CHAPITRE
ccnire, et parce qu'en laissant poser le plomb ua iustant trùs-courl sur la iûl, il est immédiatement tranquillisé, avantage que ne prt^scnte aucune autre forme. Les charpentiers portent ce plomb dans la poche de la reslo de travail.
Fig. 6. Compai de charpentier. \\ est en Ter , ses pointes sont en acier et trempées. Lursqu'ElU'S s'émousscnt , on les afiilc sur le grès. C'est ce compas qui sert à piquer les bois , et aux dÎTcrs traces qu'on eiccute sur les pièces pour les détails des assemblages; chaque compagnon doit en Être pourvu; il se place dans la poche de droite du pantalon, le long de la cuisse à cAlé de la jauge , les poiulcs eu bas , l'une des branches en dehors de la poche.
Fîg. 7. Composa ipure» ou d'appareil. I/une de ses branches a est composée de deux Inmcs , depuis la tête c jusqu'à la base 6 de sa pointe. Im seconde branche c ne consistequ*en uneseule lame, depuis la léte c jusqu'A la base li do l'autre pointe ; elle se loge entre les deux lames jumelles de la première branche lorsque le compas est fermé. Les pointes sont pleines depuis leurs bases b et U, elles sont de la même forme, acicrécs par leurs bouts , et elles s'appliquent i plat l'une contre l'autre. La tâto du compas «st Tormée de deui rosettes en cuivre qui réunissent les lames des branches an moyen d'un clou cylindrique rivé des deux côtés et qui sert d'axe.
On fait usage de ce compas lorsqu'on a de grandes dimensions à prendre et i transporter sur les épures ou sur les pièces de bots. La disposition de ses branches fait qu'on peut s'en servir aussi comme de la fausse équerre , pt. Il, Sg. 4 , que nous décrirons plus loin.
Quelquefois ce compas est insulTisanl pour des dimensions très-étendues qui exigent de la précision dans leur transport, ou pour tracer de trèsgrands arcs de cercle. Dans quelques provinces, les charpentiers se servent alors de tillet ; ce sont de très-longues lanières d'écorcc d'arbre, notamment du tilleul , qui jouissent do la propriété de ne point s'allonger lorsqu'on les tend ; mais comme il n'est pas toujours facile do s'en procurer , OR leur a substitué l'instrument suivant.
PI. Il, Og. S8. Meture en ruban. Cette mesure est formée d'un long ruban a de tissu dv ù\ , dont un bout seulement parait dans la figure. Ce ruban est enduit d'une substance qui le préserve de l'humidité et qui lui donne la propriété de no pouvoir s'allonger que par une tension beaucoup plus forte que celle nécessaire pour son usage. Ce ruban est divisé de mètre en mètre, et chaque mètre est divisé en centimètres , toutes les divisious sont cotées i patlir du bout a garni d'un aimeau 6. Tout le ruban, qui
peut avoir dix* ou quinze ou vingt mètres de longueur, 8*enroule sur un petit cylindre renfermé dans une botte ronde en cuir c, qui n'a sur le côté qu'une étroite ouverture pour son passage. En tirant le ruban par son anneau , on le fait sortir de la longueur dont on a besoin ; pour le faire rentrer dans la botte et le rouler sur le cylindre intérieur , il suffit de mouvoir la manivelle d. Afin que le ruban s*use moins rapidement , Toaverture de la botte est garnie intérieurement de deux petits rouleaux en cuivre qui lai sont parallèles et qui ne laissent entre eux que Tespace nécessaire pour le passage du tissu.
Quelque conàmode que soit cet instrument , on lui préfère quelquefois l'usage de longues règles exactement étalonnées et que Ton pose bout à bout, ou en faisant coïncider des repères marqués sur leurs faces. Pour les opérations qui requièrent plus de justesse, et pour tracer des arcs de cercle , on se sert d'un grand compas à verge.
