CHAPITRE I. ;i
elles u'ont d'autre objet que de Tonner les biteaDs des deux Iranehauls comme ceux des bédanes. Celte manièro de tailler les dénis d'ua passe-pariout fait qu'il peut produire plus de IraTatI ; mais d'un autre c6té, ces sortes de dénis i deux luillanl^ soûl fort fragiles et dilfîciles à adiler.
Fig. 18, Scie de long. Cet outil est représenta par trois projections ; dans la principale, il est projelo sur un plan vertical parallèle à son châssis. Sur la droite il est représenlé de profil, et au bas de la Qgnre il est en projection liurizonlale.
ac, bu, montant» «n boii da châssis.
ai, ed, iraeerêM en boli on tommier». lis sont quelquefois cialrés exlériettrenienl pour leur donner plus de force.
Les montants s'assemblent dans les mortaises des traverses à tenons passants. Des clefs carrées, en forme de coins, passent dans de petites mortaises percées dans les parties des tenons qui excèdent les traverses. Elles servent à fixer l'assemblage ; ou les serre à petits coups de marteau.
e , poi^ée eupérieure ouchecreUe.
f, poignée inférieure ou renard.
Le châssis de la scie, représenté dans la figure 18, a environ quatre pieds dix pouces de hauteur sur deux pieds de largeur dans œuvre. On en a de plni grinds pour les pièces de bois d'un ëqaarrissago extraordinaire. Les deux poignées sont formées chacune d'un cylindre de bois de grosseur suffisante pour être saisi par les mains. Elles sont parallèles aux traverses et sont fixées, chacune par deux petits bâions ; celle supérieure e sur le dessus de la traverse supérieure, et celle inférieure /"sur la face de U traverse inférieure, qui est du même cAtè que te dos de la lame de ta scie,
g , latne de la icie attachée au châssis de manière à pouvoir être montée, lendae, et démontée suivant les besoins du travail. Elle est posécavec soin, elle occupe exactement le milieu du châssis, elle est parallèle aux montants, et SCS faces sont exactement perpendiculaires au plan du châssis , el par conséquent aux axes des cylindres e, f qui servent de poignées.
h, èquier êupèrieur 0). C'est une boucle carrée en fer, dans laquelle passe la traverse supérieure. Celte boucle se place avant d'assembler le châssis. Elle porte sur une cale en bois , afin de ne point user le dessus de Il traverse.
7d TRAITÉ DE L*ART SE LÀ CHARPENTKRIE.
La partie inférieare de cette boacle, qoi se trooTe tooroée da côté de l*intérieur da châssis, est partagée par a ne fente , de foçon qu*elle est comme double ; la lame de la scie passe dans cette fente, et s*y troaye retenae par (leox goapilles en fer qui la traversent. Ces deux goupilles portent dans le bas de la boucle sur sa paroi intérieure.
t, équier inférieur. Cest une autre boucle carrée en fer, dans Uqueile passe la traverse inférieare. Cette boucle est placée aassi avant d*assembler le châssis. Elle est posée en sens inverse de celle de la traverse supérieure; sa fente reçoit Textrémité inférieare de la lame de la scie qui s*y trouve fixée par deux autres goupilles en fer , comme pour sa partie sapérieure.
Ir, vis de pression pour tendre la lame de la scie. Elle est engagée dans un écrou taraudé dans Téquier. Une cale en bois dur reçoit immédiatement l'effort de la pression , afin que la traverse da châssis ne soit point déchirée par le bout de la vis.
Fig. 19. Détail d*une boite en bois pour remplacer aa besoin les équiers en fer de la scie de long.
edf traverse du châssis de la scie.
h, botte en bois d*ane seule pièce.
g, lame de la scie fixée par deux goapilles en fer dans la fente de la botte A.
k, coin servant à tendre la lame de la scie. La botte da haat et celle du bas sont égales , et leurs coins servent haut et bas à tendre la lame de la scie.
Fig. 20. Fragment de la partie sapérieure de la lame de scie de long sur une échelle double pour montrer une des formes qa*on donne aux dents.
Fig. 21. Autre fragment de la partie supérieure d'une lame de scie de long sur une échelle également double , présentant une autre forme de (lents.
Lorsque la scie de long fonctionne , son châssis est presque vertical ; elle est mue par deux ou trois hommes , et elle ne scie qu'en descendant ; les (lents sont, dans Tune et Tautre figure , disposées pour ne couper que dans ce sens.
La forme représentée, fig. 18, 19, 20 et 22, est employée pour les bois tendres, tels que le sapin, le pin, le peuplier; celle de la fig. 21 convicot mieux pour les bois durs, tels que le chêne, le frêne, Torme, etc.
Les dents des scies de long doivent être couchées, quelle que soit la na-