‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 113 sur 159 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

La flg. 13 est uno coupe do la mCinc puulre, »ur luquHIc on a marqué les lolives o> , m, qui tloi¥eiil porter le plaoclier ilu pieil , el les buala (1(« •oliTfaui n, n, destinés i poricr le pUronil. M. Constaiil d'Yvri a i-iiiployi^. au travaux du l'aluisUoyal , et U. Fontaine, à ccui du vieux Louvre , des poulrcs armées de ce genre.

1â* Poutrvs d'attembtage.

Ijtirsque les buis n'oul pas asst^t de langueur pour Allcindre les deux murs qui doivent soutenir les poutres d'un plancher, qu'un «L-ut cependant éteblir d'une seule portée, on construit des puutres d'assemblage.

Deux pièces jointes el cnlignécs bout à bout, au inojen du l'une des «nies borixontales que nous avons di-cnlcs au paragraphe 4 du chap. VIII , page 377, peuvent l'ormer une poutre ^ uéanniuins ces entes n'ont en général de force qu'en tirant, et il ne serait pas prudent de leur foire supporter l'efforl produit par le poids d'un plancher et de sa charge . sans les fortifier par quelques pièces auxiliaires , ou leur procurer quelque poiut d'appui. Nous avons parlé des soutiens qu'on peut établir en dessous di-s planchers, nous trouverons des exemples de ceut qu'on peut tirer par suspension des parties de la charpente supérieure, dans les construclions des combles.

En combinant les entes avec les divers assemblaiscs d'armatures que nous avons décrits dans les paragrapltes précédents, on cocnpuie des poutres dont la portée peut titre, sinon sans limite, au moins d'une trés-graudc èti-nduc. La l!g. S, pi. 37, est un exemple des plus simples de ce genre do construction, pour une poutre d'environ 10 mètres (30 pied«t do portée; Il lig. 7 est une coupe par un plan vcrLiinl perpendiculaire i la longueur de la poutre qui a, sur la (ig. 6, la ligne Q R pour trace. I.a partie principale de cette poutre, ou sa méchc a, est composée de deux pièces, de nième équarrissage et de tongueurs «égales, entées sur le milieu de la portée de la poutre par un Irait de Jupiter qui a pour objet de résisli:r à l'effort de traction que les libres peuvent éprouver par l'effet de la courbure que la pesanteur du plancher el de ce qu'il aura à supporter doit lui Taire prendre. Quelque bien exécuté que soit le Irait de Jupiter, il réduit tellement le nombre des libres â l'endroit des joints , que la résistance & Ter* fort de traction ne peut pas être évaluée à moitié de celle que présenterait I une pièce d'un seul morceau. l'our restituer à la mècliu la l'orce qui est dé- I truite par l'effet du joint , on ajoute en dessous une pièce de bois b qui est assemblée de chaque cMé par des eiidcnls serrés avec des coins de lioix

406 TRAITÉ DE VkKT D£ LA CHARPENTERIE.

dur 0. Cette pièce, en agrafant les deox pièces m, est chargée de la làkte è la majeure partie de rcfibrt de traction, et , par cooféqaeot, eDe iiili|i Fasseroblagc à trait de Jupiter. Au-dessus de la mèche m a, trois yièos d, d, d, également entées à trait de Jupiter, fcMrmeot une fbarrveii|è> rîeure qui lui est jointe par des endents serrés avec des coins e. Cette fi» rurea pour objet de résister à Teffort de contraction qui est exercé svla fibres supérieures de la poutre. Les pièces qui la composent se joindiiial à plat joint qu'elles ne rempliraient pas moins bien leur office. Les traitiè Jupiter n'ont ici l'avantage que de lier ces trois parties de la foumnepia résister aux oscillations verticales que diverses causes, telles que deii^ lentes secousses, peuvent imprimer à la poutre par Teffet de TélasticiléÉ bois. I^ mècbe, la fourrure et le renfort, sont serrés par deux napk boulons verticaux.

La fig. 1, pi. 58, est une projection verticale d*une des poutres du phs* cher de la grande salle de Tbôlel de ville d'Amsterdam ; la fig. 8 es cS une projection horizontale , et la fig. 5 , une coupe par un plan vcrtiai perpendiculaire aux deux premières projections , suivant la ligne M JT. Cette poutre est composée de quatre poutres partielles m, formées cbaGV de deux pièces entées à queues d'hironde. Ces quatre poutres partielles wâ réunies et serrées par deux rangs de boulons verticaux , et deux raogi et boulons horizontaux, qui les traversent perpendiculairement; leurs jérii verticaux sont coupés en endentures dirigées comme les plans de joint de voussoirs d'une plate-bande en pierre. Les queues d'hironde sont distribuées symétriquement entre les quatre poutres partielles , de façon qv chacune des deux pièces qui composent la mèche , se trouve formée d'oae pièce dont la longueur est les deux tiers de la portée du plancher, et d'osé pièce dont la longueur n'est que le tiers. Les poutrelles qui forment la fov* rure sont à peu près égales en longueur à la largeur du plancher, si bies qu'il ne se trouve pas deux assemblages se correspondant à aucun poiotde la longueur totale de la poutre.

Les quatre poutres partielles serrées comme nous venons de le dire, renferment entre elles quatre soliveaux o, deux de chaque bout à partir du milieu de leur longueur. Ces soliveaux sont entièrement encastrés par moitié de chaque côté dans les épaisseur et largeur des poutres , et posés en décharge ; deux d'entre eux s'at)Oulent réciproquement an milieu de la longueur de la poutre. On en voit un par le bout dans la coope fig. 3.

