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CHAPITRE XIV. liJ'J

1^ Gg. 8 de cette ptaocbe al te plan de cette croupe i iioui la suppoiutia droite : ce qui va ioxin l'applique égalemcDl à une croupe biaise. La 8f , 1 til la projection verticale de la ferme Iransvenale sur laquelle !>■ croupe est établie, et la fig. 6 est la projection verticale de ia Terme de erODpe, couchée sur le plan de l'épure, après que son horiioiitale 0 Fa été racolée suflîsamment sur la droite.

Ces lignres sont construites suivant les proccdi^s que nous avons précédemment décrits pour l'épure de la croupe droite, pt. 48 et page 494. Nous n'avons point llguré d'enrayure ni d'cinpanons, parce que ces parties de la charpente de la croupe n'ont point do rapport atec l'épure des assemblages des pannes et tasseaux ; mais nous avons figuré dans les formes des arbalétriers a, o, h, et des clievrons c, «, k, qui leur correspondent , pour montrer les relations qu'ils ont entre eux, ce qui sali&lait tut deux suppuaîtioiis que nous avons faites dans les épures précédenlL-s, lorsque nous Rvons regardé les mêmes pièces comme représentant des chevrons ou des arMiers suivant le besoin que nous avons eu d'éloilier les assemblages des uni et Ji^s autres. Les chevrons ont des largeur» moindres que celles deaariMlitricrs, parce qu'ils ont de moindres ciïorts i supporter; elles sont proportionnelles à celle des arbalciriers.

Les pannes et tasseaux, qui sont les objets prrncipaui de l'épuru, sont marques sur toutes les projections. Nous nommerons faoe eilerne d'une panne, celle sur laquelle les chevrons sont appuyés, et /Vice interne, celle par Jaquetlc cette panne est appuyée sur l'arbalétrier.

Pour aatisfaire à la loi des homologues, qui produit toujours un aspect ■alisfaisanl dans les constructions en bois, les abouls des paimcs des deux

Î pans devraient être parfaitement égaui et coïncider dans tous leurs points. Il en résulterait que les quatrc'arétes de la panne d'un des pans seraient , csactement aux mêmes nivciux que leurs homologues de la panne de Pautre pan ; mais il eu résulterait aussi que toutes les paimos ne seraient point en bois carrés. En supposant, par exemple, que la panne P du long pan soit Aquarrie suivant un carré m u v n, fig. t. pi. IS4, la panne P" de croupe, flg. 6, serait débtllardée suivant le rhomhe m « o' n.

Des pannes ainsi débillardees n'auraient pas sur les arbalétriers une stabilité aussi grande qoe des pannes équarrics d'équerre. On pourrait, i la vérité, les maintenir dans leurs positions par des chintignoles placées en dessus, comme celles des pannes qui saillent k l'extérieur des bdtimcnt*. fig. 3, pi. 43; mais, uNlfc leurs points d'appui sur les fcrniet, viles n'auraient point iissci du force pour réjistrr i la pre»ion des loin, cl rlle'

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540 TRAITÉ DE l/ART DE LA CH)IRP£NTERIE.

pourraienl ie tordra. Les cbarpenlien ont donc dû 8*écirter pmrb pannes delà loi des homologues, et établir comme r^le ifieloatals pannes seront en bois èqoams, en maintenant cependant saiviMhdite loi qne les arêtes des faces eileroes colncidâront dani €h|K conrs de pannes, sans chercher à établir aocon rapport de paôÉi entre les antres arêtes. Ainsi les arêtes de la face externe de la pnn/ de long pan sur laquelle posent les chevrons e, fig. 1, el les arêiaéeli face homologue de la panne P' de croupe sur laquelle posent les chenm^ fig. 6, passent par les points m et n, situés à des hauteurs cucImié égales, fig. 1 et 6. Les deux autres arêtes d*ane panne ne ooiaciài pas avec les deux arêtes de Taatre panne, elles ne sont assajeUieii» cane autre condition que d'appartenir à des pannes équarries siuTMlb carrés m t» o «, fig. 1, pour le long pan, et m o t* m, ^fig. 6, pour lepaè croupe (1).

La fig. 3 est la projection de la ferme d*arétier sur le plan Tertieil,p sant par Tarête projetée sur la ligne C D de la projection lioriiontale;M nommerons ce plan, plan vertical d'arétimr.

