‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 134 sur 159 · CHAPITRE XIII. 4m · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. 4m

tat jambe» du force pur 'les jatHbtlte» ou coittrc-flche» 1,1, qui ne sont que ponctuées sur la figurr, parce qu'on ne les emploie que lor&qn*ellrf \toat indispensables, vu que le plus souvent elles gênent la circulation I dans 1m greniers. On a parruis fail concourir la maçonnerie b la slabilttd de II position des jambes de Torce, en engageant leurs pieds et toute leur lipaisseur dans Tes murs h hauteur d'appui; mais quoique ee moyen soîl «n apparence assez efficace pour la siabililé, il est pernicicut pour la conservation de la charpente, vu que l'humidité que l'Ogout ilu toit entrelient Tréquemment dans le haut des mors pourrit rapidement les jambes de force.

On n'a point marqué snr la fig. 13, pi. 11, ni sur la fig. 1. pi. 43, les coupes des planchers des greniers, parce qu'ils ne sont pas toujours con- ■ tlniits de la mtinie manière par rapport A la charpente des combles. On établit ces planchera ou sur des solives parallèles au» tirants ( des fermes, qui portent dans les murs m, m; comme celles de la fig. 1 . pi. 33. ou bien on les établit par travées sur poutres, comme celles de la llg. â, même fdinche. Les tirants pourraient alors servir de puntrcs , pourvu qa'on leur donnât un ^oarrissage plus fort que celui marqua dans nos Tigures, où l'on 5up|Hisc qu'ils n'ont pas d'autre office i remplir que de retenir l'ikrariemcDt des arbalétriers et des jambes de force.

La première disposition dont nous venons de parler est en usage dans les contrées où le bUis de sapin est commun. Dans l'une ou l'autre disposition, il est toujours prudent de rendre les tirants indépi-ndanls, nfin que les oicil- Ulions des planchers, lorsqu'on agit dessus, ne se transmellenl [>oinl aux cumblei; vu que, comme nous l'avons déjà fait remarquer, la continuité dca oscillations détériore les assemblages.

La fig. i est la projection de In longue ferme tou»-fa(t« du même comble que la ferme transversale, lig. 1. Une pièce r, assemblée aui poinçons g, g, dans chaque travée, et numinéc tous- faite, est liée au fartage [lar une croii de Saint-indré v, v, dont lu [Kiids est reporté sur les (loinçons par les lieas>, >, qui sont assemblés dans les prolongements de ses bras. Cette combinaison des poinçons et des faites, avec des croix de Saînl-Andr^ et des aisseliers, a pour objet d'assurer l'iavartabiliié de la ferme nmt-f^tte ; elle soutient aussi le faite qui supporte un poids double de celui dont chaque panne est chargée.

Lorsque récartemont des fermes transversales est très-grand , uu lorsque le comble est exposé à drs coups de vent violents, qui feraient plier les couvertures, pour n'être point forcé d'employer des bois d'un èquarnssagc

CU.VPITit£ XIII, ett i (on masimitm au milifu d« )'#c«rlemenl dM terme» itransversalcs, clic Tait courber ks sablières cl cllu agil par suite sur les ' BMirs qui los supiHirtL'ut ci ilaus la inaçuiiiierii! desquels elles sont suuvunt oogsgées. La courbure des sablières et lu moUTcmcnl des mors dcvicnneitl Irès^onsiblcs, lorsque le lait a trop de pesanteur, ou que rtcarleutciil des fermes i-sl tnip grand , ou vuGu lorsque tes sablières sont trop Taiblt-s. surtout dans le sens de leur largeur horiioiitalc. ],e remède serait sans doute d'employer des sablières d'un èquarrissage beaucoup plus Ton, mais on ne doit pas comommer de gros bois pour Ect objet ; il est plus conTcnable de les coiisencr pour en Taire emploi dans les fermes. On a dii, en consi.^ qaence, chercher un autre rauyun de diminuer la poussée eicrcèe par les loits sur les sablières. Au-dessous de l'angle de AS degrés, la pression des dievruns sur les pannes occasionne un trottemcnt qui allénuc leur ]>oussèt; auf les sablières ; au-dessus du même angle, la même poussée est diuiînuL^! par TeOel de la décomposition de l'action exercée par les chevrons dans le sens de leur longueur; et, comme plusieurs raisuiia ont déurminé, ainsi que nous l'avons vu, page 4ST, à ue pas faire du tuil& un tuiles plates audeuous de l'angle de 4ti degrés , c'est par uiie inclinaison plus rapide qu'un s'est déterminé à diminuer la poussée des chevrons sur les sablières. Voilà il considération qui a souvent porté les charpentiers à faire les toits sous l'sDglc de 60 degrés et même sous des angles plus roides.

