‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 137 sur 159 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

iMéricarc de leur chari>ente, mais ils prcscnlcnt cxléricurcmeni unr fonnc cfliiidriquc plus simple, en rapport avec les façades des maisons qu'où liStil maintenant, et sous lesquels on irouTe également no el mèioe dcui étages de logements, lorsque les largeurs «les ttdUmcnts s'y fMrttent.

!>■ 6g. 11 de la pt. 43 est une coupe d'an comble cjUndrique de cette construction par un plan vertical. L'entrait c porte un plauclicr aussi bien que le tirant principal t. Ces deui pièces scrtent de poutre et doivcol avoir un fort équarrissage, à moins qu'elles ne puissent Cire soutenues comme jes nbliêrcs on chapeau des pans de bois, pnr des poleaui verticaux furraant an-dessous des cloisons de refend pour ta distribution intérieure du bâtiment. Nous n'avons indiqué aucun de ces polcaui, sinon ceux p d'huiscerie pour l'entrée d'un corridor qui s'entendrait dans le milieu du bdtimenl suivant sa longui^ur.

L'entrait c est soutenu par des jambes de force *, qui portent sur le tirant principal t. La stabilité des jambes de force est assurée par des ais- Mliers H. Le second entrait k est également soutenu par des jambes de force ■ avec aisselicrs r et jambcttcs f, le tout est couronné par un assemblage du genre des faux combles en mansardes, composé de deux arbalétriers h, h, el d'un poinçon 9 qui reçoit le faîtage (/.

lies chevrons o, 0, sont taillés suivant la courbure cylindrique; les pannes f, f, sont soutenues par des tasseaux p assemblés dans les jamtKs de force et dans les chevrons correspondants; elles sont écartées des jambes de force suivant la courbure des chevrons, par des cales x, t. Les caoi du toit sont recueillies dans des rhéneani établis sur la corniche des mors Ml. Sur la droite de la figure, nous avons indiqué les cas oii les jiannei sont soutenues par des murs n de refend. Plusieurs de ces sortes de comble ne sont établis que sur la partie du bâtiment qui est ducùléde' la rue, le toit est plat du côte de la cour et soutenu, suivant la penle usitée, pxr le mur de face m' élevé jusque sous l'cgoul, comme nous l'avons indiqué en ligues ponctuées sur la même figore. \à: mur de refend n', dans le sens de la longueur du bâtiment, répand au corridor dont nous avons parlé plus bnul.

9" Tniti en nppentis.

Les appentis peuvent couvrir des bltiments isolés, un être appuyés

comme dépendances contre d'autre» bltûncnis : circonsUncc d'où leur c<;l

tr*it£ nt lA CB*>»!rmii- t. i. ôl

venu lear nom (1). Une toîtore en appmUi» esl sonteiHie par des fienw transTersales qui sont la moitié de celles d*an toit à deux égoots. lions i*a donnons pas de dessin, parce qa*il reproduirait à peu près un oôtédTw des fermes que nous avons décrites. Qiaque ferme transversale d'os UÀci appentis est ordinairement composée d*un demi-tirant horizontal sceOépa un bout dans la muraille contre laquelle Tappentis est construit, et portai de l'autre sur la paroi qui répond à Tégout du toit , d*un seul artnlânr assemblé par le bas dans le demi-tirant, et par le haat dans un poinçii attaché contre le mur par des liens en fer à scellements, etqndqaetfi . assemblé dans le tirant, ou recevant même l'assemblage du tirant. Ce pûçon a pour objet de recevoir le tenon de Farbalétrier et celai de son lieo.Le mur d'adossement fait l'office d'une ferme longitudinale. Les appentis ooa portent de faux demi-entraits, mais ils n'ont jamais assea d'étendue en fa^ geur pour qu'il soit nécessaire d'y employer de véritables demi-entnilii des jambes de force.

Dans les appentis qui ont peu de largeur, on supprime souvent les piiiçons et les fattages , les arbalétriers et leurs liens sont scellés dans le wi, les bouts supérieurs des chevrons s*y appuient sans scellement; toatk reste du toit est construit comme ceux à deui^ égouts. Nous renvoyons qidques cas particuliers aux planches du tome second, sur lesquelles nousaioa réuni diverses constructions accessoires. Lorsqu^un appentis est établi isolément, et qu'il n'y a pas de mur pour l'y appuyer, ce mur peut être reaplacé par un pan de bois qui s'élève jusqu'au faîtage ; on peut même sool^ nir un appentis sur des poteaux.