Les queues d'hiroiulr qui forment les entes de la mècbe, c'est-à-dire des

CHM>ITBË XI.

deux poutres parlivlles inràrieures, n'ont i résister qu'i un raiblo effort do Inction, vu qu'elles ne sont point au milieu du la longueur de la poutre uù Btt le maximum do cet effort ; en second lieu, parce qu'elles sont coiisolfiMes en dessous par des bandes de fiT prises par les boulons, et entin parce que chaque joint à queue d'hironJe u'occupo que la moitié de l'Épaisseur ■' boriionlalc de la poutre. Nous avons fait remarquer ei-dcssus que les jonc- I lions supérieures n'ont â résister qu'à l'etTortde compression, et qu'au lieu d'entés, des joints à plat suffiraient.

La Og. 4 est une coupu dans le même sens et dans le même emplacement qiMcelledelalig. 3, sur laquelle on a ajouté les coupes des lambaurdcBr.r, qui portent les solives du plancher, afin qu'il occupe moins d'épaisicur. HOBs n'avons marque aucun ferrenienl , pour liier ces lambourdes i la poutre , parcu qu'il ne s'agit ici que de montrer leur position, qui est la même que dans la coupe fig. 14, pi. 34.

La Gg. B, pi. ô8. est une projection verticale, et la fig. 6, une projection boriiontale d'une des poutres de la grande salle du l'hOtel de ville de Haestricfat; la Dg. 7 est une coupe lerticale perpendiculaire suivant la mime ligne M N.

Le système d'assemblage est i pou prés le même que celui do la poutre d'Amsterdam, sinon que les pièces qui comiuscnt la fourrure f p sont enli- §aées à plat joint en r au lieu d'filre assemblées par des queues d'bironde inutiles, et qu'il n'y a de chaque cùté qu'un seul arbalétrier g eu décharge , encastré dans les poutres partielles, et assemblé en dessus et en dessous par de (ortes endcntures qui multiplient ses points d'appui.

1^ fig. 8, comme la Qg. 4, monlrc la position des lambourdes * ajaut |ioar objet de porttr les solives qui augmenteraient l'épaisseur du ptancbcr, si elles étaient posées au-dessus des poutres.

13' Fermes pour remplacer loë poutre».

Les armatures sont quelquefois établies fort au-dessus des poutres, el composent avec elles des espèces de fermes. Cette méthode est suivie lorsque l'objet principal des charpentes des planchers est de supporter des plafonds ou des soflites ; les armatures se trouvent sons les combles daiis des greniers qui no doivent pas être fréquentés. La lii;. 13, pi. 33 est nue armature de ce genre employée par M. Fontaine pour les poutres qui «ouliennent le plafond di^ h 'iullc dite de l'In'tilut. nu Louvre, a est la pou* h, b, sont deui urbolétncrs formant décharge, iilmutuiil par le k

de celte sorte, superposés aÛD de former des abris à PépreiifedehchÉ des bombes.

15** Planchers tanê 9olheê.

Ce plancher, dont 'le dessin est tiré da premier recueil de Irait, att exécuté à Amsterdam dans on atelier de décors ; il est carré, soq eMii 60 pieds de longueur. Notre fig. 3, pi. 36, est le plan d'une moitié fa plancher construit suivant le même système, dans une salle carrée fi n'aurait que 24 pieds de côté. La fig. 4 est une coape par on plan nM suivant la ligne j4 B du plan.

Ce plancher est formé de trois épaisseurs de planches de npiièl 18 lignes, qui sont assemblées dans chaque épaisseur à rainures et 1»! guettes et qui se croisent d'une épaisseur à Fautre ; dans les deoxfR>' mières épaisseurs a, b, elles sont dirigées comme les diagonales de U sa dans la troisième c, qui forme le plancher de pied, elles sont parallitai Tun des murs. Les planches de la seconde épaisseur sont clouées sur cdto de la première; les clous sont distribués à raison de deux par chacoBéB petits carrés formés par les projections des joints des planches qui se aé sent; ils sont placés dans les angles opposés, répondant aux diagoadi parallèles aux planches de la troisième épaisseur; les cloos qui atiadol cette troisième épaisseur sur les deux premières, sont placés sur les aotra diagonales des mômes carrés, perpendiculaires aux premières, de façci que les clous qui unissent deux épaisseurs ne peuvent pas être rencootm par ceux qui attachent la troisième. Les planches des trois épaisseurs, ({u sont chacune d'une seule pièce, d*un mur à Tautre (1) , sont toutes donêcs dans les quatre feuillures de 4 pouces 6 lignes, creusées en ligne droiie dans les quatre côtés d'un cours de lambourdes, d d d, qui forme reocidrement du plancher, et qui est porté par une retraite des murs. On adoonè au plancher un bombement d*une ligne par pied, ce qui répond à une flèche de trente lignes au milieu. La surface, soit du dessous soit du dessus de ce plancher, est du même genre que celle du dessous du plancher de la roaisoB de bois, Gg. 5, pi. 33, décrit page 389.

(i) Les planches posces sur les Jia{;onaIes, dans les deux premières épaisteurs du pt<ucber d'Amsterdam , ont 85 pieds do longueur : cHct sont le« plus loojpies.

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