PI. 5 , fig. 19. Compas à verge en bois, a, longue règle en bois léger et roide ; le sapin exempt de nœuds est le plus convenable. Cette règle peut avoir quatre, cinq et même six mètres de longueur, bb, poupées en bois de cbène ou de noyer , qui sont percées chacune d'une mortaise dans laquelle passe la règle on verge a. Les cales c c sont passées en même temps que la règle dans les mortaises des poupées , et les remplissent exactement , en laissant un jeu suffisant pour que ces poupées puissent glisser le long de la règle, d d, coins en bois qui traversent les poupées b^ perpendiculairement k la règle a, en passant dans les entailles des cales c, pour les retenir à leurs places. Ces coins, frappés an maillet, servent à fixer les poupées sur la règle aux places qui conviennent, e e , pointes en acier vissées dans la partie inférieure de chaque poupée.
Pour faire usage de ce compas , on fixe l'une des poupées, celle â gauche, par exemple, et Ton place sa pointe sur le point qui marque une extrémité de la dimension qu'on veut prendre; on desserre le coin de la seconde poupée , puis on fait glisser cette poupée jusqu'à ce que sa pointe réponde au point qui marque l'autre extrémité de la dimension dont il s'agit. On serre alors le coin , et l'on peut transporter cette dimension où l'on en a besoin.
On parvient k ajuster très-exactement le compas , soit en agissant légèrement avec la main sur une des poupées , soit en la frappant à petits coups d'un côté ou de l'autre avec un petit maillet pour amener sa pointe en coïncidence avec le point extrême de la dimension qu'on veut prendre, et l'on serre peu à peu le coin à mesure qu'on approche de la précision qu'on se propose.
CHAPrTBK I.
mpas est très-longue , pour empêcher qu'elle flc- TCrs le milieu par une roulette qu'une traisième
Lorsque la verge du c l'hisKc on peut la souleni |K)tipcc porte en dessous.
Fîg. 30. Compai à verge mélaltique. Lorsque le eompas à lerge de la figure précédente n'est pas asiei grand pour prendre une longueur donnée en son entier, on la prend en plusieurs parties; mais il pcnt arriver que l'on ne puisse ainsi diviser l'opération, comme lortiqu'on a besoin de tracer flïcc cxaclilude des arcs de cercle d'un très-grand rayon; cas pour lequel j*ii fait construire le compas reprêsenti- lig. 20.
a, tube de Ter-blanc composé d'une suite de feuilles maodrinées sur le m6mc cylindre; chaque joint, suivant la longueur, est soudé bord à bord sur une bandelette intérieure également en fer-blanc. Les tubes partiels sont soudés bout à bout au moyen de viroles intérieures en fer-blanc b. Chaque virole porte intérieurement une sorte de diaphragme r, découpé avec beaucoup de précision et soude perpendicuhircnient pour eonservcr la forme cylindrique du (ube cl s'opposer à sa Oexion. Tous les diaphragmes !.ont pqrcés chacun d'un petit trou, au centre , pour ta circulation de l'air, lorsque la température varie.
dd, poupées percées cliacunc d'un trou cylindrique du diamètre du tulx' servant de verge, et traversées librement par lui. c e, coussinets cintres et entaillés, logés dans les poupées avant qu'on y enllle le tube ; ces coussinets servent à transmettre sur le tube la pression des vis.
f, vis de pression pour tiier les poupées. Une lame d'acier est interposée entre les bouts des vis et les coussinets en bois e, adn qu'ils ne soient point déchirés ; deux vis de pression à chaque poupée sont préférnbles à une seule; pour agir plus également sur la longueur du coussinet e, sans risquer il'ccruser le tube, y g, pointes fixées à vis aux poupées; on a soin de les mainlenir dans le même plnn lorsqu'on prend une dimension.
Un tube en fer-blanc de deux pouces de diamètre peut avnir jusqu'à quinze mètres de longueur, sans que la courbure résultant de sa pesanteur soit sensible, lorsqu'on le tient par ses extrémités. On fait usage de ce compas comme du précédent.
