‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 118 sur 159 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

I frigmcnls (Je linrdoaitx, qui les bouchrnl cl reiiclrtil 1rs rnnvcrturi'i

plus cbiudps.

Od fabrique anisi ôes luilus arroiidies par le bas, lîg. S, el J«s luite»

termioées en pointe, fig. 7, qu'on fiie avrc leurs erocbets nu arec dct

doui, l'I qui sont d'un bon usage.

F Jadis . les tniles dtaient vernissées en dessus par l'application il*un email * comme celui de la polerie commune ; il y en aTail de diverses couleurs, au > mojen desquelles on formait des dessins sur les couvertures. On en voit F encore â l.évy, canton de Pont de l'Arche, sur une maison qui a appartenu A I la r«ine Blanche. Elles présentent, sur un fond vert . des carreaui rouges c( f Jawncs. Les tuiles vernissfe* sont beaucoup plus durables que celles qui

ne le sont point. L'eau ue les pénétre pas, elles ne se cnuvrcnt pas de

mousse, et Rondelet dit avoir tu des couvertures en tuiles vernissées qui

existaient sans avuir eu besoin de réparations depuis plusieurs siècles;

nais lenr prix , qui est â peu pr^ le duubic de celui des tuiles no» ver-

niisées , empêche qu'on en fasse usage. II est i désirer que l'industrie

troBVc un mciycn de les livrer à un prix peu différent de la valeur des

Utiles ordinaires.

Tuiles creuses. Le chAssis qui leur sert de moule est un trspèie ; elles

sunl courbées . lorsqu'elles sont encore molles, sur un mandrin conique;

elles n'ont point de crochet ; elles sont (ouïes égales et de même forme;

on les pose sur un pl.ineher dont la peule ne doit pas bire . avec l'boriion .

un angle plus grand que 36 degrés, pour qu'elles ne glissent poiat.

La fig. 9. pi. 40, est le détail d'une couverture eu tuiles creuser. A droite

est une cou|ic par un plan vertical. A gauche est une projection sur un plan

parallèle au loil ; au-dessous se trouve une coupe par un plan twrpcndicit-

Uire à celte projection, et saivant la ligne A B,

a, a. files de tuiles dont la conveniléest en dessous, formant des rigolea. dites cAanéef ou ehémeaux, pour conduire l'eau i l'égout du toit. Ces tuile* , MMt posées par rangs horisontaux ; le bout le plus large de cliacune est en ' haut par rappurt a la pente du toit, pour recevoir intérieurement le bout U \ plus étroit de la tuile du raug supérieur, qui la croise du cinquième environ <le sa longueur, l'our assurer la stabilité de ces tuiles, elles sont accotées par di^s fragments d'autres tuiles.

b, b, tuiles dont la convciilo est en dessus, et le bout étroit en haut ; elles forment les cAapetiii^rqni recouvrent les intervalles des rigoles.

Les toiles de la Tig-Bsont courbées suivant un arc d'environ ISO degrés. leurs surîacea sont coniqtics. Celles de la figure 10 stmt e our liées ei

d*ânc; leurs c6té9 forment des ailes planes, elles ont O^^IB de largeur iti bout, 0™,11 à Fautre. Cette sorte de tuile est employée dans les déplri^ ments de TOuest et dans les environs de Bordeaux , où on les fabriq» k mieux. La partie inférieure de la fig. 10 est une projection sor le phiià toit, pour montrer six de ces tuiles. Au-dessus est leur conpe soifaot li ligne C D. On les pose comme les précédentes sur on plancher; Fécaitement des rigoles est déterminé par la condition que les parties planes (to tuiles qui forment les chapeaux s*appliqaent dans toute rétendne des parties planes des tuiles formant les rigoles.

I^ies deux modèles de tuiles des flg. 9 et 10 s'emploient sor des plaackn dont les planches sont clouées horizontalement /dans le sens de leur longueur, sur les chevrons , et jointes à plat joint ou à rainures et langoeltoSt suivant Pusage auquel on destine Tintérieur des combles. Dans les d^pvf^ ments de POncst , les planches sont dirigées dans le sens de leur loogoev suivant la pente du toit, et clouées sur les pannes, sans intermédiaire da chevrons, comme la coupe fig. 12 les représente, a étant le plancher, n suivant son épaisseur, et h les pannes. Cette méthode , malgré la néoesaiê de rapprocher les pannes, présente une grande économie de bois, par Teftl de la suppression des chevrons.

