‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 136 sur 159 · CHAPITRE XHI. 4TB · texte numérisé non relu

CHAPITRE XHI. 4TB

Ml divifo chaque nioîliA ilu dinmitre a ben truis parlies égales , les perpendiculaires p n , élevées do chaque cùlc |>ar les premiers poiiils de ilivi- ■ion, dotiNcnt sur chaque quart de cercle un poiitt n qui marque ta hauteur du brisis; a n d n b eil le proQI du comble brité.

6° Méthode. Fig. 7 , pi. i%. Knfin fiélitlor, peu aa(israi[ des ronncs abf tenues par CCS iliiers Iracé), proposa, en 175B, dans /a Science de» ingéniftrs, un tracé qui a clé presque générRienient adopté , â cause de sa ■jtnplicilc el du bon elTel qu'il prorluil.

Ayant décrit un demi-cercle sur la ligne J B, largeur de la base du coin- \ blc comme diamètre, et élevé sur le milieu de ce diamètre la perpendiculaire C D, on divise sa cîrconrérence en ciiu| parties aux points ECU F; les cordes A E, B F, qui répondent aux deux premières divisions des deux C6lés, forment les pentes du vrai confie, et les cordes E D, F D sont celles (lu faux comble.

On peut encore varier, même d'une infinité de manières, tes formes des comhlcs brisés, soil en choisissant sur le diamètre on sur la demi-circon- Krencc d'autres points de division, soit en changeant les rapjiorls des liascs et des hauteurs des toits, suivant les applications qu'on veut en faîrc. Ccst ainsi que Kralll en a usé dans le comble brisé qu'il a construit en 1788, à Massaw en Alsace (1), suivant le Iracé indiqué par l'architecte Briseux, en 1743, et que nous donnons Gg. 8, pi. 41. La largeur n £ du bâtiment est d'environ 43 pieds; l'entrait A iest placé à environ 7 pieds audessus, afin qu'on puisse habiter la mansarde ; g t'est égale au tiers de 6;/ hauteur du vrai comble; e f, hauteur du faux comble, est égale au quart de sa base k i.

Bullct , que nous avons déjà cité i la page précédente , dit que Hansard a tronqué ses combles â l'exemple de celui du cl^teau de Chili)' , construit parHétéicau (2).

Uesange (3) prétend qu'il en avait pris l'idée dans le cintre en charponterie composé par Antonio Scgallo , et que Michel-Ange a employé 1 la construction du dôme de Saiul-I'icrre de Hume (4). Mais KraSt, dans une

(0 I" Recueil, pagaS.

(<) Ardirieeia imi t.ouu Xlll . emploi^ e

f.\, Mailii» MoMditP , (ir-la de II bibliMh«<(<w >U SwiU u i.:j)> tTMil^ lie iliwprMM'k.}

DOte de la page 6 de son premier recueil , fail avec raisoo nmoëv fli haut l'origine des combles brisés. Il remarque que les premières ctirti» lions de ce genre ont été faites sar la partie da IjOQTre bitie soos Hcnl, par Pierre Lescot, mort en 1570, bien aTaol, par conséquent, h m-

struction du château de Gbilly et du chftleau de Maisons, où il panttfi F. Maasard fit usage pour la première fois des combles brisés, etqae^ol' à tort qu*on lui a fait honneur de cette inTention. Il i^oate mèmeqiefal maisons de bois de la haute et de la basse Bretagne étaient déjà coffan ' en comblée brisée dès la fin du xv« siècle. Quoi qa*ll en soit , c*est F. I» sard qui en a fait revivre Tusage , et Ton ne peut s^empécher de ne» naître qu1ls ont été utiles et qu'ils s'accordaient bien avec le goât desMi' ments de l'époque. Ils donnaient une augmentation de logement afecoas de dépense que celle qu'entraînait un exhaussement des mars, et laisniÉi les étages des appartements principaux se distinguer extérieurement des li^ gements qui n'en étaient que les dépendances ; ils aTaieiit aussi FaTaotageè réduire la largeur des joues des fenêtres dites lucarnes. On n'en fait pli autant usage, parce qu*ils ne sont plus en harmonie avec la simplicité, h grande élévation et l'élégance des façades que l'on fait aujourd'hui ; cepa* dant l'étude de leur construction n'en est pas moins nécessaire, tu que fm peut encore en faire d'utiles applications.