Fig. SI. Cotiipat fixe. Ce compas est en fer, ses pointes qui sont fixes, à une distance exacte de deux pieds , sont eu acier. J.e dos de ce compas |)orlc des divisions en pouces, demi pouces et quarts de pouce; il sert untqucment à mesurer la longueur des bols en grume et des bois de cha iquarris. l'our se servir de ce compas, on le lient par le mille
'lile
n de» bouts de lii
rayant k sa droite, si r.*est, suivant Tosage le plas commun, de la main droite qu*on agit ; on pose Tune des pointes au point d'où Ton vent commencer à compter, Fautre pointe s*appuie sur la pièce dans la direction de sa longueur; alors on soulève la première pointe, et en faisant tourner la tfnain en .dedans on transporte cette pointe sur le bois , toujours dans la direction de sa longueur, et Payant appuyée, on soulève è son tour Tautre pointe qu*on porte en avant en ramenant la main k sa première position ; l'on parcourt ainsi la longueur de la pièce en comptant autant de fois deui pieds que la portée du compas a pu y être placée. La fraction qui se trouve au bout de la pièce est appréciée au moyen dès divisions tracées près du dos du compas. Avec un peu d'habitude , cette opération se fait avec une grande promptitude et une eiactitudè suffisante pour Tévaluation du volume des bois bruts.
Si l'on veut que ce compas donne des mesures métriques, la distance entre ses pointes peut être fixée k un mitre, mais son usage est alors moins commode que lorsqu'il n*a que deux pieds de longueur; on peut aussi fixer la distance de ses pointes k deux tiers de mètre ou deux pieds métriques.
PI. III, fig. 18. Trusquin. Outil qui sert à tracer sur le bois des lignes parallèles à des arêtes droites; il est représenté par deux projections.
«y tige ou verge. Cesi un prisme à base carrée ; b^ platine, ses faces sont parallèles et rectangniaik'es; elle est percée d*une mortaise carrée pour recevoir la tige qui la traverse à angle droit, et qui doit glisser k frottement doux.
Cy coin qui traverse la platine dans sa largeur et parallèlement k deux de ses c6tés , sa mortaise croise celle de la tige à angle droit, et la pénètre un peu, afin qu*en serrant le coin, il opère sur la tige une pression qui la fixe invariablement; </, pointe de ferafiiléequi sert de traceret.
Pour se servir du trusquin, on tient la platine k peu près à plat dans la paume de la main droite, la queue de la tige passant entre l'index et le médius, le pouce étendu sur Tépaisseur de la platine, les autres doigts appuyés sur ses bords, sans les dépasser, pour qu'ils ne rencontrent pas la pièce de bois sur laquelle on veut tracer.
On place la pointe d à la distance où l'on veut qu'elle soit de la platine, selon récartement de la ligne à tracer, en frappant à petits coups de Tun on de Tautre bout de la tige sur un corps immobile. Le coin doit être asses serré pour que la tige soit maintenue à sa place, sans cependant lempécher de glisser lorsqu'on la frappe pour l'ajuster. Quand on veut que la tige reste
CUAPITBE I.
lUce invarialilemcril , an serre le coin par un cou|) rte marteau Appliqué suru tête ; on le desserre par un coap appliqué en sens contraire au bout <ie sa queue.
Pour Iracer une ligne, on applique la platine contre l'arêie à laquelle cette ligne doit Aire parallèle ; le bout de la tige portant le traceret étendu sur la Tare où la ligne doit tlic tracée, on fait alors glisser la platine le long de l'arËte en faisant mordre le tracerel, la platine restant constamment appliquée au bois, afin que la ligne tracée sdil droite et parallèle à l'arête. Si la pièce sur laquelle on trace est légère, on la lient de la main gRuclic en la préicDtant convenabU^ment an trusquîn.
Cet outil sert dans les petits ouvrages li régler l'épaisseur des planches dont une face est plauée, à tracer les tenons et les joues des inor-
i' Oult'U ri Inairumenli terrant à détfrminer le» poiitiont des ligne» tt dfn
II, fig. 3. Équerre à épaulemfnl . Le nom d'é^uerre est appliqué à les instruments propres n donner fangle d'une figure équarrie. Celle représentée, fig. 3. par dcui projections est particulièrement désignée par lo nom d'^uerre à épaulemtnt^ parce que sou corps a b est plus épais que sa branche ou lame a e; elle sert à tracer sur les Toces des pièces de bois ûv% lignes pcrpendicuhires à leurs arêtes. Pour cela , on pose la branche a c contre la face sur laquelle on *eut tracer, et l'un applique le cùté intérieur du corps a b contre l'arête à laquelle la ligne à tracer doit être perpendiculaire. Le tenon il, dont les deux joues sont dans les mêmes plans que les faces de la branche a c, sert â supporter le corps de l'équerrc lorsqu'il est appliqué contre la pièce de bois et dispense de le soutenir avec la main. Uoe languette le long du corps de l'équcrre, remplirait le même but, mais elle aurait l'inconvénicut de cacher quelquefois des fragments de boii qui fausseraient la position de la ligne qu'on veut tracer.