Lorsqu'on n'a pas besoin que les toits soient bien clos, on fait encore aae économie de la moitié du bois du plancher,. en le construisant k claire-voie avec des lattes de sciage en sapin clouées de même sur les pannes soif anl la penle du toit.

La partie supérieure de la fig. 15 est la projection, sur un plan parallèk au toit , d'un lattis à claires-voies. Au-dessous de celte projection est dm coupe suivant la ligne J K,

a, a, pannes; b, b, laites clouées; c^ c^ tuiles creuses formant deux rigoles, ou chanées commencées. Ces tuiles sont posées dans les intervalles des lattes. Elles n*ont pas besoin d'être calées. Les tuiles de recouvreroenl ou chapeaux, qui ne sont point indiquées dans la figure, sont posées sur les chanées, comme dans les couvertures des fig. 9 et 10. Ces sortes de couverturcs s'emploient sur des magasins et des hangars ; elles sont aussi imperméables et aussi durables que les autres. Elles résistent trcs>bien à la ?io- Icnce des vents.

Pour maintenir les couvertures sur des planchers pleins, on maçonœ quelquefois les tuiles de trois en trois rangs. Sur les côtes maritimes, où le vent est violent , on préfère établir par-dessus la couverture posée à sec des guirlandes formées des mêmes tuiles creuses maçonnées , en les croisant

CHAPITBK XII. (:.:i

iiii' les tijnpcdux pHr»llùlcincnl aux rangs ilci tuiles, il'' façon rr|icMi(lani quu lu morlicr n'oLsirue \iai les rigoles; ces guirlandes sont placées Ot> 6 piiils en <i pieds, et plus acrrécs au besoin- Il suITu qu'un rang du tuiles, formant chapeau, soit inainlenu par uae guirtniidc. pour empêcher le vent de soulever cinq ou six rangs au-dcsMUS , cl garantir de son atletnic deux DU trois rangs au-dessDS.

Ttiict flamoHdfi, on panne*. Ces sortes tic tuiles sont courliées cii MU inverse sur lears deux bords manUnts parallèles; la Gg. S3 est une coupe faite perpendiculairement â un pan de toit suivant une de ses liorixonlnlcs. Nous y avons Gguré deut sortes de tuiles flamandes. Celles a, a, Mnt employées sur des planchers lursque les loits ont peu ilu pente. Celles de la forme b, b, conviennent aux toits dont la roîdcur uAcessile qu'elles soient accrochées aux lattes par un fort talon :r que chacune porte au dos. I.c milieu de ces tuiles doit être à peu prés plan pour mieux s'appliquer sur lo lattis. liCS rangs se recouvrent d'environ 3 pouces.

Lursque les tuiles flamandes ont peu de courbure, comme celles de la Qg. ââ, on est oblige de les soutenir en dessous par des liteaux cloués sur le plancher, pour assurer leur stabilité et empêcher leurs chanécs de se trop rolerer.

I.es tuiles flamandes de ce dernier modèle ne font pas de bonnes couvertures ; dans les grandes pluies elles laissent souvent l'eau se déverser dans les combles, h cause du peu de capacité do leurs chanécs. A la vérité, on fait dans ce cas les joints en mortier, mais ce moyen n'est pas toujours suflisant. Toutes les fois qu'on emploie un système de couverture dans lequel il y a des chanécs, il ne remplit complètement son objet qu'autant que les chances ont une capacité suffisante (lour que l'eau en y coulant, quelle que soit son abondance, ne s'élève jamais au-dessus de leurs bords, sans qu'il sott nécessaire de maçonner les joints.

Tuile* à robonU. La lig. 34 est une coupe comme celles des figures précédentes, qui représente les forines des tuiles à rebords et à recouvrement, essayées par AL Fiulcl , à Saint-Omer. On peut les poser sur un plancher pour les toits qui ont un peu de pente, ou les accrocher à des lattes en leur ajoutant un crochet, comme aux-luiics plates.

Ijilig. 19 est une autre coupe pour montrer la forme des mi lu A rebords inverses. La projection qui est au-dessous de cette coupe est faite sur un plan parallèle au pan du toit, elle montre l'arrangement des tuiles. Elle convient également aux coupes fig. H, 33 et 21.

Tuilet romaines. Les anciens avaient conservé â leurs tuiles en terre

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