Les faces verticales de Tarbalétrier et du cherron d*arétier du côté kï croupe sont en évidence dans cette figure, et c^est sur elle et sur h p» jection horiiontale, qu'on détermine ta forme des entailles qoi doiveatte faites dans ces deux pièces pour le logement des pannes des deux poi

C'est ordinairement sur les pans principaux qu*on fait la distribitia des pannes , et Ton donne à ces pannes un équarrîssage carré. Aios i panne P qui règne sur le long pan du comble, et qui est vue parlelM ou en croupe, fig. 1, est un carré m u r n. L'emplacement de celte pua étant fixé, celui m n de la panne P* du pan de croupe est déterminé pr les horizontales y m, w n^ fig. 6, tracées à même hauteur que lesben-

(i) Lorsqu'une charpente contribue à la ilécoration iolérieure cI'uDe bâtisse , il est ptcfcrahle de Faire coïncider les arêtes des faces internes des pannes, qui posent sur lesarlfl*iricrs ; attendu qu'elles sont plus apparentes eo dedans. L'usa^ de faire coïncider le« veto «ixlérieurcs des pannes, vient probablement de ce que les anciens charpentiers s'euf^ à la coupe des bois, en construisant de petits modèles de combles , sur lesqnels ki ««><=' des faces externes des pannes se trouvaient être les plus apparentes au dehon rafopos<iibililé de voir Tintcrieur de ces petits combles. Nous avons conserve cette disp*^' pour nous conformer à Tusaf^c. La coïncidence des arêtes internes ne donne pas beii des épures plus difficiles ; les procédés sont exactement les mêmes, sauf qu'ils soot ^fM*^ en sens inverse.

Malea y n

CllAl-ITRK XIV.

r )i de la fig. 1 , cl réquarrissiigc de celte panne tsl li' rvc-

* La panne de long pan P cgi mi» en projeclJQii faariioiiule en /' par 4 > perpendiculaires abaistées des poiuls m, u, %, n, tut rhoriiotiUlc C

' prolongée sur In lig. S, jusqu'à la ligne C D, trace du plan wriical if'«i I titr qu'elles renconlreiil dans Ici points m, u, v, n. I^ panne do croapef I flg. 6. est également mise en projection boritonlale en P' par des pcrpi dkulairus à la ligne O F prolongées jusqu'à la mCnie ligne C D, qu'ai I rencontrent dans les points in, o, i, «. Les points i», n de lu prnjecl^

• bortionlale, [tar suile de la conslruclioa, se Irouvcnl apparteuir aiu d I pannes, les deux arêtes de leurs Taccs externes étant au mime niveau.

I Les points m et n sont construits sur la projection verticale, fig. 3, « I en les renvoyant, par des verticales 'm, (n, ou pardcsboriiontales/^M, i

svr la ligne C d', projection verticale de t'aréte qui devrait élre creni

I dans la face inférieure du chevron d'arélicr ; les points u, r, o, i, i

I jtctiori horizontale sont renvoyôs de même en h. e, o, i, en priyection t

licale, lîg. 3, sur la ligne C d, qui représente l'arAle saillante de l'arlial

I (rier, qui devrait élre déUrdé. Le rhonihc mnvn csl l'about do la p

, de loiJg pan, et le rhombc m o in est l'atiout de la panne de croupe j Ci

deux abouls sont appliques l'un contre l'autre, dans leptnu vertical d'ai

lier. I.es lignes m ti, m o, doivent être parallèles aux lignes ne*

positions peuvent être vérifiées et même consiruites à priori par la cotu

dération que l'ase du poinçon étant la commune section des plar

C«ax des projections, Gg. 1, 3 et 6, les traces d'une surface normale d'oi

panne, sur deux de ces trois plans, se rencontrent au même point, i

qu'ainsi les lignes O p', Ot(,0 'j', Oj', de la fig. 3, doivent élre égales «

lignes 0;>, Og, de la lig. 1, et 0:^,0;, de la fig. 6.

Les horizoïilales m-j", n-w, fig. 3, sont les projections verticales des d arêtes externes pour chacune des deux pannes; les horizontales wsont les projections verticales des arêtes de la face interne de la panna 4 long pan, et les lignes o-)9, i-SO sont les projections verticales des arifi de la face interne de la paime de croupe.