Un *érifîe l'exactitude de celle cquerrc, sur une face d'une pièce do bois bien dégauchie , dont une arèle est également bien dressée. On place l'équerrc de façon que son èpaulernent, ou corps a b, soit appuyé contre l'arête, et l'on trace une ligne le long de la branche a c. On relourM I ne Mini dessus dessous pour vérilîer la coïncidence de la avec la ligne tracée ; l'on corrige l'instrument, juK soit parfaite, en tUant du bois en dehors de la t
qa'ily en a trop. C'est podr faciliter cette correctioo que le dos de la branche o 0 a de la saillie sur le bout du corps a b, et laisse du bois à la disposition du rabot.
Fig. S. Équerre pour tracer des angles droits sur le papier. On s*en sert aussi qaelqnefois pour tracer des détails d*assemblages compliqués ; Fépaisseur de cette équerre, qui n*est représentée que par une seule projection, varie de 1 ligne à 6 lignes, on la. préfère mince pour tracer sur le papier, lorsqu'elle doit servir au tracé sur les bois, on lui donne au moins quatre lignes d^épaisseur, afin qu'elle soit plus solide. Le fil du bois doit être parallèle à rhypoténuse m n. CcIIcl représentée figure S est isocèle , pour qu'elle donne en même temps l'angle droit en o, et des angles de quarante-cinq degrés* en m et en «. On fait aussi des équerres scalènes; dans ce cas le plus grand des deux côtés adjacents è l'angle droit suit le fil du bois.
On vérifie cette équerre au moyen d'une règle bien dressée, posée sur une surface plane ; on applique l'un des côtés o m de l'angle qui doit être droit contre la règle, on trace une ligne le long de Tautre côté o n du même angle. La règle restant fixe, on fait tourner l'équerre à plat pour appliquer à son tour le côté o n contre la règle, puis on fait glisser l'équerre, jusqu'à ce que le côté o m coïncide avec la ligne tracée. Si la coïncidence est parfaite d'un bout à l'autre , du côté o m, l'équerre est exacte dans son angle droit ; autrement le défaut de coïncidence marque le double de l'épaisseur du bois qu'il faut enlever. On fait autant de corrections et de vérifications qu'il en faut pour arriver à une coïncidence parfaite.
On vérifie par un moyen semblable la justesse des angles de 45 degrés, m et n. L'équerre étant appliquée par l'un des côtés de l'angle droit contre la règle fixe, on trace une ligne le long de l'hypoténuse, puis on retourne l'équerre sens dessur dessous , et l'on vérifie si l'hypoténuse coïncide encore avec la ligne tracée. Si la coïncidence n'est pas parfaite, on enlève du bois sur l'hypoténuse, dans le sens indiqué par le défaut de coïncidence.
On peut encore vérifier la justesse d'une équerre an moyen de deux lignes perpendiculaires l'une à l'autre, construites avec le compas, et l'on procède comme il suit : On fait coïncider l'hypoténuse avec l'une des deux lignes, l'on applique une règle contre l'un des côtés de l'équerre , puis l'on fait tourner l'équerre d'un quart de tour , de façon que sou second côté vienne à son tour s'appliquer contre la règle; dans cette nouvelle position , si Téquerre est juste, on peut, en la faisant glisser contre la règle, faire colnci-
ilur son hypa[ânu;ic uvcc l'uiilrc ligne. Ce niùmc ('rncédi' sert à tracer unu ligne perpendiculaire è une ligne donnée, ijuanU ou esi ccrUiin de l'ciacttlude de l'équerre dont un fait usage.
