‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 22 sur 159 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

sciilp (tes cofnmnncs rlu déparlement que nous venons de citer , a détruit BO hectolitre): de liannelons; chaque beclolitre conleriail 48.000 iiidiridus. En supposant que le nombre des femelles fût égal ^ celui des m.llcs, la destruction des femelles, dans celte commune , a été de 1, £00,000; en supposinl que 30 des œufs pondus par chaque femelle produisent des larves qui parviennent à leur plus forte grosseur, les l.âOO.OOO femelles auraient donné . Tannée snivanlc , naissance à 34.000,000 d'individus , lesquels , en suivant la même bypollièse . auraient pu donner naissance successitemem, la doniième année, i 240,000,000; la Iroisiùme, à 8,400,000,000, et ainsi de suite. On voit avec quelle proiligicuse rapidité ces cnnimis de dos bois pullulent. I^es hannetons ne sont pas les seuls qu'on doive détruire; plusieurs espèces de gros scarabé,es attaquent la tige et tes racines des arbres, et une multitude d'autres petits insectes, notamment du genre bosiriche, ne sont pas moins redoutables : ce sont eux qui se glissent sous t'écorce; ils se nourrissent du liber et font les plus funestes et les plus r.npidcs ravages. Un voit combien il serait utile d'eticourager ta destruction des insectes de toutes les espèces ; et c'est aux naturalistes qui s'occupent particulièrement d'entomologie, â désigner les plus pernicieuses et à la destruction desquelles on doit s'attacher avec le plus de persévérance.

1,e refour est la dernière maladie des arbres sar pied, qui ont dépassé le terme de leur maturité. I<c retour se reconnaît an couronnemenl de la cime; nom qu'on a donné an dessèchement des menus branchages les plus élevés auxquels la sève ne peut plus parvenir, soit par rcfTol de l'obstruction des canaui par la matière ligneuse qui s'y est déposée, soit par l'affaiblissement de la cause qui produit le mouvement ascensionnel des Ouîdes, qai portent la vie aui dernières extrémités des rameaux. Cette dernière phase de l'existence végétale est sans remède; c'est une caducité qui ne dépend pas toujours de rage des arbres : car la nature du sol , le climat , l'exposition ont une grande influence sur la durée de la vie des végétaux. Le retour fait' souvent de rapides progrès; dès que cette décrépitude gagne les grosses branches , en peu d'années elle atteint le tronc ; elle est bientôt suivie de la mort de la totalité de l'arbre. Au premier signe de retour , on doit se hlter d'abattre le sujet qui en est atteint , et souvent il est déjà trop tard pour soit point afrectéc : aussi l'on ne doit point atpour exploiter les arbres destinés aux travani

que la qualité du bois temlrc ce symptôme lu de coRSlrnction.

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