CHAPITRE II. »l
découvrent te liber , l'eipoient à l'aclion d'un trop grand i]esséch«Rieiit , ipti s'étend jusque dans l'aubier ; elles sont unu caase el un signe de la détérioration des bois.
Le cadran ou la cadranure est une gerçure circulaire accompagnée d'autres gerçures en rayons qui se (broient sur l'ticorce : on ne sait pas quelle est la cause de cette maladie : il se pourrait qu'elle Tût le résultat du travail de quelque insecte.
Les geU'curea limplea et eatretanléei soni des crevasses qui commencent dans l'écorco , pénèlrcnt l'aubier et atteignent quelquefois profondément le bois [larrail. Elles sont causées par tes fortes gelées qui saisissent la sève ; reaa qni en Tait partie , en se congelant, abanilonne les autres substances avec lesquelles elle se combine ou agit pour la composition de la matière végétale. Elle se réunit en petits glaçons disséminés qui occupent de plus grHnds volumes que la capacité des pores du bois. La force qui produit celte sorte de crislatlisation , est supérieure A celle qui réunit les fibres ligneuses; elle agit en même temps que le resserrement du bois sur ta circonférence de l'arbre, par l'effet du froid; l'une et l'autre causes le font éclater avec bruit dans le sens de l'écorce au cœur. Ces gelivurcs détériorent le bois; par le dégel , la végétation ne ressoude pas complètement tes Tentes, et l'humidité qui s'y trouve renfermée vicie le bois. Nous revientlroDs sur cette maladie en parlant plus loin des bois gelifs.
La roulure est un vice occasionné par le froid d'un hiver très-rigoureux , quisaisil et désorganise enquelquc façon le liber, ou au moins quelques-uns de ses feuillets, et l'cmpèchede passera l'état d'aubier, quoiqu'il continue de fonctionner pour la transmission des malériaui qui doivent former les feuillets du nouveau liber, mais de telle sorte cependant que ceux-ci ne peuvent plus se lier avec ceui des années antérieures. Lorsque les uns et les autres sont parvenus à l'état d'aubier et même à celui du bois parbil, les couclies délruitea et désorganisées par les gelées et qui n'ont pu être remplacées, laissent une solution de continuité qui s'étend aur une grande partie du tronc de l'arbre et quelquefois sur la lol.ilité de sa circoiiférence, et forme ainsi deux cylindres concentriques, ilétacbé) l'an de l'antre et séparés par un intervalle qui a quelqueruis la largeur d'au travers de doigt. Le plus souvent cependant, la roulure n'a lien que du cAté oà Parbre a clé le plus vivement atteint par le froid , et elle uv s'étend que sur une partie de la longueur du tronc.
Ed débitant des arbres dont te bois était roulé, on ■ vt des couches nnnuelles qui recouvraient la rouliini.
99 TRAITÉ DE VAKT DB LA CHARPENTERIB.
eiactement aux années des bÎTera remarquables par lear rigoear. Il sufBt que cette maladie ait vicié un arbre pour qu'on ne puisse en tirer une pièce de charpente ; il est d'ailleurs à remarquer que, quoiqu'une roulure ne soit manifeste que sur une étendue limitée , il est rare que toute la loogaeur de Tarbre ne s'en ressente pas plus ou moins.
Le ? ent et le froid , et surtout les fortes geléos font le plus grand tort aux arbres.
Les gerçures, les fentes, les gelifures simples et entrelardées , le double aubier et la roulure sont incontestablement des Yices qu'on ne peut attribuer à d'autres causes.
Dans les exploitations , on a pendant longtemps reconnu sur les bois des traces de l'action de la gelée de rhirer de 1700 , qui se 6t remarquer par la réunion des circonstances les plus fâcheuses. Son âpreté , qui fut préjudiciable à toutes les plantes, fut mortelle pour un grand nombre d'arbres, et notamment pour ceux qui, par leur âge , leur force et leur vigueur , paraissaient devoir en être affranchis.
Une grande partie des arbres les plus dors, ceux même qui consenrent leurs feuilles pendant l'hiver, moururent; l'écorce des vieux sujets avait été détacdée du bols ; et, quoique les jeunes arbres ne dussent pas éprouver le même effet parce que leur écorce était plus adhérente , ils ne résistèrent pas mieux : on reconnut que les uns et les autres avaient été attaqués par la gelée jusqu'au cœur.
Noos aurons encore occasion de revenir sur ces vices capitaux, en parlant des bois prêts à être mis en œuvre.
La torsfon n'est pas précisément une maladie ; c'est une difformité , qui influe de telle sorte sur la constitution du bois et la disposition de ses fibres, qu'elle le rend impropre au travail du charpentier. La torsion résulte de la constance d'une même action du vent sur une partie de la tête de l'arbre , lorsqu'elle n'est pas de forme régulière et qu'elle n'est pas symétriquement placée sur la tige, ou lorsque l'arbre présente une difformité dans sa structure. Le venl tord la tige lorsqu'elle est jeune; les filaments se contournent en vis que les accroissements du liber suivent , et lorsque le tout devient bois parfait, les fibres du corps ligneux conservent cette disposition : le bois est tors et n'est plus propre à être éqoarri, parce que la majeure partie de ses fibres seraient coupées par les plans d'équarrissement.
Vesfàliaiian est une maladie de l'écorce qui se détache par feuillets. Il ea résulte une altération dans le liber et dans la qualité du bois qu'il fonrait, cette altération est quelquefois assez grande pour qu'on distingue, lors-