Les toits en berceau cylindrique et en impériale, et ceux à la Mansard, peuvent au besoin être établis en appentis.

lO*" Arêtiers et noues.

Les combinaisons des toits plans qui produisent les combles en paillions, les croupes et les noues, nécessitent dans la construction de ces combles des pans de charpente horizontaux et verticaux qui ont pour objet de maintenir les angles que les pans des toits -font entre eux , et de soutenir les pièces qui forment les arêtes, les extrémités des pannes et les chefrons

(i) l)u lailin n'dium apptndix.

CIIAPITRR X11I. 4ftl

qoi sont tronqués, et qni ne peuvent pns atlcindre leurs points d'appui orriiaaires.

La fig. 8 , pi. 14, est lo plan de l'cnray urc à hauteur des saNiâres de la croupG droite comprise dans le rectangle pnnctu'' t-8-:i-4 du plan gén^rnl d'an comble, Gg. 9.

l.» fig. 1 est la projection vcrlicili! d'une fermi; transTersnlc du ntmr comble, sur le plan d'une coupe du lâtimenl, suivant la lignes 0deh •g. 6.

a, cherrons; g, poinçon (1); c, tirant d'une ferme transversale; », a, Hblière; I, tirant de In Ti-rme dont le poinçi>n de croupe 9 Tait pnrUc; les mortaises dans lesquelles doircnt s'assembler les arbalétriers, le poinçon. les goussets et le tirant <lc croupe, sont marquées sur cette pièce ; d, liranl de croupe qtii porte d'un bout «ur le mur do croupe, et qui est assemblé de rautrc bout d.-ins le liranl (. Cet assemblage est souvent eonsolidc par un fcrremctil qui n'est point marquî' dans le dessin. La ferme de croupi- est établie sur ee tirant. Cette Terme fait partie de la Terme longitudinale ou do toua-pille, et la lerminc. p, p, goussets assemblés A tenons et mortaises; on ceosolido leurs assemblages par un boulon à chacun : on peut aussi les convertir en moïses. Ces goussets ont pour objet de rerovoir les assemblages 4es coyers qui n'ijuraienl point de solidité s'ils ^Inient réunis k celui du tirant de croupe; ils ont encore puur objet de maintrnir la position du tirant de croupe à l'égarrl du grand tirant, r, r, coyers on tirants d'arèlîcni sur Jesqucis les (brmes arètières sont établies. Ils portent par un boni sur les encoignures des murs et sont assemblés , par l'autre bout , A tenon et mortaise dans les goasselsj/, p; leurs assemblages sont qoelqueTois consolidai par des bandes de fer, à moins qu'ils soient moisés par les goussets, l,es pas des chevrons et des empanons sont marqués de la lettre m. sur les salilières des lougs pans, cl de la letlrc n sur la sablière de croupe.

La combinaison du long tirant t, du tirant de (tou|)c d, des deux gous-

(1) On larmine qiu:l<|ucfM> la iHs U'un imiafoii de croupn vu ili noiio l'ù pjirnniilr. Bg. 4 , pi. 44, ou en cbne i|ui l'ûlève iu-ileiUi du hlle , il'aai! hiiilcur èçiXt h qualr* au vini] bli l'cquirriiMnB du poinçoa. Dn niuirail jadii I» poi^içani par una Mrle de pM m lilcnïc dr. forma bimn'g, «I colarid 1 ■ujourd'tiiii on •• csnlonUi d'an Mai M mttfi ■> ■■" |fcindni lo Imii. On lubililue touvtnt k ce> pciniri ilci liDuIn atif* • ' Kg. A, pi. 44. dont I* luM >'enilwlu iiir U li!lo du pulufOli •! fv" ■|ui •'■^lewt uir lu |»ui du li cguttirlaro, Li

484 TRAITÉ DE L'ART DK LA CHARPERTKRIB.

sets p el de« coyers r, forme ce qii*on appelle une etu^jrufB, à oiKèi

ressemblance avec les rayons ou rais d'une rooe.

I^ fig. 7 est la projection horizontale de la croupe garnie de mi à> Trons a et des empanons a' des longs pans, de ton cheTroo o et de sesofi nons (/ de croupe.

La 6g. 5 est la projection yerticale de la même eroope snr un plaopnllèle à la façade jr r du mur de croupe, sur laqaell» on yoît le poioçoof ia cheyrons arêtiers a", le chevron o, et les empanons & de croupe.

