CHAPITRE XI
[.es sofUlds sont du n?s«ort de tu menuiserie ; mais comme on in ioulienl les combinant avec les bots dei (ilanchRM, nu en les suspcndanl à ceux i combles , nous en ligurons, pi. 3fi, deux systèmes c|ui . pour n'être pus nusi snmplneux que ceux qne nous avons cités plus li.iul. ne sont pus motnn ires à r«irc connaître sdx charpenlicn commcnl leur art concourt à U ^nstrucUon des soffiles.
D^ji nous avons dccril an paragraphe S du présent chapitre, et pi. ô1, m plafond formé par la combinaison de divers élrésillons, avec des solives, lur distribuer des compartimcnls.
Les plafonds de ce genre peuvent devenir de véritables soDilcs, par reffcl I la profondeur de leurs caissons, le relief des sculptures et la richesse des peintures cl durures dont on peut les déeorcr.
La fig. 6, pi. ZG est la projection horizontale d'une partie des snllites de maison de bois de Hollande, dunl nous avons décrit un plancher, p. S89. fc droite de la ligne j* B on Toil le dessus de U construction ; à gauche de la tmc ligne , on voit en dessous les soflilcs qui forment te plafond d'une 'S grandes salles.
1^ fig. S est une coupe suivant les lignes C D E F G II, projetée sur
I sent plan vvriical. p.iralliilc aux lignes CD, E F, G H; fa Bg. 7 esl
■no autre coupe, par un plan vertical, suivant la ligne ^ B. Des poutres
'ollèles. composées chacune rJc dent pièces posées l'une au-dessus de
Tiulrc et boulonnées sont marquées a, a. Les sofliles fornicnl des caissons
tarrés et égaux rangés dans un sens entre ces ponlres, et jierpe ndi cul aire-
lent dans l'antre sens. Chaque caisson se compose d'un cncadremenl en
Bornicbc de deut épaisseurs de bois et d'un fond, b, b, sont des solives
U^gies en dessous . suivant le profil du larmier et des moulures inférieure*
la corniche; elles sont perpendiculaires aux poutres a, a, et s'jr assera-
Uent à tenons et mortaises; le tenon de chaque bout est réservé dans
moitié supérieure de l'épaisseur du la solive ; il n'a de largeur que
'Ile que lui permi'ttcnt les moulures, c, r, sont des solives ég.ilement
Élégies en dessous , en suivant le même prolll ; elles portent sur les pre-
niiéres par des tenons réservés dans le quart supérieur de leur épaisseur,
Bl qui sont reçus dans des eniaitles. Dans chaque caisson les quatre pièces
d'encadrement se joignent à onglets dans lus angles; leurs moulures se
[correspondent et elles foruiuul la première épaisseur de bois de la comiclie.
(Au-dessus Je ces quatre solives, quatre plateaux (/, tl, d, t. qui se joignent
j rg;ileriient à onglets dans les angles , pour les parties répuniUnl aux inou-
{ litres, l'i à mi-bois pour le reste, forment la eim.ii^e et In secondr i-|jaiss«ur
de bois de U corniche. En dessous de chaque soIÎTe b no soUfcn/ ajoolé à son épaisseur, pour affleurer le dessous des poutres s, tel quelles il s'assemble, comme U solive b, par on tenoo qui occupe ha de son épaisseur supérieure. liCS caissons compris enlre deux poatifsi séparés les uns des aulrcs par deux soliveaux qui figorent des friia) pendiculaircs el égales h celles formées par les dessous de ces aiéiMi| très. Les intenralles entre les soliveaux /'sont remplis par desaisf forment des renfoncements égaux à ceux des frises creusées soos loi très.
Les solives b, Cy les plateaux d, e, ainsi que les solÎTeaux /'sont Kése eux par des boulons verticaux. Au*dessus des corniches, de fortes p ches hy hy jointes à rainures et languettes, et clouées, composent les fi des caissons. Les cadres formés par les corniches ne sont retenus aBX| très que par les seuls tenons des solives b, b^ et des soliveaux /l LeI bois des tenons des solives by by n'est point coupé par les entailles qui r vent les tenons des pièces d, d, ce qui est fort essentiel pour la solidité premiers.
