CHAPITRE XXIX
1° Petite ferme sur tirant.
Fig. 5, pi. 85, ferme sur tirant en cordages de sapin. La légèreté et l'économie de ce système Ta fait, pendant un temps, prévaloir ; on en voit un grand nombre en France et en Hollande.
2° Hangar des Messageries, rue du Bouloy.
Ce système a été employé par M. Pfeiffer, mattre menuisier, pour couvrir un hangar de 59 pieds de large , à l'établissement des messageries de M. Simon, rue du Bouloy, à Paris. Au lieu d'une moise pendante de chaque côté , il en a établi deux qui divisent la longueur du tirant en cinq parties égales, sans égard au point occupé par le bas du poinçon ; les bordages ont 3 pouces (O^OSî) d'épaisseur sur 12 à 13 (O^.SSS à O^OO) de large, les fermes sont écartées de 6 pieds de milieu en milieu.
La figure 10 de la planche 107 est le dessin d'une des fermes de ce hangar.
La figure 11 est une projection, sur le plan du toit, de l'assemblage des pannes avec les arbalétriers.
La figure 1 S est la projection du même assemblage sur un plan perpendiculaire, ayant pour trace la ligne c d, fig. 10.
La figure 15 est une projection boriiontale de l'assemblage des liernes avec rentrait.
La figure 14 est une projection du même assemblage sur un plan vertical perpendiculaire à ceux des projections, fig. 10 et 15 , et ayant pour trace la ligne e f, fig. 10.
La figure 15 est la projection des petites moïses, sur une coupe perpendiculaire au plan de la projection principale, et ayant pour trace la ligne h k, fig. 10.
5° Bâtiment de filature, à Rouen.
La figure 1 de la planche 88 représente une ferme sur cintre d'un comble, pour un bâtiment de filature, construit à Rouen. Cette disposition joint à la légèreté et à l'économie l'avantage de laisser à l'atelier qu'elle couvre la plus grande hauteur que permet le développement de la couverture.
4* Ferme en Hollande.
La figure 1 de la planche 85 est le dessin d'une ferme d'un comble exécuté en Hollande ; la poussée est détruite par une croix de Saint-André. Lorsque nous parlerons de l'emploi du fer, au chapitre XXXI V, nous verrons que c'est cette dis* position qui a été imitée dans la charpente des docks de Londres.
5° Hangar, rue Hauteville, à Paru.
Fig. 3, pi. 85, ferme suivant le même système, pour une portée plus étendue, exécutée en bordage de plats-bords de sapin, rue Hauteville à Paris. Krafft, dont cette figure est copiée, propose, comme perfectionnement, d'y ajouter un tirant soutenu par une tringle de fer verticale , attachée à la moise-poinçon ; c'est une addition qui change complètement le système dont le but est précisément la suppression du tirant; il est d'ailleurs tout à fait inutile, cette charpente, telle qu'elle est, étant très-solide.
Le seul changement qu'on pourrait y introduire dans les applications qui en seraient faites, ce serait la suppression des aisseliers m et des poteaux n, en faisant porter les sablières immédiatement sur le mur.
6° Hangar, rue Saint-Denis , à Parié.
La figure 9 , même planche, est un fragment du dessin d'une ferme d'un comble du même genre, exécuté rue Saint-Denis, à Paris. L'aisselier m est ici bien entendu, vu que le comble est porté sur des piliers en bois, et d'assemblage as lieu de murs; ces aisseliers assurent la stabilité des piliers élevés sur des dés en pierre.
7° Manège de Chambières.
On a construit à Mets, vers 1822, pour l'usage des troupes logées aux casernes Chambières, un manège dont le comble est en bois plats, mais qui n'a cependant pas la légèreté que comporte ce genre de construction.
Ce manège a 18m,32 de largeur sur une longueur de 49m,72, mesures prises dans œuvre; ce comble est construit tout en bois de chêne. Sa hauteur est de llm,70, la hauteur de l'arc est de 0m,80, à cause du talus en genouillère qu'on a donné intérieurement au pied des murs; l'arc, dans chaque ferme, a 19", 50 de portée, il prend sa naissance è environ 2™, 18 du sol , sur des sablières posées de chaque côté du manège sur une large retraite du mur à la hauteur de 1"»,80.
L'arc est composé de deux parties égales qui forment une ogive en s 'assemblant dans un poinçon , chaque partie est taillée dans des madriers de0»,16 d'épaisseur, entés à trait de Jupiter. Les arcs ont environ 0m,30 de largeur, ils s'assemblent à leur naissance, de chaque côté, dans une jambe de force de 0m,32 sur 0m,28 d'équarrissage, un peu au-dessus des sablières. Six lourdes moises les combinent de chaque coté avec les arbalétriers , chaque moïse a 0a,40 de long sur 0*»,20 d'épaisseur.
Une moise-entrait réunit les deux parties des courbes à environ un mètre audessous du sommet de l'arc.