CHAPITRE
«n pied sur rari-ic sapcrieurc qai se trouve de son côté; et toos deux .-igissent ninsi en nrc -houtanl In pièce, et la lieniicnt liam uni: immobilité I>3rraJte.
Une pièce de bois qnc l'on veut sder traiiivcnalemenl doit être clatilic de niveau sur an nombre de ehanlJers suffisant , pour que les parties séparées par la Rcie restent à leur place ; aulrcmenl , si la pfk'e O^chissait dans l'endroit où li scie est appliquée, lorsque le trnil a atteint une grande partie de sa profondcar . les bnrds supérieurs du trait . cii se rapprucbanl , serreraient tellement la lame de la scie . qu'il ne serait plus possible do la Taire agir. Si, au contraire, une des extrémités Oécliissait lorsque le Irait de scie approche de sa fin, la pr^cc pourrait se rompre avant que In scie l'eût Iraver^. II y aurait alors déchirement dans la portion du bois qui aurait dQ être scié, et par conséquent vice dans le travail.
lorsque la scie ne doit pas traverser entièrement l'épaisseur d'une pièce de bois, il faut avoir soin de tourner cette pièce de telle sorte, que la ligne qui limite la profondeur i laquelle le trait de scie doit s'arrêter, soit bien boriiontale, et que les points qui marquent cette profondeur soient bien visibles, afin que les ouvriers ne les dépassent point.
Fig. 19, Dents de la scie de charpentier sur une échelle double. Elles sont isocèles, c'est-Â-dirc que leurs deux tailles sont de même inclinaison, par rapport k la longueur de la lame. Ainsi, par exemple, pour une dent a, les deux tailles placées sur les directions a b, a e font, avec le dos d g, des angles a b d,ae e, égaux. Cette disposition est indispensable pour une scie qui doit agir également dans les deux sens de son mouvement de va-etvient. Ces dents ont S à 6 lignes de longueur, et à peu près autant de dislance entre leurs pointes ; l'angle qu'elles présentent peut varier entre 60 et 30 degrés. Au delà de 60 degrés, elles ne coupent pas suffisamment, et sous un angle moindre que 30 degrés, elles n'ont pas assez de solidité et &'émouS3ent Irès-promplemenl.
I.e Charpentier lait quelquefois usage de la scie du menuisier, qui est construite absolument de la mémo manière que la sciu de charpentier, mais qui est plus petite dans toutes ses parties , la lame n'ayant qu'environ i pieds de longueur. I,e charpentier, comme le menuisier , la fait mouvoir seul, sans l'aide d'un compagnon, et il lui donne le mouvement de va-et-vient de la main droite, appliquée à l'un des uionlanls, entre la lame et la traverse, tandis que l'autre main est posée sur la pièce de buis, pour !t H stabiUlc, et donner en même temps un point d'iippui au corps, jtcendfliro la ^cie avec plus dejiisie.s<ie.
Pendant qne Tonyrier fait agir la scie, il a soin de la maintenir exactement dans le plan de la coupe qu*il veut faire, par la position de son poignet, ce qni ne présente aucune difficulté, tu la légèreté de cette scie.
La scie de menuisier n*étant mue que par une main, on ne peut la faire couper qu'en poussant; il n*est par conséquent point nécessaire que ks dents coupent dans les deux sens du mouvement, et Ton profite de cette circonstance pour augmenter la puissance du tranchant en inclinant leun tailles, de sorte que, dans le mouvement de va-et-vient , elles coupent lorsqu'on pousse la scie, et elles ne coupent point lorsqu'on la retire.
Fig. 13. Dents d'une scie de menuisier dans la même propiortion que la fig. 1S. Les deux tailles sont inclinées du même côté, par rapporta la longueur de la lame. Ainsi, la taille antérieure a b d'une dent a, fait, avec la ligne dCf un angle abdyud peu plus petit qu'un angle droit, tandis que b taille postérieure, dirigée suivante c, fait un angle d^environ 45 degrés; de façon que l'angle saillant ^ a c de la dent est un peu plus petit que 4K degrés. 11 est entendu que, dans cette disposition , le bout d de la lame serait attaché au montant a c, fig. 11, et l'autre e, au montant b d, auquel la nuio de l'ouvrier serait appliquée.
La scie que nous venons de décrire ne peut faire qu'une coupe plane et dont la profondeur est limitée par la distance de la lame à la trar^^. Il peut cependant arriver que l'on ait besoin de contourner le trait de scie, suivant une certaine courbure, pour former des parties cintrées, coo- . caves ou convexes, ou que la scie ait à parcourir un trayet plus grand que la distance de la lame à la traverse; on a recours à des scies à chantourner montées d'une autre manière pour satisfaire à ces différents liesoins.
Fig. 14. Détails relatifs à la scie à chantourner» Cette scie est contenue dsfns une monture semblable à celle de la scie de menuisier, qui est ellemême construite comme celle de la fig. 12, avec cette seule différenceque la lame à chantourner n'est pas attachée immédiatement aux montants ae,bd; elle est fixée, par deux rivures à chaque bout, dans la fente d'une cheville cylindrique, qui traverse chaque montant et peut y tourner, librement. On s est borné, dans la fig. 14, à présenter les parties inférieures des montants a c, b J, pour faire voir comment la lame et les chevilles sont disposées. Dii côlé a, la cheville porte une tête qui s'appuie sur la face extérieure du montant a c; du côté by la cheville se termine par un manche à, dont l'embase porte aussi contre la face extérieure du montant 6 tf. Le manche de celle cheville sert à faire tourner la lame, la cheTille a pemet
CHAPITHE I.