La fig. 12 est une autre projection verticale de la même croupe nri plan parallèle au mur de long pan » x^ et sar laquelle sont marqués la cb Trons a et les empanons a' de longs pans. On yoit aassi sur cette pnjedia le poinçon q et un chevron d*arétier n".

Les chevrons a"^ a"j appartiennent aux fermes arétières. Us ont }m unique objet de recevoir les assemblages des empanons aûn de les kniIms Nons avons supposé, dans la construction de cette croupe, que le pesé longueur des chevrons dispensait des pannes et des arbalétriers. Noos forai les mêmes suppositions pour les quatre figures suivantes, afin de simpliii les projections, qui n'ont d'ailleurs pour objet que de faire Toir les positias des fermes , des chevrons et des empanons qui répondent aux arêtes allantes et creuses, dans la construction des toits dont les rencooties prod» sent ces arêtes. Nous donnons, pi. 47, deux exemples dans lesquebla pannes et les arbalétriers se trouvent employés et représentés complèi^ ment, et nous retrouverons encore, dans le chapitre suivant, des détails sa remploi de ces pièces, qui sont indispensables, quand les chevrons ontoi longue portée.

Le pan de croupe fait avec Thorizon un angle qri^ fig. 12, beaucoup pis roide que celui q r d^ fig. 15, des longs pans. Les motifs de cette différefio sont : 1° que le tirant de croupe d n'étant assemblé qu'au tirant /, il o' pas une liaison complète dans la ferme longitudinale sur la directioo d laquelle il se trouve, que, par conséquent, il n*a pas, pour résisterai poussée de la croupe, la même force que les tirants entiers des fen» transversales; il convient donc, pour diminuer la poussée du pan decroop de lui donner plus de roideur. 2<* Si on laissait au pan de croupe la méa pente qu'aux longs pans , le poinçon de croupe se trouverait placé < point h, fig. 7, el les arétiebs auraient les positions h x ^ h Xj cq qui 1^ donnerait une longueur trop considérable, puisqu'elle serait à celle d chevrons des longs pans dans le rapport de |/ 3 à 1/ 2 ( à peu près comi 17 esl à 14), si les pentes égales des longs pans cl de croupe étaient

45 degr^. L'usage esl de Taire la base de la peale du pan de croupe égale î Ile la bs»e de la pente d'un des longs pans, c'est-â-dire i/ w les! def te; co qoi donne environ 13 et 11 pour le rapjiurt de la longueur des artliers i c«lle des chevrons de long pan, dans la même bypollièse. Celle |NVpor[ioTi s'accorde aussi avec la distribution des rernies transTersales sur la longueur du l>ilinienl, et Qvec la distribution des fenêtres sur les longues hçadcs.

La Bg. 8, pi. 4S est une projection horiionlale d'une croupe biaise, cornrïse dans le rectangle t(-U-7-S du plan général d'un grand cuiublu , lig. B, pi. 44.

Les fig. 10 et là, pi. 49, sont deui projeclrons horizontales de deui croupes biaises, comme celle comprise dans le rectangle 17-1S<-1^S0. Les flg. 7, 9, 11 sont les projections verticales de ces manies croupes, sur un plan verticul perpendiculaire aux longues façades des bâlîmenls.

Las mêmes lettres désignent , sur ces projections , les pièces des mêmes

mu que ceax des pièces de mêmes espèces projetées sur la planche prêcé*

nte.

Lei trois croupes biaises auxquelles se rapportent ces projections , ont

lur objet de taire voir quelles positions on peut donner aux l'ermes, aux chevrons et aux empanons. Dans les 6g. 7 et 8, les fermes transversales ou de long pan, A B, D E, les chevrons a et les empanons a' des longs pans, sont parallèles au mur de croupe x- y,

La ferme longitudinale suivant C q, la ferme de croupe suivant q V^qui eu fait partie et les empanons de croupe o*, sont parallèles aux longues Taçadcs du baiimcnt. Tous les chevrons sont délardés, c'est-à-dire que leurs conpos perpendiculaires à leurs arêtes , au lieu d'être des rectangles, sont des rhoinbes, aGn que deux de leurs laces soient verticales.

Dans les lig. 9 et 10, les fermes A B, D E cl les chevrons a sont perpendiculaires i la longueur du bâtiment; la rernio longitudinale, ou sousblle Cq est parallèle à celle même longueur, mais la ferme de croupe q F, i pas dans son prolongement; le cbevroo et les empanons, tant des longs pans que des pans de croupo , sont perpendiculaires aux sablières. Tous les chevrons et empanons sont en bois équarri, el leurs faces latérales Mml perpendiculaires aux pans des toits.

