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CHAPITRE XI

gés. I<cs Ktcs (ic ces pointet ne sont pas aussi grosses qae celles des clous urdinaircs; on ks lait entrer dans le bois, on tes chasse même plus prufond^menl que le parement du plandier, avec un poinçon ou ehaase-poi'nle en acier, sur lequel on frappe avec un marteau : on rein|ilil les trous qu'elles laissent avec du mastic. Les clous désignas BOUS le nom de clous à parquel sont préréraMcs. t.a léte d'an clou A parquet est oblongue . sa largeur est égale â l'épaisseur de U lame du clou ; dans l'autre sens elle a autant d'étendue que la iite ronde du clou de plancher. On a soin de chasser le clou à parquet de façon qae sa tête croise le fil du bois ; d'un coup de marteau ou la noie dans l'ép^iisscur de la planche , ce qu'on ne peut Taire avec les larges têtes rondes des clous de planchers ordinaires.

On peut, n l'endroit où chaque clou doit élre planlé, faire avec un ciseau une petite mortaise carrée , de quelques lignes de profondeur , pour y loger sa têle. On bouche ensuite chaque mortaise avec une petite pièce de bois, bien ajustc^e et collée, qu'on y fait entrer de force.

On peut aussi attacher les planches avec des vis à bois , à létes fraisées , qui allleurent le plancher ; mais celte mélbode ne permet pas d'aplanir li totalité de la surface des planches avec le rabot. 11 est préférable de se servir de vis dont les létes sont plates ; on les loge dans l'épaisseur des planches , dans des trous cylindriques forés de quelques lignes de profoudeur arec une mèche anglaise, fig. 36, pi. 1, qui fait le fond do trou plan et parallèle au parement , pour recevoir la base de la tête de vis. Ces trous ont 8 i 10 millimètres de diamètre ; les trous qui servent de passage aux tiges tin vis, ainsi que ceui qui préparent leur entrée dans les solives, sont percés avec de petites mèches ou des vrilles. Lorsque les planches sont posées, et les vis serrées â fond , on remplit les trous dans lesquels leurs têtes sont logées, avec des bouchons pris dans dos cylindres tournés i bois de travers. On place ces bouchons de façon que le fil de leur bois soit dans la même direction que celui dis planches, pour que le retrait, s'il y en a, soit le même. On les colle et on les chasse à coups de marteau . puis on les coupe au ras des planches : le rabot les aplanit en même temps qu'on polit la surface du plancher. Celte méthode est principalement en usa^-e pour les planchers en bois de chêne.

Lei fig. &, 6, 8, de la pi. âl représentent diverses manières de Joindre les planches longitudinalement, et nous avons indiqué, par une coupe, fig. 10, même planche, une manière de diipCMi "• Icr.

guettes , pour cacher les clans ou let vis i ra^iTt Di LU cHAariiiTtaïK. t. i.

soliyes; de façon que chaque filanclie q«e Ton pose cftcfae k» dm* les vis qui atlachenl la planche posée avant «lie. Cette méthode cM toii* bonne; elle fait de très-bel oaTrafe , et très-solide , tnrUmî ponr kipb> chers en frises étroites : on petit remployer aussi poor ceox en jMMi» Aagrie et en ftmgèren^ comme nous Pavons supposé peur une partie deii^M de ces deex sortes de planchers de pied, pi. SI.

On partage souvent le plancher de pied d*uii appertement en dlftahi parties encadrées par des frises ; on remplit les csompartimeiita qae Im forme ainsi , par différentes combinaisons , dans lesqvelf ee les liaiics pci* vent prendre diverses positions ; on les remplit aatti par des awfhlip en point de Hongrie ou en fémgèree.

On compose quelquefois les aires des planchers en bols de diflfcBifci espèces, dont on combine la direction des fibres et les conlearsdedîfa» manières. On peut aussi , en n'employant qu'ene seule espèce ds bM, disposer les ais m planchettes de façon que , mène dens les coedwisons les plus simples, les Gbres du bois se trouveol dirigées dans dilieai différents, qui produisent une variété d*aspects propre à décorer les fiaichers.

ff oes ne décrirons point les pUmehen de pied en pmrqn^i, q«î so«t eoaps> ses de la réunion de grandes feuilles d'assemblage « en bois d«rs, plain moins variées et compliquées, qu^on attache sur des lambourdes , entre la frises des principaux compartiments d*Hn plancher; ce genre de travail état spécialement du ressort de la menuiserie.

Les planchers de pied, en s*étendant au-dessus de la charpente des planchers , pour en former les aires , ne couvrent que les faces supérieures des solives. Quelquefois on laisse leurs trois autres faces apparentes; mais, k plus souvent, on fait, en dessous de la charpente du plancher, une aire qic Ton nomme plafond, et qui forme la paroi sepérienre des appartements dliibitation.

En 0y fig. â'et 3, sont les coupes d*un plafond composé de plaocks minces, assemblées longitudinalement è rainures et languettes, et clouées, avec des pointes , sur la face inférieure des solives. Ces plafonds sont noames iillis, parce qu'on les faisait ordinairement en peupiter, et de préférence en tilleul', pour qu'ils fussent plus légers, avant que Tvsage do sipin fût répande comme il Test aujourd'hui. Quelquefois, sur on des bords de chaque feuille du tilliy et sur l'aréte qui doit être en parement , on ^t une moulure en forme de talon ou de baguette y poor décorer le joint « cacher ses irrégularités. On peut faire les tUti$ en feuilles étroites , cooiiDe

CnAPITRE XI. S7l

kl ptnnches dts planchers en Trises. Ils »onl pins f^nliilcs. Ordinairemcnl Im plafonds en lillli sont peints i l'haile, comme les autres boiseries des ■p)>arleraents.

