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ÉPURES

Les épures, dont nous avons déjà parlé page 305, ont poor objeidedàsminer, par des opérations graphiques exactes, les projections d*oBoifnp{ en charpente, afin d'étudier les formes de ses assemblages et les sons des différents pans qui concourent à sa composition.

Les détails à exprimer dans Tétude d'un assemblage ont sou? ent d*un centimètre (4 ou 5 lignes) de largeur; ils peuTent même se préseds sous des apparences plus petites encore dans le sens où ils doiTeol Ai projetés. Pour qu'ils soient sensibles dans one épare et figurés avecpro* sion, la proportion de la réduction de leurs dimensions ne doit pastti trop petite. L'échelle à \ pour les mesures anciennes et à | pour les métriques conviendrait le mieux (1), s'il ne devait pas s^ensuivre qMl| représentation d'une ferme, d'une dixaine de mètres ( cinq toises) de pofÉj seulement, exigerait un dessin de plus de deux mètres (une toise) de larfet et d'une hauteur presque égale. £n outre qu'une épure aussi grande seni difficile à conslruire avec précision , sans l'aide d'un compagnon , elle^cnii surtout incommode pour l'usage ; elle ne présenterait des détails utiles pet l'étude que dans les parties où les assemblages se trouveraient placés; It reste de sa surface, comme vide ou seulement traversé par quelques ligafi, serait difficile à embrasser d'un coup d'œil et dénué d'intérêt. Afin dt réduire l'étendue des épures, de n'y tracer que des lignes d'une roédiocK longueur et de rapprocher les projections des assemblages qui sont liés {tf quelques rapports , les charpentiers se servent simultanément de detn échelles : l'une, assez grande pour les dimensions en tout sens des asseoblagcs et pour les deux dimensions d'cquarrissage des bois , permet de rendre sensibles et de figurer exactement les plus petits détails, même ceax

[\) Eu niettures ancienne» , 6 tijncs représuuléesi par uuc li^c; a pouce» |>our uo p^i.

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cnAl'lTHE \1V. (0:i

qoi M présentent oUiqaement soi projcclionï ; l'anlre, pour les ilimcnsioiis dini couvre dea bâtiments et Im longueurs des pièces de bois, est dans une proportion assez petite pour qu'on puisse représenter sur une renifle de papier de médiocre étendue une charitente de la plus grande dimension. Les épures, dont nuus allons ciplîqner ii construction, devant être contedans les dimensions de nos planches, nous avons pris dans toutes nos apures (t), pour la plus grande des deui échelle!, le rapport de ^, et pour I petite celui de ^.

Noos choisissons pour exemples de la construction des épures de charpenirie les cas que pr^-scntcnt les arêtes saillantes et les arêtes creuses que iferment les croupes et les nœuds des combles dont la surface extérieure et Il anrrnce intérieure sont planes, parce qu'elles présentent à peu prés tontes In positions que peuvent avoir les piécesde bois les unes i l'égard des autres, qot se retrouvent dans les autres genres de construction en charpente. Le meilleur moyen d'étudier les épures, c'est de les construire en chargeant un peu les données principales de celles que nous présentons comme «tamptes. On doit apporter io plus grand Min dans la conslrnction des ^nres pour obtenir des résultats exacts. Lorsqu'on a fait la projection d'un point , on doit , autant que cela se peut , vérilîcr la précision de sa position Aar une construction dilTùrente de celle dont on s'est servi pour l'obtenir, cette précision, vcrinée à cliaque pas, on risque de se perdre dans un le de points el de lignes dont il no serait plus possible de tirer aucun parti.

Vu la grande quantité de lignes parallèles dont on fait usage, dans une ^arc de charpentcrie , on les trace, lorsqu'elles ont peu d'étendue, au moyen d'une équerre qu'on fait glisser le long d'une règle ; mais lorsqu'elles sont fort longues, il est préférable de déterminer leurs positions par desdistaiices égales marquées à leurs extrémités sur des perpendiculaires; moyen qu'il faut toujours employer pour les épures en grand ou éttiloiu. On peut aussi se servir d'une éqnerre pour tracer des perpendiculaires qui n'ont point une grande longueur, el lorsqu'on est certain de la parfaite eiaclitude de l'équerre; mais pour les perpendiculaires qui ont une grande étendue, on doit construire les points qui déterminent leur position avec le compas, écarter ces points le plus |>ossible, et par ce moyen tracer les (lerpendiciilaires sans le secours d'aucune équerre.