Dans les Rg. 11 et li, les fermes Ininsteruica * m

pans ont les mêmes positions que dans Ir croupe sont projetés comme dans les parallèles à celle du lattage; luais ,

éqaarris , par économie de matière et de IraTail , ils sont toomés inr len axes , de manière que chacun d*eaz a une de ses faces dans le plan da Ui et qoe ses deux faces latérales loi sont perpendîcalaires. Les eopaani. ainsi établis , sont nommés empanom déversée , parce qu'ils sont effiedmment en dévers par rapport à la position, plus régalière, de cenx de h croupe, Gg. 7 et 8.

La fig. â, pi. 46, est la projection horizontale da nœad des combla è deox bâtiments jt, B, fig. 8 , pi. 44, compris dans le rectangle 9-10-11-ii La fig. 1 , pi. 46, est une coupe du bâtiment D sar la ligne M N, dupla, fig. â, sur laquelle les deux parties du comble da bâtiment J sootpra> jetées. C est le poinçon commun aux quatre fermes diagonales, dites ftrm de naueêy parce quelles soutiennent les quatre noues C Aj C E^CO, CVj et aux quatre faîtages /*, /^, répondant aux deux fermes longitadinaks^C/t r Cf, des deux bâtiments.

Les quatre poinçons marques g appartiennent aux quatre fermes tnv- ▼ersales jtgE, EgO,OgU, U g j4 dei deux bâtiments , entre lesqidb les noues se trouvent. Les pièces marquées s, tf^ sont les sablières. Lesckvrons d'un bâtiment sont marqués de la lettre a; les empanons du Dâv toit sont marqués a'; les chevrons et les empanons de Taatre bâtiment më marqués o, o\ Les empanons sont assemblés par le bas dans les noues. La bâtiments étant d*égales largeurs et se rencontrant à angle droit, les qiata noues sont égales.

La fig. 4, pi. 46, est la projection horizontale de la partie d*un comble^ répondant au nœud biais de deux bâtiments A y By fig. 8, pi. 44, comprix dans le rectangle 15-14-15-16.

La fig. 3, même pi. 46, est la projection verticale de cette partie de comlik sur le plan d'une coupe faite suivant la ligne f/' O' de la fig. 4.

Les bâtiments, quoique égaux en largeur, se coupant sons on angle qc n*esl pas droit , les noues C A^C EyC OjCUj sont inégales , ou plitfdt elles sont égales deux à deux. Le poinçon C leur est commun ainsi qo'ao fermes longitudinales des deux bâtiments, répondant sous les fatlages oivqués fel f\ Les chevrons a, o sont dirigés perpendiculairement aux falta^ des bâtiments auxquels ils appartiennent ; les empanons a' (y ont les méioâ directions que les chevrons ; ils s'appuient par le haut contre les faîtages, et dans le bas ils s*asscniblent dans les noues , à tenons et mortaises. Le$ chevrons , également appliqués contre les fatlages, sont embrévés dans le sablières.

Quatre poinçons, dont un seul est projeté en g, appartiennent aux quain

CUAVITRE XIII. 487

fermes Irnnsvcrsales •\ei combles, cittre leiqaclles snnl \ei quatre niMit'S; rélciiiluu (lu dessin n'a permis J'en projeter qii*aiio seule V g i/. t^aanil l'anglo suus lequel les l)ftlinienU te ronconircDt ilillère beaucoup d'ua auglu droit, la JistAucc du poiiiçuii g d'une ferme transversale W g O' ta poin- 9011 C, est trup grande pour que lu faîtage C'/*?et les pannes, lorsqu'il y

I a. puissent se soutenir d'une seule portée entre la ferme Iransverule V gO' cl les rermcs de nuuc C U, C O. Ou élflbiil alors ilnns la direc- Uon des murs des façades quatre fermes transversales biaises a g' e, e ^ o, o g' u, u g' a dont les [loinçons, marqués g', soutiennent les faîtages qui l'y assemblent; et leurs arbalétriers soutiennent les pannes. Si les ■s de façades sont prutongâs intérieurement, comme celui ponctué de O •D U, pour former des refends s'clevant en plgnuus jusque sous les cbarpenles des toits, ils dispensent des fermes biaises et ils toutiennont les bttes et les pannes.