Les piècà de bois n, fig. 6 et 7, pi. 4â, qui correspondeni aux arélesà brisis des combles à la Mansard, font, à l'égard des chevrons du faux oonUe, l'office de sablières; elles ont néanmoins reçu le nom de pannes de brim. Elles forment quelquefois corniche , comme celle représentée par un profil, fig. 10, pour rejeter les eaux du faux comble sur les brisis ; d*aulm fois elles sont arrondies en gros cordons saillants , comme dans la fig. 1. pi. 43. 'On les enveloppe alors d*ufie feuille de métal qu*on fait descendre en bavette par-dessus les ardoises ou les tuiles du brisis. Dans aucun CH les pannes du brisis ne dispensent de véritables paimcs s pour appuyer les bouts supérieurs des chevrons o des pans de brisis , comme dans la figure 10.

Le plus ordinairement on couvre les pans du vrai comble eu ardoises, parce qu'ils sont roides et plus apparents, tandis que les pans du faui comble, qui ne peuvent être aperçus sinon de loin, peuvent être couverts en tuiles.

Dans les combles en mansardes les sous-faUes v^ Gg. 7, sont assembles dans les enlrails c, parce qu'ils se trouvent alors à même hauteur que les soliveaux qui soutiennent le plafond.

CDAPITRE Xiri;*

iblières b, dn comble Bg. 7, sonl liées nox ftinhet de font par Ats

'niandelelU'& en (rr r X qui [Jennctit lieu de blochels. Des coyaux e e por-

tenl, comme pour les autres combles, les égouts de la couverture Jusqu'aux

cinaiMS des corniches, à moins que les eam ne doivent être reçues dans

des chèneaui en plomb, établis sur ces mêmes corniches.

Lorsqu'on veut comprendre dans le principal étage l'espace cnteloppè

par le comble , ordinairement employé en mansardes , on supprime les ti-

nnls et l'on Tait porter, par embrévcment . les jambes de force t, ■ sur

du sablières s, *, Gg. 6, posées sur les retraites ménagées en haut des

p mars, au niveau des corniches intérieures; et les Termes sont disposées

laiérieu rement pour porter une charpenle légère ayant pour objet de cacher

^^^■D'du comble, au moyen d'un revêtement en menuiserie ou en pla-

^^^■hge. qui produit intérieurement l'apparence d'une voCile. En pareil

1^^^ on a soin de donner aux murs des épaisseurs sulTisantes pour résister

' 1 ta poussée des jambes de force , chargées de toute la pesanteur de la

loitarc.

La ferme représentée figure 8 est Iracéu d'après la méthode de Bélidor.

Les jambes de force », *, l'entrait c, les aisscliers u, u, les goussets tp, ic, sont taillés en dedans suivant le cintre que doit avoir la voùleen bois; lotîtes ces pièces sont assemblées à tenons, mortaises cl embrévemcnls. On a marqué sur leurs faces de parement les mortaises dans lesquelles doivent s*assembier les pannes intérieures , pour la cons tract ion de la voûte, dans chaque travée.

Selon la hauteur du brisis da comble, la courbe qui doit former l'in- Irados est un cercle ou une ellipse , ou même une courbe tracée par le raccordement de plusieurs arcs de cercle, égaux en nombre de degrés. Celle de la flg, 6 est de ce genre ; elle est connue sous le nom d'ofue ila panier (I). La Hg. S est un fragment de la même ferme avec la coupe de