494 TRAITÉ D£ L*ART DE LA CHARPENTERIfi.

Les lignes borixooUles et les lignes yerticales étant celles qû tticfnduisent en plus grand nombre et qoi servent à la disposilion ^jt&bnkk projections, les charpentiers sont dans Tasage d'établir sur leors éfMra,ri ayant de les commencer, on fnitl-corré composé de deaz lignes droilofi se croisent à angle droit au miliea dn papier, et qoi serrent de repèfc^ii à réqnerre, soit aux distances égales pour tracer d*aatres lignes qui àém leur être parallèles. Les côtés du cadre qoi eotoare répare doifeat élicprallèles aox lignes do trait-carré y et établis avec la même précttioo, nali concours de Téquerre, aûn qo*ils poissent égalen^nt servir de répète p« les parallèles qui en sont rapprochées.

1<> Croupe droite et empammê droite.

La planche 48 contient Tcpore de la croupe droiie comprise dans le vstangle 1-2-3-4 de la ûg. 8, pi. 44, et dont la charpente est représeolceàa son ensemble par les cinq premières figores de la même planche.

La première opération à faire lorsqo*il s*agit de la constructioo te épore, est, après le tracé du trait-carré et do cadre, rétablissement fe bases do problème, qui sont ici, le plan, de la partie du bâtiment qvd couverte par la croupe et la hauteur du comble, dont on conclut les pnA des pentes des toits. Sur la fig. 6 de la pi. 48 , qoi est le plan de la craift les lignes J By E Dy marquent les traces ou projections horizontale k parois verticales intérieures des murs longitudinaux des bâtiments K lesquels on suppose que le comble est établi. La ligne ^ /> est la tncea projection horizontale du parement intérieur du mur qui répond au ^ de croupe du toil; ce mur rencontre à angle droit les deux premiers, tt qui fait que la croupe est droite. Le rectangle A B D E est construit si la plus petite des deux échelles , celle au ^. La ligne F C est la directia de la grande ferme longitudinale que Tépurc ne comprend point, ti qu*elle n'est pas nécessaire à la construction de la croupe qu*il s'a|i d'étudier. Le point C est la projection horizontale du sommet de raogl trièdrc de la croupe. Ce point est aussi la projection de Taxe vertictid poinçon de croupe. La ligne ACE marque en projection horiiontàle rcf placement de la terme transversale commune aux longs pans et à lacroiy et contre luquelle s'appuient les autres fermes de la croupe. La positioa^ point C est choisie sur la ligne F C, de façon qu'il y ait entre FC, pr^ lion horizontale de la largeur du pan de croupe, et ^ C ou £ C, pn^cdii horizontale de la largrur do l'un des longs pans, le rapport dont MWStW

cuAi'rriiE XIV. «oa

Ifurlc. page 48S, pour que In ponte du toit de croupe soit cmivpnahlcmrnt lus rnidc que celle des longs pans. (?Dot cBsont les projections horûnnites des deux nrËlcs formées par In renconlru des deux longs pans cl du m de croupe.

La Gg. 2 est la projection verticale de la ferme transversale du grand

Bomble qui doit Aire établie sur la ligne ji C E du plan, fig. (i. O G csl la tuteur intérieure du comble ; elle est donnée soil par l'angle qui rigle la inte du toit, soit par le rapport que la hauteur du comble doit avoir ec sa portée; G A,C E, sont conséqucmraent les traces ou prolils de»

^roîs intérieures du comble. I.e triangle A G E çiX construit sur la petite

icbelle.

C \-^ a, sont les traces des parois ettérieures des loits parallèles aui iQX premières. Ces deux lignes marquent les épaisseurs égales dos cheons du grand comble . mesurées sur la plus grande échelle. De ces preîères données, ou déduit tous les détails de l'épure. L'équarrissagc des sablières s, i, étant tracé sur la Gg. i d'après b

prandc échelle, on établit leur largeur en projection horizontnlc , fîg. 6, des lignes /e, b c, parallèles à C F, et dont les rencontres avec les pro-

imgemeals des projections des arêtes C B. C D, duniiciil la position I la ligne e c, qui marque sur le plan la largeur de la sablière de OBpc (1)-

Les lignes 1-3 , S-4 , marquent les abauts des chevrons et empanous des Dgs pans sur te dessus des sablières eu projection horiionUlc, et la ligne 4 marque sur la même projection les abouts du chevron ut des cmpalos de croupe. Les pas des chevrons et empanunt se trouvent compris lire les lignes v/ II, B D, D E, et les lignes 1-3, 5-1, 4-2. Les parnllil-

kigrammcs formés par toutes les lignes parallèles aux données^ B, B D,

PC, sont semblables, vu que leurs angles se trouvent sur les diigo-

Htes C B,C D. Urdi II ai renient tous les murs ont la même épaisseur; les Ites C B,C D, dvvaiit toujours passer par les angles e. c, que fout les

wrois extérieures, on n'a point égard à ta position du paremeot intérieur 1 lourde croupe.