Fig. I. Sauterelle ou fau»*e équerre, représentée pnr deux projections ; elle est composée de trois régies 6, a, b, jointes d'an bout par un clou a rné sur deux rosellcs en cuivre noyées dans le bai» -, U r^^le ilu milieu a peut luiirner librement autour de ce clou cumme aie, les deux autres b, b, sont réunies et miiiulenaes parallèles au moyen d'une cale c-, de la même L'paisseur que la régie a; celle cale est collée et consolidée par une ou deux rivnres; le» deu» régies 6fi cl la cale constituent le corps de l'équerre, que l'on fait quelquefois d'un seul morceau cviJc. I,a règle a peut s'écarter suivant l'ouTerlure des angles dont on a besoin, et lorsque l'équerre est Tcrmêe, elle se loge complètement entre les deux autres, en appliquant sa coupe inclina ry contre celle également inclinée de la cale intérieure c. Dn tenon d, qui peut tourner autour d'un clou rivé et se renfermer aussi entre tes règles b b, sert d'appui lorsqu'il est ouvert comme celui désigné par la même lettre dans la Ttg. 2.
Quelquefois la refile de bois a est remplacée par une lame de mêlai, qui résiste mieux pour appuyer le traccret. 1,'eiaciîtude de cet outil rétulle de la rectitude des régies cl do parlait parallélisme de celles b b.
Fig, 0. ^guerre à onglets. Elle est représentée par deux projections, l'une est Taitc sur un plan parallèle à ses faces, l'autre la fait voir p.ir un bout. Le corps bd f y esl plus épais que les ailerons J e xy, box/, et forme épaulemcnt des deux cAlés, alin qu'on puisse appliquer l'équerre |iar l'une ou l'autre face , en serrant un des épaulements contre l'aréic de la pièce de bois sur laquelle on trace. Les deux ailerons sont disposés de telle sorte, qu'ils donnent deux angles droits a b d, x y *, cl un angle b d a de cent trente-cinq degrés supplément de l'angle de qu,-irantc-cinq degrés. Le premier a b d, serl à tracer sur une face d'une pièce de bois une perpendiculaire à l'arëtc contre laquelle on appuie l'épauleinent ; on fait glisser l'équerre le long de celle arête, jusqu'à ce que le cùlé a b coïncide avec Je point par lequel doit passer cette perpendiculaire. Ce nii}mc angle, ou plutdt ton égal ag f, sert à vérifier inléfiearemenl , si l'angle que font deux plans est droit. I. 'angle droit x y a sert à vériDer aussi si deux plans ou lieux faces d'une pièce de bois qui forment une arête saillante, sont pcr- [«ndicnlaires l'un à l'autre.
Enfin l'angle b de a pour objet de donner sur une pièce de boit nue ligne qui fasse un angle de quaranlc-cinq degrés avec l'arCte contre laquelle
00 appuie répaalemeoi, en le faisant glisser josqa'aa point qui déiermine la place de la ligne qa'il 8*agit de tracer. Par la position donnée à Tangle X X f^f formé par les ailerons , on se procure encore un angle x y hét soixante degrés» et on angle s >* il de trente degrés*
Cet outil, emprunté à Tart du menuisier, ne sert au charpentier que lorsqu'il doit tracer des assemblages sur de très-petites pièces*
On règle et yérifie les angles droits de cet instrument par lee moyens que nous avons indiqués pour les équerres des fig* 2 et 3* A regard de l'angle de cent trente-cinq degrés, on trace, sur ia face d*une pièce de bois bien dressée, deux perpendiculaires à une de ses arêtes , ei Ton «chère le carré par une ligne parallèle à cette arête; les deux diagonales de ce carré foniavec ses côtés, et par conséquent arec Taréte de la pièce, des angles de 135 ou de 45 degrés, qui servent è vérifier celui bdeàe Téquerre* IjCS angles xx h, %x dit vérifient au moyen d'un triangle équilatéral au lieu d'un carré.
Les charpentiers se servent aussi d'équerres en fer, ûg* 29, qui ont une ligne ou une ligne et demie d'épaisseur.