(0 Aitcnilu que l> tciB'lruCliou Je celle couttic, il'un uh|;c: Ir.'-i-fit.iur puilau UuiIbi c«ur> de gvamtlna, naui l'indiqogi» 6g. S, |>1. 41. « A | erfpetilili*aiftlr«; e ■ A iriangls AqnlUlcril, conilruit larcA,- n/'Mlprii U UgK dfett praloDBve (luqu'à M i|u>lle riucenlre t*g ■■ ligne g t. Incée pirnlIèlrmenL kc t. ildterraiDe II» onum f Mlpltu |p-i«i«i»r vl n>il |>ii^m plunliiik'ila * Iricdr. Mr

478 TRAITÉ DE I/AET DE LA CHÂRPENTERIE.

la voûte en bois ; les mêmes lettres y dèsigneai te» la figure précédente. Les pannes f'^ /^, sur lesqueltes s^appMHhi chevrons de brisîs, sont portées dans la fig. 6 , par des chantignoHoà» tailles, pour les écarter des jambes de force; elles sont fixées par des!» Ions. Dans la fig. 5 « ces pannes sont soatenaes chacaoe par on Imms assemblé dans les jambes de force et les chevrons correspondants. Ls|» nés p, r, de la voûte en bois, sont assemblées à tenons et mortaiieiài les fermes ; les chevrons a'j a% qui forment la TOùte, soot taillés en (km suivant sa courbure, comme le dessous des bois des fermes; ils sont attablés sur les pannes à paumes et cloués, et à tenons et mortaises sarlen» faite et les sablières. Les planches r, r^ du revêtement intérkar> çonnées suivant la courbure de la voûte, sont douées sor les cheiraii elles sont jointes à rainures et languettes, qoi ne sont point indiqnèeis la petitesse de Féchelle. Si la voûte en bois devait être en plein oér, comme Tindiquerait Tare de cercle p ik ^y ûg. 5 , on serait obligé, ca caservant le même système de fermes, d*abaisser les sablières m et lesconkàs intérieures , ou de changer le rapport du faux comble avec les brisis.

La fig. 1 de la pi. 43 est une ferme pour un comble qui couvre oaip lerie et qui satisfait au cas dont il s*agit. Elle est tirée de la quatrièsepiti du second recueil de Krafft.

Lademi-cîrconféreoce s v s,qui marque le cintre intériear, étant divineci six parties égales aux points p, jt, Vj Xy Py et feutrait c étant établi aiHfesi du sous-faitc V, compris dans Tépaisseur de Tare o, les rayons x r, tnet par les deuxièmes points de division déterminent, par leurs interseclioi avec le dessus de rentrait , les points e de brisis. Les jambes de force i; sont établies de façon que leurs faces extérieures passent par ces points, et pi les points des blochets/*, qui répondent à Faplomb des parements exténeu des murs. L*épaisseur du toit étant tracée en dehors des jambes de force, di points où elle rencontre la ligne de milieu de rentrait c, pris comme w très , on décrit les arrondissements des pannes de brisis n. Un arc de ce cle ndn concentrique avec le cintre intérieur et tangent â ces arrondis» raents, coupe la verticale qui passe par le centre, au point d qui appartiej à Taréte fattière; par ce point, on trace deux tangentes aux arrondissemeo des pannes de brisis ; elles marquent les pans du faux comble. Des mo ses m, m lient les jambes de force, rentrait, le poinçon et les arbalélriend faux comble , et embrassent le cintre. Les pannes /, f, assemblées dans 1 arbalétriers h et dans les jambes de force ê, soutiennent les chevrons é brisis et du faux toit. Les pannes intérieures fy py assemblées dans V

CHAPITRE Xni.« l^-Miivaiit Inin eintm, reçoivent tes cheTromqoi fornwnl la toAM. mes son! portées de chaque calé sur quatre sablières b, qui raoisenl ihcis/.