La flg. 11 est une coupe dans le sofiite de la salle des gardes do fi palais , i Turin ; cette coupe est faite par un plan vertical perpeodicil aux poutres a, a, elle passe aux tiers environ de la largeur d*UD ranj caissons. Ces soffîlcs présentent, quant à l'apparence et à la distribu intérieure des caissons , à peu près la môme combinaison que ceox d maison de bois dont nous venons de donner une description ; mais i diiïère par le mode de construction des caissons, et parce qu'ils sont pendus à la charpente, au lieu d'en faire partie.
by by Cy Cy sont des barres pendantes en bois de mémos équarrissa] les premières sont vues sur leur épaisseur, les secondes sur leur geur; elles sont clouées par couples, celles b , by sur les faces latérales poutres a, a, et celles c, c, sur les faces verticales des doubles rang: liernes d, d, qui sont fixées, par de grands clous ou des broches en sur les mêmes poutres. Une seconde coupe de ce plafond, par un vertical perpendiculaire à celui de la coupe représentée par la 6gt montrerait les poutres a ^ a, suivant leur longueur; les liernes dy d, raient vues p.ir leurs bouts, et leurs faces verticales écartées de debor dehors d'une distance égale à l'épaisseur de chaque poutre; elle ferait les barres pendantes 6, by comme on voit celles c, c, dans la fig. 11 celles-ci comme on voit les premières. I<a coupe des caissons serai même.
CUAPITRB XI. 4il
Deox coaples de barres pendantes b, b, embrassent on panneau en planoiies g, g, ci s*y fixent avec des broches en fer ou des boulons. Trois pan* Qeaux semblables répondent à la largeur des fonds de chaque rang de agissons, de même deux couples de barres pendantes c, c, écartées comme œllcs by by embrassent un panneau en planche i i pareil à ceux g g tl s*y fixent également par des broches ou des boulons. Trois de ces panneaux 1 1 i répondent de même à la largeur des fonds de chaque rang de caissons , dans Tautre sens. Les planches qui forment les côtés des trémies ou caisions sont clouées, celles h vues en coupe sur les bouts des panneaux g g, et œlles k ?ues de face sur les bouts des panneaux 1 1 1.
Les frises Cy e, fy f^ f, qui se joignent à onglets entre les angles de quatre eaissons coniigus , sont clouées les premières sous les panneaux g g, les secondes sous les panneaux t i i, L^intérieur de chaque trémie est re?6tu de Oioulures /, qui forment la corniche d'encadrement , comme nous les avons représentées, pour le caisson du milieu de la fig. 11, dont les planches m forment le fond.
On fait aussi des sofBtes courbes pour produire Tapparence des intradoê des Toutes en pierre, décorés de caissons, de compartiments et de peintures. Ces sortes de soffites résultent, de même que ceux que nous venons de décrire, de panneaux de menuiserie, ou de lambris courbes également en menuiserie, suspendus par des barres pendantes en bois ou en fer, aux bois de charpente des combles.
19<* Grosseur des bots.
Un plancher doit non-seulement supporter le poids des bois de sa propre charpente, avec ses hourdis, son plafond et son aire, les meubles, machines et marchandises qu*on peut y rassembler, ii faut en outre qu'il résiste avec roideur aux chocs multipliés et rudes que Texercice de certaines professions, ou de nombreuses réunions, occasionnent.
Bullet a indiqué, dans son jtrchiteciure, souvent réimprimée depuis 1691, les équarrissages qui satisfont à ces conditions, ils ont été réglés par la pratique et éprouvés par Fexpérience de la longue durée des planchers existant de son temps. Ils sont encore en usage dans les bâtiments ordinaires. Nous les avons réunis dans le tableau suivant. Les pièces doivent être posées de champ.
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