CHAPITRE II
de bois qu'on peut faire lever loul le long de la pièce avec in scie pourqu'ellr ne loil plus formée que de bois sain. L'épaisseur de lu levée pcul être pins grande que la profondeur du sondage ; elle dépend de la moindre dimension qu'il faut conserver à la pièce principale , et du moyen qu'on a d'utiliser la levée qui doit être faite.
Dans quelques cas, cependant fort rares, lorsqu'on faisant le sondage d'un vice nuisible k U conservation d'une pièce d'une forte dimension on n*a pas élé obligé de creuser trop profondément pour atteindre le terme du mal, si l'on a la certitude que la pièce n'en est pas sensiblement affaiblie cl qu'elle peut remplir encore le service qu'on en attendait, on peut l'employer dans ses dimensions et sans faire aucune Icvl-c. Après avoir cKtirpé jusqu'à la moindre parcelle du bois vicié , et bien èquarri le trou du sondage, on le bouche avec un morceau do bois sain et très-sec que l'on ajuste avec soin, que l'on chasse avec vigueur et que l'on peut coller avec un mastic résineux ; mais on doit être réservé pour faire usage de ce moyen , et ne l'employer que lorsqu'il y atmpossibililé de remplacer la pièce dont il s'agit par une pièce parfaite.
La percussion est un moyen d'éprouver et de sonder les pièces de bots qui ne présentent point eilérieurcmenl de signes de délérioraliun intérieure. On les élève sur deux chantiers, puis on les frappe avec une masse; on peut être certain , si elles ne sont pas sonores, qu'elles renferment quelques défectuosités telles que des cavités provenant de vermoulure ou de roulure, des points de pourriture ou interruptions do fibres, des fentes et gerçures recouvertes par du bois forme après les accidents qui les ont produites; on peut même, avec un peu d'habitude et eu les frappant à diverses places, découvrir assez etaclcment le siège du vice, à moins que la totalité du boit ait perdu sa qualité sonore par un commencement d'échauITemeot et de pourriture, ce que l'on reconnaît, comme nous l'avons déjà dit, à sa couleur et i son odeur échaulTéc et désagréable, en faisant enlever quelques copeaui pour rafraîchir sa surface.
Lorsqu'on s'est assuré, comme nous venons de le dire, qu'une pièce de bois renferme quelque vice, il est prudent de ne pas l'employer entière quelque belle qu'elle puisse (ire d'ailleurs, parce qu'il y a impossibilité d'apprécier l'étendue actuelle de ce vice et sa nature, ni de prévoir quelles suites graves il peul avoir, et à quels accidents il peut donner lieu. Le plus sûr c'est de faite débiter toute pièce douteuse et de n'employer, s'il y a lieu, que ses parties assez saines pour garantir un bon service.
C'est , au surplus, aux constructeurs hubilis à juger les lolér;inccs qu'ils
peuvent se jiermettre dans le choix des bois qu'ils font mettre en œaTre ; mais ils ne doivent jamais perdre de vue qae les bois parfaits doivent toe préférés et qo'ils sont même les seuls qu'on doit admettre dans les travan, et que toute tolérance sor la qualité de la substance Ugneuse , quels que soient d'ailleurs les avantages d'économie ou de temps qui devraient en résulter, ne pourrait être que funeste à la solidité et à la durée des édifices dans lesquels les bois tolérés seraient admis.
CUAPITRE 111.