CHAPITRE XXIX
Les arbalétriers ont, 0», 16 d'épaisseur.
Ce comble est composé de 18 fermes écartées l'une de l'autre de 2n,,80; les pans du toit font des angles de 38° avec l'horizon. Nous ne donnons point de dessin de ce comble, qui ne nous parait point un modèle à présenter à nos lecteurs.
8° Salle du Corpê lègiêlatif à Parié.
Le comble de l'ancienne salle d'assemblée du Corps législatif (Conseil des Cinq- Cents), au palais Bourbon, à Paris, construit en 1797, par M. Guillaume, maître charpentier, sur les dessins de M. Gisors, architecte, est une des plus grandes charpentes en bois plats qu'on ait exécutées. Nous en donnons, pi. 107, les dessins qui nous ont été communiqués lors de la construction.
La figure 1 est le plan général de la salle demi-circulaire.
La figure 2 est une coupe, sur la ligne a b, du plan, dans laquelle on voit le profil de la charpente portée sur un plafond soutenu par les colonnes d'une galerie demi-circulaire suivant le contour de la salle (1).
La figure 3 est le profil d'une des 22 fermes composant ce comble, compris celles appliquées au mur, soutenues par le grand cintre s'élevant sur le diamètre du demi-cercle.
La fig. 4 est un fragment de plan montrant la distribution des poteaux et de l'enrayure sur lesquels les fermes prennent naissance.
La fig. 5 est la projection horizontale de deux fermes f, g, pour montrer leurs liaisons par le moyen des liernes m, m', m, et leurs assemblages dans les poinçons k.
La fig. 6 représente les croix de Saint- André qui s'assemblent dans les moises A, pour les maintenir dans leur position. Ces croix de Saint-André sont projetées sur les faces développées d'une pyramide , inscrite dans un cône dont la surface conique aurait la ligne s y pour génératrice, et la verticale, passant par le centre de la salle, pour axe.
La fig. 7 est un fragment du développement de la surface cylindrique de la lanterne sur laquelle les poinçons k sont projetés, ainsi que les faîtages u et sousfaltages circulaires *, et les croix de Saiut-André s qui entretiennent la stabilité de cet assemblage.
La fig. 8 est un des arbalétriers f ou g, vu sur une de ses faces.
La fig. 9 est une lierne m' vue sur ses faces.
Le comble était couvert en ardoises sur un lattis en planches posées de
(i) Oo n'a point marqué sur le plan, fig. i, la distribution des banquette» circulaires. Ou sW coule nié d'y projeter la forme de l'ouverture de la lanterne qui donne accès au jour. Le fauteuil du président était au milieu de la niche, faisant face aux banquette».
dans toute leur longueur, qui eût toute la solidité nécessaire, autant d'élégance que celle de Philibert de Lorme, et qui n'exigeât pas une consommation de bois aussi considérable. Celle que je conçus satisfit à toutes ces conditions, même au delà démon attente, et je la proposai en 1819 ; mais ce ne fut qu'en 1825 que j'obtins l'autorisation d'en faire l'essai à Marac, près Bayonne, sur un hangar de 20 mètres de largeur et de 87 de longueur. Le succès de cette première charpente a déterminé à l'exécuter en 1826 sur le manège de Libourne pour lequel je Pavais originairement proposée. Depuis, elle a été adoptée par le comité des fortifications, pour les manèges dépendants du service militaire; il en a été exécuté à l'école de cavalerie de Saomur, à Poitiers, à Aire, à Metz, etc.
La Société pour l'encouragement de l'industrie nationale a aussi donné son approbation à ce système, sur un rapport qui lui a été fait par M. Vallot, ingénieur en chef des ponts et chaussées, au nom de son comité des arts mécaniques (1).
L'exécution de mon système d'arcs ne présente rien de difficile qui, soit aadessus de la capacité d'un charpentier ordinaire; le travail en esl beaucoup plus facile que celui des hémicycles en planches. Il ne s'y trouve que des pièces droites. Tous les assemblages des charpentes dans lesquelles entrent ces arcs, sont faits par entailles, sans aucun tenon ni mortaise, si ce n'est an faîtage, comme dans toutes les autres charpentes. Enfin, les procédés de construction et de levage sont si simples qu'une domaine d'ouvriers, parmi lesquels se trouvaient les deux tiers de simples manœuvres, a toujours suffi pour construire el mettre au levage deux fermes par semaine, aux charpentes de Marac et de Libourne , et même le levage des fermes a été plus prompt à Libourne qu'à Marac.
On a couslruit des charpentes avec de gros arcs ou cintres formés de plusieurs pièces superposées. Mais ces pièces ont de forts équarrissages; elles sont en général très-courtes; leur réunion est faite à crans et leur courbure esl donnée a la hache ou au feu. Ces sortes de cintres, originairement employés poar des ponts, ont été introduits par Kraiït au sujet des perfectionnements qu'il proposait pour diverses charpentes, notamment pour celle du projet de manège de Moscou, et celle de la salle d'exercice de la môme ville, dont nous avons donné les dessins, pi. 95 et 94. Mais il leur conservait toute leur pesanteur et leur graude poussée. Les cintres du cuvelage des arches du pont aux Fruits de Melun ont quelque rapport avec mes arcs (â); mais ils en diffèrent essentiellement par leur diamètre qui n'est que de 6 mètres et demi ; par leur objet, et surtout par les procédés employés pour les courber, les bois ayant clé préalablement amollis par l'action <fr
(i) Ce rapport es>l insère dans le Bullclin île la .Société d'encouragement pour l'industrie nationale du mois de mars 1 83 1 , avec une planche .
[i) INous donnons un tlcuin d«* ce cuv; lage, fig. 17 de la planche i4'-