Lorsque les bâtiments qui se rencontrent et se croisent n'ont pas une grande saillie les uns sur les autres, comme dans la projt^ttion horixonlale flg. 10. pi. tSI . que les extrémités soient terminées , comme en m n, par det piguutis. ou qu'elles forment, eommc en p g, iIcs croupes biaises, il n'y ■ pas asseï de distance entre ces eiirémîlês cl les noues , pour qu'on se établir des fermes transversales perpendiculairement aux faîtages et »ux façades qui forment les angles rentrants du plan <lu bâtiment ; on est, conséquemment , forcé d'établir les fermes transversales d'un comble. Itarallêment aux faîtages de l'autre comble : ainsi , les fermes transversales tlu bâtiiueiit jt .1, seront parallèles aux faîtages du liâtimcnl B B. o( réciproquement.

l.a fig. \i , mémo planche , est la projection horiiontalc des noues, pour e cas dont il s'agit. Dette ligure représente le détail de la partie enfermée lans le rectangle l-l^'3-l , fig. 10. Toutes les pièces du bois sont marquées les mêmes lettres que celles ruiaprisrs dans les projections de la pi. W. l>u RUle diiïérencc qui se fait remarquer, c'est que dans cette ligure les chen a et les empalions u' sont dans des directions parallèles aux fal- Uges f, f, el que les chevrons o et les emparions o' sont dans des directions parallèles aux faîtages f, f, parce que les fernios E g O, Qg U,OgÂm la ferme Ag E, que le dessin ne représente pas, faute d'espace, sont iiécessairement parallèles aux faites fCf,f Cf. Sur la droite de la figure , les chevrons et empanons sont di-lanlis et sur In gauclie ils sont liétxrtèt. Les chevrons sont appuyés aux faîtages et cnibrévés dans les sabliËros «, t, les enipanous , appuyés également contre les fuliages , suut assemblés d;ins

les noues. Mais il peat arriver que la dtstanee eotre les arêtiers el les ana soit teUeroent réduite par i*effet du peu de saillie d*iin bâtiment sur P^ comme dans la fig. 7, même pi. Kl, qa*on soit forcé d'aasendMer ksca^ nous eo même temps dans les arêtiers et dans les nooes ; c'est ce que icyi^ sente la projection horiiootale , fig. tf , pour la partie da oombie projdéi aussi horizontalement, fig. 7, et comprise dans le rectangle tf-6-7<&U croupe biaise est si rapprochée des noues qu'il n*y a pas d'espaœestatk poinçon 6 des arêtiers et celui C des noues, pour établir une fiuae deh|| pan. Dans ce cas, la ferme de croupe projetée sur G r, concourt ateeli ferme longitudinale établie sous les fattages f, an soutien da poioçoo 0, ssr lequel s'appuient les arêtiers p G, q G; ces arêtiers sont si rappraUi des noues , qu'il ne peut pas y avoir de cherrons , mais seolemeat dei c» panons a' qui s'assemblent en même temps d'un bout dans lesarêtien^C; q Gy et de l'autre bout dans les noues C »,C v, qui sont biaises, Tuqaels bâtiments ^y ^, fig. 7, n'ont point des largeurs égales*

11 « PaviUùnê à cinq épt#.

Les fig. de la pi. 47 sont des applications du paragraphe précédent, <l elles complètent la description des arêtiers et des noues. Les deux ctar* pentes que nous y avons représentées sont , quant à leurs formes génénis, tirées des pi. 8 , 9 et 10 du Traité de N. Fourneau. Noos avons représcsié toutes les fermes avec toutes les pièces qui entrent dans leur constroctbi: les assemblages sont projetés d'après des épures faites sur une plus graià échelle, et nous avons eu inlenlion, en dressant cette planche, de faire foir comment on représente complètement la charpente d*un comble, lorsqaw en fait le projet dont nous avons parlé page 30îS ; il ne manque à cet é^ aux figures de la pi. 47, que les cotes des dimensions des combles et éa équarrissages des bois ; mais leur multiplicité eût compliqué les figures d nui à leur aspect, vu la petitesse de réchelle.

La nomenclature que nous avons donnée dans les paragraphes préctdenls, pour les différentes pièces qui entrent dans la composition d'on charpente , nous dispense de designer de nouveau celles des charpentes à notre planche 47 par des lettres.