• Toit» «

^ Vers le temps où les combles de Hansard étaîeni le pins i la mode, on Pflrit en vogue aussi des combles construits A l'instar de quelques-uns de ^^^hdes anciens, en carèuc de (aisseau renversé (t). On leur a néanmoins ^^^ptf le nom de combles en impériale, parce que leur forme ressemble ^^|pî i celle d'une couronne d'empereur, surtout lorsqu'ils sont employés W fardes pavillons ronds ou carrés.

p La (ig. 9 est une coupe dans un comble en impériale k deux é^uts. Sur M Ik verticale C D élevée au milieu de J B, largeur dans œuvre du bAlîmenl, P oa marque en D la hauteur totale que doit avoir le comble. Des deux cOlés p d« cette verticale, on porte la moilié de l'épaisseur D f du poinçon. p l.'ipajsscur du mur étant représentée par ^ G , la ligne G E est la curde

■ commune aui deux arcs de cercle qui doivent former le praRt du comble

■ en impériale, en se raccordant au milieu F de cette ligne. Sur les milieux x , et s des deux cordes égaies ^ F, FE, on élétc des perpendiculaire ^ «lies donnent, par leurs rencontres avec les horiionlalcs A C, E K, les cen-

I Ire* H, K des deux arcs. Les points H, F, A* doivent étro en ligue droite si Ton a bien opéré.

On peut tracer le prolil d'un comble en impériale par nne antre mé~ tfaode qui a, sur In précislente, l'avantage que les parties du toit où se font les racconiements des deux courbures, ont la pente qui convient ans matériaux de couverture que l'on duît mettre en œuvre. Soit G /" le tniaimum d'inclinaison que devrait avoir la toiture, si clic était plane. C P étant le quart de C G, {leiile qui convient à une couverture ei du dernier échantillon |>our un pan de toit d'une très-petite étendue; aprit 1 avoir élevé, au milieu de la ligne / G, une verticale Q M, on trace, par an point quelconque / de la même ligne / G, une perpendiculaire T Ji\t

ligne G P; sur cette perpendicalaire on porte / J égal à i 6, et prie points Gy J, on trace la corde commune G E dont les intenectioai m les verticales Q Mj I Ey donnent le point F* de raceordemeot de m de cercle, et la haatenr du comble; la langeote G' P' commune an da arcs est parallèle k G P. L'entrait c est posé de façon que sa ligoedea lieu p q passe par le point de raccordement Fy afin (foe les arbalétrien et h! y dont il reçoit les assemblages, n*aient à participer qa*â one covbi dans un même sens. Les jambes de force en partie cintrées « s*asscaihle sur des blochets/ portés sur les sablières h^ b; les arlMlétriers comas s*assemblent par le bas , sur ces mêmes blochets , et par le haut daure trait ; les arbalétriers concaves A' s'assemblent dans reoirait par le b et en haut dans les faces verticales du poinçon g^ qui reçoit aussi les i semblages des sons-faites r et o; les pannes f^ f ton! assemlilées à tcM Qt mortaises dans les arbalétriers, et elles reçoivent dans des eatailkil assemblages des chevrons courbes a, comme dans les fig. 14 et tS de pi. 41. Des liens /, t, assemblés dans les arbalétriers, en écartent lespia Quant à la partie intérieure du comble , des aisseliers ts et des jamlMl courbes / s'assemblent dans les jambes de force , rentrait et les Uochd Les pannes intérieures pj ty assemblées par travées dans les pièces datié des fermes, reçoivent les chevrons cintrés a', sur lesquels on clone les ph ches de revêtement en menuiserie, ou les lattes d'an plafonnagcLaeei bure peut être une ellipse ou une anse de panier, on on cercle, et dans dernier cas, Ton abaisse son diamètre eu A' B' sans rien changer au oonl en impériale.

Les toits en impériale n'étaient employés que sur des pavillons ou s des bâtiments qu'on voulait distinguer par les formes bizarres de let combles.

On fait, en Afrique et en Asie, des toitures dont la figure a qaelqi rapports avec celle des combles en impériale. Leurs formes sont repi sentées ûg. 2, 5 et 7 ; comme ces combles ne sont point en usage en Eoroj et que d'ailleurs leur construction est analogue à celles que nous venoos décrire, nous ne donnons point de détails de leurs charpentes.

8° Toits cxlindriques.

On construit aujourd'hui à Paris des combles qui ont des anall marqués sur ceux de Mansard ; ils en diffèrent peu quant à la dilMii

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