Nous avons projeté sur la droite l'arbalclrier h, et le chevron k d'ai eat h' et le sur un plan perpendiculaire à celui de la projcctiou , fig. 3, | rabattu sur la même projection, en tournant autour d'une ligne ■ui arêtes des pièces projetées. Les Ugnus qui figurent les arâles >lc4 p jcelions A' et Ji,-' sont [larallèlcs â celles des projections Act i, cowine/ avait donné quartier aux deux pièces pour mcllre en évidence Ict

r,4â TRAITÉ DE L'ART DE LA CHARPENTERIE.

l'aoe en h* et le dessous de Taatre en k\ La ligne €7 /T, sar la proyedii h', et la ligne c'' d% sur la projection A;' sont les traces da plan vertical A raier, et, par conséquent, les projections des lignes qai représentoir} rèle saillante de Tune, si elle était délardée, et Paréle creuse de rnbi si elle était refoaillée.

Les horiionlales m-x, «-17 tracées par les points fpiy it, fig. t, déto minent les projections 1', S' des points dans lesquels les aréCfes ttUnai la panne de long pan rencontrent Taréte inférieore derfa fiicefertiakè chevron qui est du côté du long pan ; ces deux points sont en prqfedia horizontale en 1 et 2 sur les intersections des arêtes de la panne de k^ pan et de la ligne qui représente la ûrCe verticale da cbeyron dn cèléi cette panne. Ils sont renvoyés de fa projection k , fig. 5 , en 1 etf nrl projection l^ par des perpendiculaires.

Les points S et 4, fig. 3, sont les projections ▼erticales de ceax da lesquels le bord supérieur m t» et le bord inférieur m s? de rabool si«v< percent la face inférieure du chevron, représentée par sa trace /-80 du la projection rerticale de Farétier. Ces deux points sont mis en projcdii horizontale et renvoyés sur la ligne &* tf* de la projection k'; ils sontoife des naéines numéros. Les lignes 1-3, 8-4 sont, par conséquent , les im sections des deux faces normales de la panne de long pan avec la ùeti férieure du chevron. Le prisme compris entre les bases triangotiiies parallèles projetées en m-1-3, it-S-4, horizontalement et sur la fig. i'eti m-l'-3, n-2'-4 sur le chevron k de la fig. 3, et dont la ligne m n, borde terne de Pabout m u v n de la panne de long pan, est une des trois iré) parallèles, est la partie de rentaille à creuser en dessous du chevron d'aï tier pour loger le bout de long pan.

Nous trouvons de la même manière que Taulre partie de Tentailk creuser en dessous du chevron, pour recevoir le bout de la panne de croop est le prisme triangulaire dont les bases parallèles sont projetées bonzo talement et verticalement suivant les triangles m-l'-5, n-â'-ô, et dootl arêtes sont parallèles à la même ligne m n, bord externe de Faboutde panne de croupe.

Par des constructions du même genre, on détermine les formes dcse tailles à faire sur les arêtes supérieures de Tarbalétrier d*arétier, pom appuyer les pannes. La partie t# r de la ligne C d suivant laquelle Part Ictrier devrait être délardé pour former Taréle, est le bord interne de I bout f/i i# r n de la panne de long pan. Les lignes ti-17, v-lS sont les prof lions de ses aréles internes; elles percent dans les points projetés en 7 et

LIIAI'ITHE MV. 3ÏS

e verlitale de l'arbalélrier du cAtc du long pan. l.x hcv iiil<rrne de panne coupe la Tace verlicale de l'arbaklricr suîr«n[ la ligFie 7t1. les es nunnalcs de celle panne coupeni la même face de rarhniélrier TBRl les ligues 7-9, 8-10 parallèles aux cAtés m «, n cde l'aliout m wrn, squeik's soni le; inlcrsecUoris de deux plans parallèles par un Imisième. Les lignes 9-h, 10-c. sonl les traces des Faces normales de U mâine ine sur la face suiiéiieure de l'arbalétrier; les triangles m-T-O. r-S-IO i( les bases parallèles du prisme qui marque la runiic de renlaillu qui 'e Taile sur l'arcle de l'arbalétrier, du calé du long pan. pour appuyer le de long pan. Nous trouions de la même matirère pour la pnrlie o i l'arête qui devrait eirc délurdèe. que les triangles o-l 1-13, o\-i-\\ sonl projccliuns des bases parallèles du prisme qui marque la Terme de itaille à Taire sur l'autre arête de l'arbalétrier du cote de la croupe, pour [tuyer la panne de croupe.