Dans qoclqoes pays , on pr^rèrc ne point étendre te tiUt sons toutes les •olives, et l'on se contente de rcmpKr leurs intervaltes par des planches, qu'on leur assemble h rainures et languettes, comme la Agnrc tS les représente, par une coupe verticale, perpendicnlaire à In longueur des ■olives, a.

b est le pUiicher de pied , ou aire supérieure; e sont les petites planches qui romienl le pLifoiid ; lorsque ces planchettes ont leur GI perpendiculaire i celui des solives, l'ouvrage est plus solide. On peut leur Taire afilcnrer les faces ioférieurcs des solives . comme dans la Gg. 13, pour faire un plafond uni, ou les aisembleretj retraite. Dans le premier cas, les languettes se trouvent conliguês aux faces siipéricures des planchettes; i) en résulte quelesjointsinférieurspeuvent s'ouvrir, par l'effet du dessèchement des bois des solives. Dans le spcond cas. les languetles sont contiguês au parement inférieur des planchettes, et tl ne peut y avoir au plafond apparence de l'ouverture des joints.

On décorait autrefois les pl.ifonds des appartements , par des compirtiinenls formés en partie par les solives ; on les enrichissait de sculptures et de peintures. Ces sortes de plafonds sont encore en usAge dans quelques localités où l'on manque de plâtre et de muyen d'y suppléer. Nous avons représenté, ligure 9 , planche SI , un plancher de celle sorte , vu par son dessous , c'est-à-dire pnr le plafond. La ligure 10 est une coupe de ce plancher, par un plan vertical, sur la ligne -4 B, de la figure 9. I.a figure 1 1 est une autre coupe , par un plan vertical perpendiculaire au premier, sur la ligne C D.

a et b, solives du plancher; c, planches du plancher supérieur, clouées sur les solives et assemblées à rainures et languettes : ce plancher pourrait être double; d, étrésillons assemblés, à tenons et mortaises, dans les solives, pour former les compartiments du plafond. Les planches e, du fond des caissons , sont assemblées à languettes , dans tes rainures ouvertes sur les faces verticales des solives et des étrésillons formant les encadrements. En ir, en x c' en s, les solives sont entaillées en dessous pour recevoir lea planches de fond des caissons, qui s'cleniJcnL sous cet solives. Dint II Hg. 10; les planches e sont coupées suivant le fli de leur boil. I perpendiculaire à celui des solives ; ou voit les i languettes de leurs Imuls nver ces sulives. Iï?na la lig

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ches sont coopées perpcndicalairement i leor fil , qui est panllèie m étrésillons , et l'on voit les profils de leur assemblage à rainora cl higuettes, entre elles, et avec les mêmes étrésillons. Oo suppose, dus h fig. 9, que tous les caissons ont été décorés de peintures, et qoe néaiwoifli les joints sont légèrement apparents, par Teffet de la Télasté et du Wnà des planches sur leur largeur. Aujourd'hui, Y^ur éviter toute appareaoeëa joints des planches, on exécute les peintures sur des toiles tendues svréa châssis en bois, que Ton rapporte dans le fond des caissons et encadreimli préparés pour les recevoir.

L'intérieur des grands édifices est souvent décoré de plafonds artiidek eo k>ois, indépendants des planchers, et nommés ioffUeê. Nous eo doonerau quelques exemples à la fin du présent chapitre.

A Paris , et dans les contrées où le plâtre est abondant , les airei ëa planchers sont faites en maçonnerie. Les fig. 5 et 6 de la pi. SI représentent ce mode de construction. La fig. 6 est une coupe faite suivaoth ligne ^ ^, de la fig. 5 , par un plan vertical, perpendiculaire à la dinetion des solives, dans un plancher dont Taire supérieure est pavée, et ^ est plafonné en dessous. La fig. 5 est une autre coupe faite dans le mtee plancher par un second plan vertical , perpendiculaire au premier , et pissant au milieu de Tintervallç de deux solives , auxquelles il est parallâe, suivant la ligne D J? de la fig. 6. Nous ne donnerons poiot de projedi« horizontale de ce plancher, parce qu'elle ne présenterait que les nttangles ou les hexagones du carrelage , formant la surface de l'aire sopérieure.

a, solives ; b, lattis supérieur en lattes de bois de chêne clouées sur les solives, presque jointivcs, perpendiculairement à leur diredioo, et en liaison; c, aire en plâtras, ou en menues pierres légères, maçosnées sur le lattis; d, carrelage maçonné en plâtre, et composé de carrean de terre cuite, hexagonaux ou rectangulaires, ou de pierres plates de deux couleurs, suivant les usages du pays et la destination des appa^(^ ments; e, lattis inférieur, également en lattes de bois de chêne clouées à plat sous les solives, et perpendiculairement à leur longueur; f, honrdages en augets, faits en plâtre entre les solives, au-dessus du lattis inférieur; g, plafond en plâtre, qui se soude au plâtre du hourdage par ks joints laissés entre les lattes.

Le hourdage en auget a pour objet d*assourdir les planchers , et de ks rendre imperméables aux odeurs désagréables qui pourraient les traverser. On les emploie surtout pour les planchers établis au-dessus des cuisines el

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