La fig. 7 est la projection verticale de lu denii-ferme de cruupc sur un

iiippOHci ici «Momhket.ljnilri t

plao qui loi est parallèle, et cooché è droite sur le plan de rëpHt.( ferme est le prolongemenl ou rextrémité de la ferme loogitadiiiA ferme sous^aUe. L*aie do poioçoo de craape est sur le prcloogemeili ligne ji Ej et la hauteur O C est égalée la même haateor OC de bpn Uon ferticale, fig. 2, sur laquelle elle est prise.

Le point Fy fig. 7, est déterminé par le prolongemeiit de la %k do plan , la largeur de la sablière de croupe # est relevée de la pnia borixontale par le prolongement de la ligne e e, et le point ky abog cheTrons de croupe , est déterminé par le prolongement de la I%m abouts 5-4 du plan. Les lignes F G, kC, fig. 7, dont récartenci égal à répaisseur du toit de croupe, sont nécessairement paralléia suite des constructions qui viennent d'être décrites, et de la loi des k lognes d*un pan à un autre, que les charpentiers s'imposent dam i ouvrages (1).

Nous avons marqué les. pièces de bois des mêmes lettres dans toole figures de l'épure ; elles sont aussi, à un petit nombre près, les ménia celles qui nous ont servi à désigner les mêmes pièces dans les pbi précédentes. Autant qu'il nous a été possible, nons avons anssi marqaé toutes les figures les projections d'un même point de la même maa Vu la multiplicité des points , nous avons été forcé d'employer do i bres ; nous avons été forcé aussi , par la même raison , de répéter de très, pour marquer des points différents ; mais comme elles ne se troo jamais combinées sur des lignes différentes avec les mêmes lettres, ce pétitions ne peuvent avoir aucun inconvénient.

Nous n'avons composé les fermes représentées dans les épures des p ches 48, 49, 50, 51, 52, 55, que d'un tirant, d'un poinçon et de(

(i) Les charpentiers concluent toutes les formes et lignes «l^un ouvrage droit m I surhaussé ou surbaisse, d'un parallclipipède rectangle ou rhomboldal dans lequel sa Tinscrire. Ils considèrent ce parallélipipède comme résultant d'un cube dont les c parallèles et les faces parallèles ont varie simultanément dan« le même sens et da môme rapport d^ctenduc ou d^inciinaison , on de l'on et Pautre en même temps. Le* pod des lignes cl des plans , et même les formes et positions de Icura surfaces courbes il trouve dans le parallélipipède ou dans la charpente à laquelle il sert de type , sont détf nées par les positions cl Jes formes de leurs homologues, dans le cube originaire J considération , très-féconde en moyens de solutions dans les ouvrages en charpeoiei rt\ aux variations qu*on fait subir simultanément aux coordonnées d^un point , d'oK h ou d'une surface rapportées à trois plans qui peuvent varier anssi.

CHAl'lTHE XIV. 497

BS inclinées saivanl Ict pentes du loil. l'uur siinplili«r l'épure, nous considérerons ces ileux pièces conimc arLalélrierg ou comme chevrons, sui' vatil que nous aurons à éludicr les assemblnges des uns iiu des autres. Nnus n*aTons poinl élablt dans les fermes ligur^es sur les épures les liens, les «isseliers, les jambcltes, ni les enlrails qui s'y trouvent onl in aire ment, |urcc que leurs assemblages ont les mêmes foroies que cuut détaillés dans Bos épures pour les pièces qui s'y irnuvciit figurées.

La première pièce à établir sur l'épure est le poinçon de croupe qui est cammaR à toutes les fermes qui rayonnent en ipi autour de lui, et qui concourent à la ferme de la croupe.

lie poinçon et la ferme transtersalc des longs pans dont il fait partie doitenl être dévoyés, c'est-à-dire que les véritables aies des pièces ne doivent pas se trouver dans le p^an vertical passant par la verticale O C et rboriconlalc ^ B, fig. i et 6. mais bien Uniis un plan terlical parallèle choisi de façon que la ferme se trouve partagée par le preinicr plan dans le rapport des largeurs des longs pans et du pan de crou|H!, pour que les arêtes verticales du poinçon et celles de la pyramide ou de In pointe de dianHnl ^i le couronne soient dans les plans verticaux des arêtes de la croupe projetées boritonlalemeiit sur les lignes C B, CD.

