CHAPITRE XXIX
Les arbalétriers ont, O», 16 d'épaisseur.
Ce comble est composé de 18 Termes écartées Tune de l'autre de 2m,60; les pans du toit font des angles de 38° avec l'horizon. Nous ne donnons point de dessin de ce comble, qui ne nous parait point un modèle à présenter à nos lecteurs.
8° Salle du Corpg lègiêlatif à Parié.
Le comble de l'ancienne salle d'assemblée du Corps législatif (Conseil des Cinq- Cents), au palais Bourbon, à Paris, construit en 1707, par M. Guillaume, maître charpentier, sur les dessins de M. Gisors, architecte, est une des plus grandes charpentes en bois plats qu'on ait exécutées. Nous en donnons, pi. 107, les dessins qui nous ont été communiqués lors de la construction.
La figure 1 est le plan général de la salle demi-circulaire.
La figure 2 est une coupe, sur la ligne a b, du plan, dans laquelle on voit le profil de la charpente portée sur un plafond soutenu par les colonnes d'une galerie demi-circulaire suivant le contour de la salle (1).
La figure 5 est le profil d'une des 22 fermes composant ce comble, compris celles appliquées au mur, soutenues par le grand cintre s'élevant sur le diamètre du demi-cercle.
La fig. 4 est un fragment de plan montrant la distribution des poteaux et de l'enrayure sur lesquels les fermes prennent naissance.
La fig. 5 est la projection horizontale de deux fermes f, g, pour montrer leurs liaisons par le moyen des liernes m, m', m, et leurs assemblages dans les poinçons k.
La fig. 6 représente les croix de Saint- André qui s'assemblent dans les moises A, pour les maintenir dans leur position. Ces croix de Saint-André sont projetées sur les faces développées d'une pyramide , inscrite dans un cône dont la surface conique aurait la ligne s y pour génératrice, et la verticale, passant par le centre de la salle, pour axe.
La fig. 7 est un fragment du développement de la surface cylindrique de la lanterne sur laquelle les poinçons k sont projetés, ainsi que les faîtages u et sousfaltages circulaires v, et les croix de Saint-André s qui entretiennent la stabilité de cet assemblage.
La fig. 8 est un des arbalétriers f ou g, vu sur une de ses faces.
La fig. 9 est une lierne m' vue sur ses faces.
Le comble était couvert en ardoises sur un lattis en planches posées de
(i) Oo n'a point marqué sur le plan, fig. i, la distribution des banquette» circulaires. Ou s'est couli nie* d'y projeter la forme de l'ouverture de la lanterne qui donne accès au jour. Le fauteuil du président était au milieu de la niche, faisant face aux banquette».
5° Hangar, rue Hauteville, à Parié.
Fig* 3, pi. 85, ferme suivant le même système, pour une portée plus étendue, exécutée en bordage de plats-bords de sapin, rue Hauteville à Paris. Kraftl, dont cette figure est copiée, propose, comme perfectionnement, d'y ajouter un tirant soutenu par une tringle de fer verticale, attachée à la moise-poinçon; c'est une addition qui change complètement le système dont le but est précisément la suppression du tirant; il est d'ailleurs tout à fait inutile , cette charpente, telle qu'elle est, étant très-solide.
Le seul changement qu'on pourrait y introduire dans les applications qui eo seraient faites, ce serait la suppression des aisseliers m et des poteaux n, en faisant porter les sablières immédiatement sur le mur.
6° Hangar, rue Saint-Denis, à Paris.
La figure 9 , même planche, est un fragment du dessin d'une ferme d'un coe>ble du même genre, exécuté rue Saint-Denis, à Paris. L'aisselîer m est ici bteo entendu , vu que le comble est porté sur des piliers en bois , et d'assemblage aa lieu de murs; ces aisseliers assurent la stabilité des piliers élevés sur des dés en pierre.
7U Manège de Chambières.
On a construit à Mets, vers 1822, pour l'usage des troupes logées aux casernes Chambières, un manège dont le comble est en bois plats, mais qui n'a cependant pas la légèreté que comporte ce genre de construction.
Ce manège a I8m,32 de largeur sur une longueur de 49œ,7â, mesures prises dans œuvre; ce comble est construit tout en bois de chêne. Sa hauteur est de 1 lm,70, la hauteur de Tare est de 9m,80, à cause du talus en genouillère qu'on a donné intérieurement au pied des murs ; l'arc , dans chaque ferme , a 19", 30 de portée, il prend sa naissance è environ 2™, 18 du sol , sur des sablières posées de chaque côté du manège sur une large retraite du mur à la hauteur de 1"»,80.
L'arc est composé de deux parties égales qui forment une ogive en s 'assemblant dans un poinçon , chaque partie est taillée dans des madriers de0*,16 d'épaisseur, entés à trait de Jupiter. Les arcs ont environ 0m,30 de largeur, ils s'assemblent à leur naissance, de chaque côté, dans une jambe de force de O^Sâ sur Oœ,28 d'équarrissage, un peu au-dessus des sablières. Six lourdes moïses les combinent de chaque côté avec les arbalétriers , chaque moise a 0a,40 de long sur O",20 d'épaisseur.
Une moise-entrait réunit les deui parties des courbes à environ un mètre audessous du sommet de Tare.