Fig. 6. Niveau de fMoçofi. Il est formé de deux règles assemblées en s, à angle droit et réunies par une traverse o p, le sommet de ce niveau doit former un angle droit afin qu'il puisse au besoin servir d'équerre. Le plomb a est suspendu par une ficelle , passée dans un petit trou s où elle est retenue par un nœud ou par une petite cheville. Elle doit ccuncider exactement avec le trait vertical xXf marqué sur la traverse, lorsque les deux pieds m et « posent sur deux points exactement de niveau.
Pour placer le trait x x sur la traverse on couche Tinstrument sur une surface horixontale, on approche une règle assex longue contre les deux pieds m fi, Ton couche sur le niveau Téquerre, fig* 2, en appliquant sou corps contre la règle , puis on la fait glisser jusqu'à ce que sa branche coïncide avec le point b; alors on trace le trait dp /'.profondément, ainsi que son prolongement jusqu'au point s, ce qui fait une sorte d*encoche ; on vérifie l'exactitude du trait xx ^tk retournant l'équerre. On peut déterminer la position du trait /r/' d*une autre noanière ; du point s comme centre, on trace un arc de cercle t v sur la traverse, on établit de champ une grande règle bien dressée , mais hors de niveau ; on place Tinstrument verticalement, ses pieds posant sur la règle. Le fil i plomb prend sa position verticale, on marque alors avec précision le point où il croise l'arc de cercle; soit par exemple^; en retournant le niveau, son fil k plomb croise l'arc de cercle dans un autre point r, que l'on marque également avec précision.
CHAPITBB I. 1H
On divise l'arc l r en dcus parties égalrs en y, on h Ainsi un |H)inl du trait X y dont le pro Ion fie ment doit passer par le point s.
Il'épaÎBSeur de ce niveau est orilinaircmciil de huit i neuf lignes. Quoi qu'il soil désigné cnmme particulièrement â l'usagp du maçon , il sert également au charpenlicr ; on en construit de plusieurs grandeurs, suivant la longueur des lignes auxquelles on veut l'appliquer, et la préeision qu'on veut obtenir; nn peut donner quelquefois jusqu'à deux mètres aux cAlés ■ m, > M qui forment l'angle droit. Pour peu que les lignes à mettre de niveau aient une grande étendue, on ne doit pas appliquer le niveau immédiate ment a ces lignes; il convient de placer inlermédiaircment nne longue règle, dont ia rcclilude a été vérifiée, alln que la coïncidence avec In ligne soit plus exacte , et qu'on pnisise la juger sur une plus grande élen due ; on pose alors le niveau sur celte rogle, comme on le voit figure 8, planche 'i\.
Fig. 7. iViwau carré. 1'* niveau ne diffère du précédent que par la forme, son principe est le même ; mais il peut servir dans un plus grand nombre de cas, vu qu'en outre de l'usage qu'on en fnil comme du nivosn précédent, il peut s'appliquer par sa partie supérieure p q en dessous de' pièces pour déterminer leur position horiiontale par le moyen de leur sur face inférieure ; on peut aussi l'appliquer latéralement par l'un ilc ses cAlés p m (M q n, contre des pièces dont les faces doivent être verticales; le fil A plomb fixé au potiil s du cMé supérieur, doit toujours cutncîder avec tr trait X yoa milieu de la traverse, tracé comme il a été dit précédemment, (■'épaisseur de ce niveau est ordinairement de huit à neuf lignes, coinine celle du préccilenl.
Fig. 8, Kiceau île Jcasouf- Il seri h placer les pièces de bois de niveau par leur face inférieure, en y appliquant la règle m n. ('cl iuAlrinneiit peut aussi servir de niveau ordinaire en le retournant. Les deux trous :r et s son) destinés à loger le plomb, suivant le sens lUiis lequel un se sert de l'in «trument.
I.a plnqne p g élanl appliquée au moyen d'une faible entaille et de deun «is sur la règle m n, qui forme épanlement en dessous; l'inslrunient peut servir d'équerre à épnulement, comme celle de ta fig. â.
Fig. 9. Nireau de pente. La t>asc m n règle l'inclinaison.