Pour déroycr le poinçon, ayant tracé par le point w du son axe eu projection verticale, lig. i, la ligne M-il, qui marque la bauteur de sa télu , an prend sur cette ligne ip i^, w 87, égales à sa demi-largeur; les mêmes largeurs sont marquées de C eit w et o sur la projection boriionlalr, fig. G ; les parallèles âC-K. i7S. marquent en projections verticale et boriiontale la largeur de sa tête; leurs rencontres avec les arêtes C B. C D dèlrrinincut la position de la ligne 5-6 qui limite l'épaisseur de la tète du ]>oinçon dn cOté de la croupe. Quant à son épaisseur du côté du falUge du grand comble, on la fait égale i sa demi-largeur apparonle surla projeclion verticale, tig. 3. Ainsi on faitN-?, d-8, cganx A C u vu C v, et la ligne 7-8 complète le rectangle S-6-7-8, qui est la projection horiEonlale tk )■ Mte du poinçon. Les lignes C-S, C-6, qui font partie dei rliagopalcs C B, C D, et les lignes C-7, C-8, sont les quatre arêtes do la poiiite qui couronne le poinçon, et qui est repréieutèe à part en projection horisoniale, tig. 1.

Tour dévoyer en projection horizontale la ferme transversale projetée

fig, 2, on porte sur une ligne perpendiculaire à M E, par exempte sur la

bce 3-8 du poinçon déjà tracée, cl i partir de l'arête C D, l'épaisseur de

la ferme de S en 17; ou porte la même épaisseur de C en 17'; on tnec

TRAin Dl L« CaMPRITiaiE. T. r. iiï

la ligne 17-17', qui se trouve parallèle à Taréle C Z>, et par le poiat 14i elle coupe Taréle C-S, on trace la ligne 14-ltf, qui e§t égale k Vi^ém donnée de la ferme, et qui est partagée par la ligne ji £ dans le aéi rapport que la face M du poinçon. Les parallèles 9-10, 11-liâlali| A £, tracées par les points 14, Itf , donnent la position des paremealià ferme transversale dévoyée, et le rectangle 15-14-15-16 est la projeeti horizontale du corps de poinçon marqué g sur les fig. 2 et 7 (1), qa'oai en projection verticale par des lignes parallèles à -son a&e O C.

La ferme de croupe est projetée horizontalement, ûg. 6, par ksligp 22-^28, âO-S9, qui sont les prolongements des faces du corps du poinçon.

On peut dévoyer le même poinçon et la ferme d*une autre manièfei lignes C B, C JD, fig. 11, pi. ISiS, représentant comme ci-dessus les pn)i tions horizontales des aréles de la croupe; sur la ligue ^ E parallèle i position que doit avoir la ferme transversale, ou porte à droite et à gni du point C les grandeurs C Uy C Vy égales à la moitié de l'équarrissage poinçon qui, dans ce cas, doit être carré; par les points UyVy on trace ( lignes parallèles à TC F; leurs intersections avec les arêtes C ByC Dà nent les points 5, 6, pour projections de deux des arêtes Terticaks de tète du poinçon ; on fait 6-7, 5-8 égales kuv; les points 7, 8 sont iesp jectlons des deux autres arêtes verticales du même poinçon, de telle n que ce poinçon est projeté horizontalement suivant son carré d*éqiiin sèment 5-6-7-8. Ses diagonales 5-7, 6-8 qui se croisent au point Sy sool projections des arêtes de la pyramide ou de la pointe de diamant qui s lève à plomb au-dessus. La ligne a e est la trace horizontale du plan Teiiî qui passe par les axes des pièces de bois de la ferme transversale ; elle est ao la ligne de milieu de sa projection comprise entre les parallèles 9-10, 111 L*cquarrissage 15-16-17-18 du corps du poinçon, après rélégisseinei a une épaisseur égale à celle de la ferme. Cette méthode a Favaiiti qu'on peut donner à la ferme transversale répondant au poinçon de croi une épaisseur égale à celle de toutes les autres fermes transversales comble, ce qui n*esl cependant pas absolument nécessaire, vu que la fen

(i) Pour rendre le poinçon moins pesant, on clégil son corps y; cd lui doanuitaoéfi rissage plus faible que celui de sa tête , qui a besoin de force pour recevoir les norU et embréTemeuts des pièces qui s*y assemlilent. Les poinçons des fermes qui ne réiwa^ point aux croupes ou aux noues, n'ont pas leurs létes renforcées , et eUes s'élèvent raiw au-dessus des toiU ; ils sont CM>mme celui représenlë , fig. a, pi. 44.

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