La fig. 1 est le plan général du comble d'un pavillon dit à cimq épi» (1)

i; Lei» charpt'oUcrs appellent épi , dans la coiuiracUon d'un comble, la réanioBdep^

CHAPIXaE XIII. 489

■TU qu'il f a cinq poinçons aulour desquels <lc9 liois sont ssscmbk'B et rayonlaenl ; satuir, le poinçon central c des noues, et les quatri; poinçnn! m, />, n, q, Mes quatre croupes. Ce qui rend la construction de ce comble reuiarquaikle, c'est qu'il n'y entre aucune Terme transversale de long pan et qu'clkbe se cuni|>ose que de fermes longitudinalei, de faruMi de croupes, de KriBes de noues, et de fermes d'arËtiitn.

La fig. 2 représente une des deux fermes longitudinales, situées sous les BdUges et dans le prolongement des fermes de croupe qui en font partie; Icette ferme est entièrement projetée sur lu plan horizontal en l-m-c-n-^;

be ferme longitudinale n'est projetée horizontalement qu'en partie sur , faute d'espace sur le plan.

Sur la ûg. 3 uuus avons projeté en ligne ponctuée la ferme type, de Uquellc toutes celles qui entreot dans la composition de ce comble sont Hédailes. Cette ferme ponctuée jtcut ëlrc regardée comme la projection ver- Micale des pans de toits 3-4-/M:, 7-6-p-c; elle pourrait être aussi la projection Me deux autres pans du mémo comble égaux à ceux-ci.

1^ tig. 5 est une projection verticale d'une des fermes arétières, de celle, [par exemple, projetée horizontalement en n-8, ou de l'une quelconque des tpt autres qui lui sont toutes égales.

La fig. 4 est cnGn une projection verticale d'une des fermes de noue,

j exemple, de celle c-7 , ou de l'une des trois autres qui lui sont toutes «gales.

En outre des projections des fermes sur le plan, nous avons tracé cdle dfl l'cnrayare et celle des pannes et des fmpanons.

La fig. fi est le plan général d'un comble, ëgalcinenl à cinq cpis, qui jdiffére du précédent en ce qu'étant établi sur un pavillon, dont le plan jicst un carré , les arêtiers et les noues concourent , pour cba^ue angle , a uu tseo] point.

La fig. S est une projection liorixontale de la charpente de ce pavillon ; I la ilg. 3 est une partie de la projection verticale de l'une de ses deux fermes Uongîtudinalcs 6'-m-l-n-9. La ferme ponctuée de la Qg. S a encore servi de [type pour ta construction des fermes de ce pavillon. La Sg. 3 et la Ug. 4 I conviennent aux projections verticales des fermes d'arêtiers et des fermes

«■unpIèMa ils tigii ■ pviid ri'un Eamblv

■j , le conl>le d'un («vil

de noues de ce paTillon, comme aoi mêmes f<uniief da paTiiloB préccte; elles n'en diffèrent que parce que les arlMilélriers ei les dievrons ^uiàr. et de noues se réunissent et sont déjoutés, en s^asseinblant par le bis, a les tirants et coyers, qui se réunissent également, dans leors perlées, ■ les sablières aux angles du pavillon.

Vu le peu de longueur des empanons entre les arêtiers et les nooei,! supprime les pannes des longs pans, que nous aTOos pooclnées en idj pour rappeler la disposition qu'elles auraient si Ton Toulait les coaieni dans ces parties des combles pour compléter la régularité de Fasped irié rieur du comble.

L*étude de cette charpente prendra un noureau degré d^intérètqoadi aura lu le chapitre suivant consacré à la description des épures.

Rondelet a voulu généraliser la construction du comble à cinq é|Ni,i donnant pour exemple, pi. 77 de VJri de béUir, le tracé d'un comble sva pavillon irrégulier; mais il a choisi un cas tout {Murticulier et sa méiM n'est pas générale. La projection horizontale du poinçon central d'an pni Ion à cinq épis, comme d'un pavillon à un seul épi , doit être au ceotrei gravité de la surface du plan ; encore faut-il que, dans cette position, fa pect du comble , vu du dehors , soit satisfaisant. Mais en général oa di éviter dans le plan d'un pavillon une trop grande irrégularité, qui proM toujours un aspect désagréable au dehors et un agencement difficile a pa gracieux au dedans.

Fourneau a donné un cinq-épis biais ; nous ne le reproduisons |ias^ n que ce que nous avons dit des croupes et des noues biaises est so(fisaat,ti que nous laissons leur application à un cinq-épis biais, comme une booa étude à faire.

p< CHAPITRE XIll. 491 ^^H

13" Équarrisxaget dti» boit employés dan» le» comble».

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