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à l'antro lioul de tourner aussi pour que la lame conserve sa forme plane. On place de préférence dans la cheville b le bout de la scie, qui répond aux (ailles postérieures des denU; son manche sert alun à Taire distinguer proRiplement par quel montant la scie duil élre tenue, pour que ses dénis taillées, comme dans la lig. 13, puissent agir et) poussant.
Pour que les montants ne soient point affaiblis par les tro<is qu'on y pra tique pour le passage des chevilles, on y fait dus renQemeots arrondis eylindriquemenl, et l'on éiéglt au-dessus les montants par de petits chanfreins sur les arêtes.
Lorsqu'on se sert de la scie à chantourner pour scier suivant une ligne courbe, on incline In lame par rapport h la monture, aGti que cette monture reste libre sur le c6té en detiors du bois.
l.a lame de la scie i chantourner doit être étroite et avoir la plus large voie qu'il soit possible de lui donner, aGtt que le trait de scie , étant Tort ouvert, la lame puisse tourner pour suivre telle courbure que le travail exige.
On voit que la disposition de celle scie donne le moyen de faire une levée de toute la longueur d'une pièce de bois, pourvu que l'épaisscuf de celte levéesoitmoindrequela distance de la lame delà scie à la traverse. lorsqu'il s'agit de faire une levée, on tourne la lame de façon que son plan soit perpendiculaire â celui de sa moulure.
Fig. 15. Paêse-partout. Celle scie est représentée par dcu» projections, l'une verticale, l'autre horizontale. Elle sert à scier les grosses pièces, que la scie ordinaire ne peut traverser; elle sert aussi, à cause de la rapidité de son travail, pour le débit des gros bois à la forêt. Elle esl composée d'uue lame 6 J un peu plus épaisse que celle des autres scies , son dos est uni et droit; le cùté sur Icqutl les dents sont taillées esl arrondi en arc de cercle 6 a (/. Celle lame porte, !i chaque cilrêmilé, unu douille qui reçoit un manche cylindrique , arrondi par le buul supérieur, et qui pose par une embase sur le bord de la douille qu'il traverse. Les axes de ces manches bm, dn, sont parallèles et compris dans le plan du milieu de l'épaisseur de la lame. La scie paiie-partout est mue par deux hommes qui appliquent chacun leurs doux mains à l'un des manches. Ils sont placés de façon que la pièce de bois à scitr, portée sur des chantiers , esl entre eux ; ils ne lui font point face complètement , ils sont placés, au contraire, un peu de cAté, ayanl le flanc gauche le plus près de la pièce , le pied gauche un peu avancé aussi vers la pièce , a&a i i l'étendue du leurs
bras, et que la scie puîsst *W|roitt ou put-
cbés en ayant, suivant la haaleur à laquelle la scie doit agir. lis impriment le mouvement de va-et-vient à la lame , en roainlenant ses faces, ainsi que ses manches , dans une position verticale. La forme amondie de sa partie garnie de dents fait qu'il est asseï difficile de ne pas lui donner un petit mouvement de balancement dans la direction de sa longueur ; mais il faut tâcher de la maintenir le plus possible horizontale.
La forme en arc de cercle que Ton donne an tranchant de cette scie n*est pas nécessaire pour qu'elle fasse plus de travail ; elle est principalement motivée par cette considération, que dans le mouvement de va-et-vient, les dents du milieu de la scie travaillent incomparablement plus qœ lesaatres, parce qu'elles parcourent toute l'épaisseur de la pièce sur laqaelle la scie agit, tandis que celles des extrémités n*en parcourent qu'une partie. Il en résulte que les dents du milieu s'usent plus vile, qu'il faut les aflSler plus souvent , et , par suite , approfondir leurs entailles, ce qui ne .peut se (aire qu'aux dépens de la largeur de la lame. Si donc on ne donnait pas i cette lame une plus grande largeur dans son milieu , son tranchant deviendrait bientôt creus, et elle serait promptement hors de service.
Fig. 16. Dents du passe-partout sur une échelle double. Ce genre de scie étant destiné à scier les plus grosses pièces, leurs dents ont nn grand trajet à faire avant de rejeter les copeaux qu'elles enlèvent dans le irait de scie, il faut entre elles une assez grande capacité pour contenir la sciure. Les dents seraient trop longues si, en satisfaisant à cette condition, elles étaient conUguës; on ne leur donne donc que huit à dix lignes de longueur; on les écarte d'un peu plus du double, et le fond deTentaille qui les sépare, est droit. Elles sont d'ailleurs isocèles comme celles de la 6g. 19, pour couper dans les deux sens, et l'angle de leurs pointes est compris entre trente et soixante degrés.
Fig. 17. Disposition que l'on donne souvent aux dents du passe-partout. Chaque dent est double, une moitié coupe le bois en marchant dans un sens, l'autre moitié le coupe dans l'autre. Elles sont formées de deux tailles verticales et de deux tailles inclinées qui font l'office de biseaux. Il résulte de cette disposition que les tranchants, sans être plus aigus que dans la figure précédente , sont mieux situés pour couper le bois. Les espaces rectangulaires compris entre les tailles verticales, et qui séparent ces doubles dents, reçoivent les copeaux, et ont une étendue suffisante en largeur et en profou* deur pour les contenir jusqu'à ce qu'ils soient rejetés hors du Irait de icit. Quant aux entailles qui sont entre les deux pointes d'une même dent, elles n'ont pas besoin de prorondeur , puisqu'il ne peut s'y amasser de lefiiM;