‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 65 sur 297 · Poutre · texte numérisé non relu

Poutre

Philibert de Lorme a applique son système à la construction des planchers. Il lui sert à former des poutres qui doivent soutenir les solives.

La figure 1, pi. 105, représente l'élévation d'une de ces sortes de poutres. La ligure Û est la coupe de deux poutres cl d'une partie du plancher qu'elles soutien tient. Philibert de Lorme avait fuit construire en ion logis, rue de* ToumeUçi , deux poutres de cette sorte, l'une, composée de 323 pièces, l'autre, de 203, non compris les chevilles qui n'ont servi qu'à Venlretènetnent jusqu'à ce qmtMpbnlm soient placées. Elles furent éprouvées avec deux vervins, en présence du roi et d'autres prince» cl sci'jneurs , de telle sorte qu'on soulevait toute la couverture et enfondrait-on les murs du bâtiment où elles étaient ; et quelque force de cercins qu'on ait pu produire , on ne put le» faire baisser de deiny-doigl.

lis puutres avaient 11 pieds (4-,!Sa)de longueur dans œuvre; on aurait pu les faire servir pour un logis de 13 pieds ( environ 3 mètres), en faisant porter les bouts de sablières qui reçoivent les arcs sur des corbeaux ou des corniches intérieures comme on les voit dans la lig. 1, afin que, les bois n'étant point engagés dans la maçonnerie un puisse aisément les remplacer, en cas qu'avec le temps quelques pièces viennent à pourrir.

Chaque poutre est composée de trots arcs, et chaque arc, de deux épaisseurs de planches* les trois arcs sont traversés par des lierues, et celles-ci le soûl par les clefs qui serrent les planches cl maintiennent les arcs à leur êcartcuienl. I.t>

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Jicrnes devant dépasser de beaucoup les parements extérieurs de la poutre, pnii que les clefs ne fassent point éclater [es abouls, leurs saillies sont cachées par un coffrets figurant des consoles qui ne servent qu'à la décoration de la poutre, sur laquelle on peut peindre ou rapporter, dans les métopes et tympans, différents sujets d'ornements.

Philibert de Lorme indique, comme il suit, les proportions qu'il a meilleures pour la construction île ces sortes de poutres. La Dédie de l'arc être d'un sixième de la portée de la poutre dans œuvre. Les planches qui sent les arcs ont 3 pieds if)m.(it* ) de longueur pour les parties les moins < et 1 pied et demi (0™,30) pour celles qui ont la plus grande courbure; leur épaisseur est de 1 pouce et demi (0n,,041). l'our les poutres qui n'ont que ai à 50 picus (8 à 10 mètres), trois arcs de dcui planches d'épaisseur suffisent, mais pour des portées de 30 à 40 pieds (10 à 13 mètres), Philibert de Lorme veut que la poutre soit composée de 4 arcs, et chaque arc de planches de S à 5 pouces ( 54 à 81 millimètres) d'épaisseur.

Avec des portées de 54 pieds (environ 18 mètres), la largeur des planches iloil élre de 18 ponces (O-sSO), et l'épaisseur de la poutre sera le quinzième de si longueur; les planches pourront avoir 6 pieds (2 mètres) de longueur, el les arcs ronl n'élre écartés les uns des autres que de 6 pouces ( 0m,16).

Pour les grandes portées, Philibert de Lorme conseille de faire les arcs du t des poutres plus élevés, et de placer des lambourdes à côté en les liant au par des goujons en fer ou de fortes chevilles en bois.

Les dessins que nous donnons de ce système de poutres font suffisamment naître les détails de ce genre de charpente que Philibert de Lorme estime poui être appliqué à la construction d'an pont de 200 toises de longueur sur une gi

1" Coupole de la Halle aux blet île Paris.

Le marché aux grains el farines faisait autrefois partie des halles, dans un emplacement où l'on entrait par les rues de la Fromagerie el de la Tonnellerie. 0 n'est qu'en 1762 que l'espace n'étant plus en rapport avec les besoins de 11 ptt>* talion, les magistrats de la ville do Paris confièrent à l'architecte Lecainui t!> , la construction d'une halle circulaire pour les blés el farines sur l'eu placement de t'holcl de Soissons (1), qu'ils avaient acquis de la famille de £

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