Les charpentiers prérèrent souvent eiéculer certaines coupes tur trait, ■lût que par le procédé général du piqui du boiM, notamment lorsque procédé donne lieu â quelques difficultés pour l'établissement des pièces r ligne ou qu'il présente quelque ctiame d'inexactitude ; c'est le cas des ilailles sur les arbalétriers et sur les chevrons d'arélicrs, qu'il est difficile tUblir sur un éielun en mémo temps que les pannes. La description que iQS venons de faire dos formes de ces entailles, suffirait s'il ne s'agissait le de l'élude sur le papier ; mais la position des lignes qui marquent le icé n'est pas assci exactement déterminée pour servir k une coupe sur lit, vu qu'elle résulte (te projections successives et de points trop rapochit. Dans la construction des épures de charpenterie, et surtout dans Ile des cleloiis, plus que dans toute autre application de la géométrie •criptive, U position d'une ligne n'est regardée comme exacte, qu'au nt qu'elle est déterminée par des points cunslruits directement et tr*s- «rtés afin que les erreurs fort minimes qu'on peut faire sur sa direction, lissent être rcgaritées comme nulles sur la petite pnrtic de celte ligne dont I a twsuin. Il convient donc d'établir dans les épures les constructions graliqucsqui remplissent le mieux ces conditions, pour appliquer atiiétctons, II) d obtouir la plus grande perfection possible dans lu coupe »ur mil. Il est aisé de reconnillie que les lignes mj-, mi, tn q et les lignes n le, q, np battues sur l'élclon, ne suffiraient pas pour relever avec exactiliidc trtcé des enuill» sur la face de l'arbalétrier, et sur la lace du chevron, tes in /(' et en k', et qu'on n'obtiendra la précisioji requise qu'en con misant dts lignes de ces entailles directement sur ses faCïS. Suppo

qu*il s*agî8se d*tbord de tracer sor la face du cherroa, imt cal'. la lignes m*1y m-V, qui son! les projections aar eelle face des.aréics cran, des entailles dans lesquelles les arêtes externes des pannes paisaal pak point m doivent être logées* Oa suppose que le f^n horiiontal paai par ces arêtes sert momentanément de plan de projection horisonlalen la fig. $ ; la ligne m x, fig* 3, est la trace ferticale de ce plan. Par no pÉt quelconque, 50^, de la ligne C' d^', représentant Taréte qui demt te creusée dans le dessous du chevron , on mène un plan perpeodicabiRi cette arêle ; sa trace verticale est la ligne 50^-50 ; elle coope le pha h» sontal au point 50. Portant la distance j^-KO de C en BO, fig. IS, anrlil^ d*arètier, et élevant par le point 50 une perpendicalaire à cette ligie,dk est la trace horizontale du plan perpendiculaire à Taréte creuse 4a cb vron. Cette trace coupe les arêtes des pannes, passant par le point n, ém les points 51, 52. Les distances 50-51, 50-58» à la trace do planicrfiri d*arétier, fig. 5, sont portées sur la projection k^ de W en tfl et en liSi la trace du plan perpendiculaire à Taréte creuse dn chevroo , Ici fà 51 et 52 sont les projections des points des mêmes numéros delà i^i sur la face inférieure du chevron projeté en 1^ ; conséqnemmeot ks las m 51, m-52 sont les projections sur cette foce des arêtes des panocs paaMi par le point m, et les lignes m-1, m-V sont les parties de ces aréUffi pénèlrent dans le chevron; les lignes fi-2, w-â' sont parallèles anlipsl fii-5i2, m-51 et peuvent être construites de la même manière.

Les lignes ti-7, o-ll et leurs parallèles t?-8, »-lâ , peuvent élre » struiles sur la face de rarbalétrier apparente en if, en opérant encore deb même manière pour les points u, o, v, t. Toutes ces lignes répondent « fonds des entailles.

Pour tracer maintenant rentrée de chaque entaille sur la face sopém de rarbalétrier non délardé projeté en h\ et sur la face inférieure à chevron projeté en Ar', on opère par un moyen semblable. Supposons^'! s'agisse d'abord de tracer sur la projection k" les lignes 2-4, 2^-6; lesptii^ 4 et 6 se trouvant déterminés par leur renvoi de la projection verticà lig. 3, ces lignes sont les traces des faces normales des deux pannes svi face inférieure du chevron apparente en k" ; opérant premièrement povt ligne 2'-(5; la trace verticale » t, fig. G, de la face normale infcricwe* la panne de croupe prolongée , donne par sa rencontre avec rhoriiooUk F O aussi prolongée, le point 30, qui appartient â la trace 51-52* cette face, sur le plan horizontal, fig. 5. La ligne de gorge âO^Smèff ligure, perpendiculaire à C />, est la trace horiaontale de la face iofèrif»'

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