Fig. 10. A'irenH de talui. Son cAté a b sert à vérilier la pnsitinn verti raie, celui t (/donne le talus.
(!es deux instruments se construisent exprès pour les |H-iik'< ri lalus »ui v.mt lesquels certaines pièces doivent être posées.
Les plombs des niveaux étant sujets à se perdre sur les chantiers et au lefage, on peut les supprimer; les charpentiers les remplacent alors par leurs plombs ordinaires, flg^ 4 et 5 de la planche 1, dont ils appliquent la ficelle dans la coche du niveau répondant au point s, avec le pouce de la main droite dans laquelle ils tiennent le sommet du niveau, tandis que de lagauche ils tranquillisent le plomb, ou font signe aux compagnons pour mouvoir le bout de la pièce qu*il s'agit de poser. Pour juger de la coïncidence du fil à plomb avec la ligne ç v, il faut se placer exactement en (ace du niveau.
Nous n^avons point figuré les instruments nommés règle$ à cause de leur simplicité; ce sont de longs parallélipipèdes en bois beaucoup plus large qu*épais, leur longueur doit être d'un nombre exact de mètres; les plus courtes ont au moins un mètre, celles le plus en usage ont deux mètres, mais pour les grands travaux on en fait de pins grandes dont la longueur Q*excède pas ordinairement six mètres ; elles servent à tracer des lignes, et à les mesurer exactement; dans cette vue, elles sont divisées sur leurs faces de mètre en mètre , celles d'un mètre et de deux mètres sont divisées en centimètres, ou en pieds , pouces et quarts de pouce. On leur préfère, pour tracer des lignes un peu longues, le cordeau, fig. 3, planche 1, mais on ne peut s'en passer pour établir ou vérifier des niveaux. On choisit, pour faire les grandes règles, du bois sec, sain et sans nœuds, et ordinairement du sapin de fil, parce qu'il est plus léger et moins sujet à se rompre. Les règles doivent être parfaitement droites , exactement d'égale épaisseur et d'égale largeur d'un bout à l'autre. La rectitude de leurs faces étroites appelées rives, d'où dépend l'exactitude des opérations auxquelles elles servent, s'oblient par l'adresse de l'ouvrier qui les exécute ; en travaillant au moins deux règles à la fois, on les vérifie l'une par l'autre. Plus les règles sont longues, plus leurs dimensions doivent êtres fortes , notamment leur largeur, afin qu'elles ne plient point lorsqu'on s'en sert de champ et qu'elles se trouvent chargées d'un niveau. Une règle d'un mètre de longueur peut avoir un centimètre d'épaisseur sur trois à quatre de largeur; une largeur de cinq à six centimètres et une épaisseur de deux a trois, suffisent pour une règle de deux mètres ; mais une règle de cinq à six mètres ne doit pas avoir moins de trois centimètres d'épaisseur sur quinze à seize de largeur.
On doit vérifier souvent la rectitude des règles et la justesse deséquerres, et les corriger dès qu'on y découvre quelques irrégularités; l'exactitude du travail, et notamment du trait des assemblages, dépend en majeure partie de celle de ces instruments.
3° OuKU Iranchaulâ pai peitttiiiîoH.
PI. 1, lif;. 8 et y. Haches. Tuules les haches suut on fer. une iiarliu Je U lame Oïl guriiid d'acier pour Toniitir le iraucliant ab; eut ucier s'ùlcud sufBsammeiil pour qu'il ne soit point enlevé par l'cflct de l'aiguisement. I.e» manches des haches sont cylindriques . aOii de glisser dans les mains; ils sont un peu aplatis pour qu'ils ne tuuriieiil pas et qu'on puisse mieux diriger les coups. I.'citrémilé de chaque manche qui pénétre dans la léle d'une hache est taillée en tenon tant soit peu pyramidal ; un coin chassé en sens iRTorse de celui suivant lequel le manche est entré , le serre dans l'œil de l'uutil et l'y relient.
Tous les manches de hache sont en bois dur et libreux , ordinairement en Irène cl de Tente, pour qu'ils soient parraitemenldc III.