On a construit des fermes dont lus assemblages sont représentés sur le Iragincnt, lig. 4, pi. 43, et dans lesquelles, à IVntrait c du la Tig. 1 , un ;i lubsiitué un faux entrait, désigné par ta même lettre, lig. 4. Celle disposition, indiquée dans quelques ouvrages, nulaniiiteiil dans le Cour$ île vona/ntci/onde Duuliut (1), ne vaut pas, à beaucoup près, celle de la lîg. 1, par plusieurs raisons : 1" niivariabilîté du tr»\tèic l-i-S-i. 11g. 1 , ne dègicnd plus, dans la ilg. 4, de l'assemblage direct des pièces doni il esl formé, mais seulement de la faible résistance dus leitous de l'entrait c, et de ceux de« ïambes de force qui s'assemblent dans les arbalétriers h, h, comme d«ns des pièces auxiliaires, lellemenl que l'un de ces tenons venant â se runipre, le toit n'a plus de soutien; 2° le glissement des arbalclrîcrs , [>ar l'cITel de la pesaulcur du toit, portée sur eux par les pannes, fait efforl sur les blochets et sur les sablières, et la poussée sur les murs n'esl

47a TRAITÉ DE L'ART DE LA CHARPENTERIE.

relenae que par les tenons , ou plot6t par les cheTiilet det aiiwnbligut faux entrait c dans les arbalétriers h, et par celles des tenoiis qui allaéiÉ les blocbets aux jambes de force. J*ai vu ao bàliment dont ks MBè face avaient été poussés en dehors en surplomb par Teffiet de la npimk ces chevilles; 3<» enfin le comble , au Heu d*èire porlé par les laifUÉrii supérieurs des jambes de force, n*est soutenu que par leara laibksIeM sous une très-grande obliquilé sur les faces internes des arbaléCrien,dpi des embrévements sans appui contre ceux des entraits.

Ordinairement les fermes transversales ne sooi mainleooes à lesr é» tement et verlicales que par la ferme longitudinale, qui n^est pas la^M suffisante, surtout dans les grands combles, va qu'on ne peut eonptera les pannes pour remplir cet objet, k moins qu'elles ne soient assembléaai arbalétriers, comme dans les formée cauchéeë (page 470). On seeiaWi le plus souvent pour le maintien des fermes iransversalcs, de les lier a moyen de liernes assemblées aux extrémités de lenrs entraiCs, ooeuueai, Og. 1 , pi. 59. Si Ton craint que les quatre mortaises des assemblages fi résultent de cette combinaison à chaque bout des entrails, ne les aiubii' sent trop, on les fortifie également à chaque bout par une flmrrure wjàà è crans en dessous et boulonnée, dans laquelle on assemble la jambe de tea correspondante.

5<» Toitê en pente douce.

Lorsque les pans des toits ont peu d'inclinaison , comme serait ceM auquel appartiendrait une ferme transversale, fig. 10, pi. 43, le poioçoaf les liens t'y les contre-fiches l, sont assemblés dans le tirant tel peuvent étic liés avec lui par des clriers en fer. Les parties supérieures des fermes représentées fig. 6 et 7, pi. 4â, sont construites suivant ce système.

Les combles construits sous ces inclinaisons, qui ont une très-graode portée, nécessitent dans la construction de leurs fermes transversales dei entraits ; on en trouve des exemples au chapitre ayant pour objet la description des difierents systèmes des constructions en charpente.

La distribution intérieure d'un bâtiment peut déterminer à faire porter les toits en pentes douces, par des murs de refend qu'on fait concourir à U décoration, en les perçant d*arcades soutenues par des colonnes ou des pilastres. Ces refends peuvent être construits en maçonnerie ou en pans de bois, auxquels on donne Tapparence de murs.. La fig. 5, pi. 43, présente les deux cas : sur la droite le reieud est un mur m percé par un arc en pierre o,

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