liernes doubles sur les joints ou commissures, les planches des hémicycles peuvent être traversées intermédiairement par des liernes simples qui ne répondent à aucun joint , et qui , en même temps qu'elles serrent les planches et entretiennent les hémicycles à leur distance comme les autres liernes, enchaînent, pour ainsi dire, toutes les planches d'un hémicycle les unes avec les autres , s'opposent à tout écartement dans les joints et a tous changements de courbure. Ainsi, par exemple, dans l'hémicycle représenté fig. 17, une seule planche s'étend du point 3 au point 7 , sur la face que montre le dessin ; sur l'autre face de l'hémicycle , la longueur d'une planche s'étend du point 1 au point 8, où se trouvent des joints; ainsi , à tous les joints , sur quelque face qu'ils soient, répondent des liernes doubles , et intermédiairement aux points 2,4,6, quoiqu'il n'y ait pas de joints, les deux épaisseurs des planches sont traversées par des liernes simples qui serrent les planches et les attachent les unes avec les autres. Ainsi la planche qui s'étend du point 5 au point 7 , et celle qui s'étend du point 1 au points , spnt attachées l'une à l'autre par la lierne qui répond au point 4. Moins la courhure est grande , plus les planches sont longues , et plus on peut distribuer de liernes simples entre les liernes doubles, mieux les planches sont liées, et moins les hémicycles peuvent fléchir par l'effet du jeu des joints.
H. Rondelet pensait que Philibert de Lorme aurait dû supprimer, dans la construction du comble du château de la Muette , les liernes qui traversent les courbes ; nous sommes loin de partager cette opinion. La liaison que ces liernes établissent entre les planches , comme nous l'avons expliqué plus haut , fait voir que ce n'est pas sans d'excellents motifs que l'auteur de ce beau système avait adopté la disposition dont il s'agit.
La figure 19 fait voir de quelle manière , dans le système que nous venons de décrire , les coyaux sont attachés aux hémicycles.
Philibert de Lormc a construit des combles, suivant sa méthode , sur divers châteaux et résidences royales ; les plus remarquables sont ceux du château de Saint-Germain en Laye , ceux du château d'Anet qui sont en impériale , et surtout celui de la Muette, dont nous venons de parler, à cause de la bonne combinaison de ses assemblages.
6° Rond-Point.
La figure 2 de la planche 102 est , comme nous l'avons expliqué, croupe droite , construite au moyen d'hémicycles. Philibert de quer que son système est également applicable â un bâtiment coupés. Nous avons représenté, fig. 4, pi. 103 , le plan An pans , vue par le dessous , et ûg. 3 , la coupe suivant 1 l'élévation vue par l'intérieur. Le dessin est suffisants** nous dispenser d'une longue et minutieuse exptica