Le tranchant d'une hache est le plus souvent à deux biseaui . parce qu'il ne sert qu'à enlever de gros copcaui, et par entailles; il est tracé en arc de cercle, et disposé de Taçon qu'il glisse un peu eu Trapjiant , sans qituî il briserait te Itois et ne le couperait pas.
Chaque hache est représentée dans nos ligures par deux projections vcrlicates : l'une , parallèle à la lame et au manche , Tait voir la hache de prolil ; l'autre projection , perjicndiculaïrc à ta première , rail voir la baclic par devant, l'our les principales , nous avons ajoute une coupe de l'exlrcmité du manche.
I.a hache lîg. 9 est plus forte que celle du lu ligure 8 . elle sert pour l<-.'> [iliugros ouvrages.
1^ cogiuie du bâcberon ne diffère de la hache du charpentier que |>ar la largeur de la lame qui n'est que de dcui ou trois pouces, et la même prés du Iranchaut que près du manche; et pour cette raison , il ne nous a pas paru nécessaire de ta représenter dans nus planches. La cognée est destinée à faire des entailles profondes, une grande étendue de tranchant l'empêcherait de pénétrer dans le bois; la hache au coulraire ne doit le plus souvent enlever que des.copcaux de moyenne épaisseur, un tranchaat plus étendu lui convient mieux. Quelques charpentiers se Servent de la hache pour dresser et planer le bois , et ne lui font donner qu'un seul biseau , de façon que le tranchant se trouve sur l'une des faces de la lame, le biseau et le manche sont alors du cAté droit connue ceux des outils représentés lig. tO et là ; d'au très préfèrent les haches à deux biseaux |)our s'en servir det deux côtés ; c'est dans celte sup|iusiliiin que ^onl re|iréâi:ritci's Ir^ hai:hL's fig. S et 0.
Fig. 10. Doloire oa épaule de mouUm (1). Cest une large hache qui sert à planer les faces des bois qu*on éqoarril. Elle est représentée par deux projections , Tune Tcrticalc donne son profil , Fautre horizontale , placée audessous de la première, fait voir la déviation de la douille «m, et du manche mpj ainsi que la forme du devant n d de la lame.
La lame ad cil de la doloire est plane dans toute la partie voisine de soo tranchant ab qui est à un seul biseau ; dans tout le reste de son éCendne elle est courbée, et sa douille m» n*est pas dans un plan parallèle au trandiant, afin de dévier la direction du manche mp^ d*ailleurs un peu courbé pour faciliter Tusage de cet outil.
Nous expliquerons la manière de se servir de la doloire^ qui exige beaucoup d*adresse et d*habitude , en parlant de Téquarrisscment des bois.
Fig. 11. Hache de charron. Quelques charpentiers des départements en font usage pour planer leurs bois; son tranchant o 6 est ordinairement â deux biseaux pour qu*on puisse en faire usage des deux côtés d*ane pièee de bois , sans changer de position.
Les biseaux doivent être fort allongés pour que le tranchant soit mieox affilé.
Le manche c(/ est plus court que ceux des haches ordinaires, mais en même temps la douille e c qui le reçoit est plus longue que Tœil des autres outils , afin qu'on puisse la faire plus mince el plus légère sans noire à sa solidité ; parce que, pour Tusage de cette hache qui n'exige pas de grands mouvements , il faut que l'extrémité de la lame où se trouve le tranchant ait plus de poids que sa tête.
Fig. 12. Hache à main. Cet outil ne diffère des autres haches que par sa taille et par la position latérale de son manche ci/, il a en cela quelque ressemblance avec la doloire, fig. 10.
Le tranchant a h n'a qu'un seul biseau du même côté que le oianche , pour qu'il soit conservé dans le plan de la lame qui rase et touche la pièce de bois que l'on travaille. On se sert de cette hache de la main droite , tandis que de la main gauche on tient la pièce de bois dans une position verticale et appuyée sur un objet immobile , ordinairement un billot. L'on ne s'en sert que sur les pièces trop petites , pour que leur poids les retienne asses solidement en chantier.
(i) Lv itoDi de doloire lionné à cet outil lai vicut île sa ressemblance avec le couteau tiunt les aii€ico» m; servaicùl puur démembrer les victimes : eo latio dolabra.