CHAPITRE m
d'obtunir sa stabilité pendant le travail, de lui donner la posilion qui convieDt. au moyen de cales Taciles â placer, el de l'élever, alin que l'on puisse porter tes inaiua et les yeui sur toutes ses parties, cl que les outils puissent parcourir ses faces sans rencontrer le sol.
A la forél, dans les grandes exploitations, les bûcherons se servent de Ironçons d'arbres entaillés pour chantiers, mais dans les ateliers ces tronçons n'auraient point la stabilité dé&irabic, et l'on ne se sert que de chantiers équarris, qui ne sont d'ailleurs que des rognures ou des Uiis de déinolilion qu'on ne saurait utiliser autrement et qu'on réserve pour cet usage.
Les chantiers doivent être établis de niveau suivant leur longueur, et de niveau aussi dans le sens de leur largeur, ce que l'on appelle de deimn. Ceux qui soutiennent une même pièce de bois doitent élre parallèles entre eux ou perpendiculaires à la pièce et de même niveau , c'esl-à-dire que leurs faces supérieures doivent être dans un même plan horizontal. Nous aurons occasion de décrire la manière dont on procède pour obtenir ce résultat. Ces premiers détails suffisent pour ce qui regarde l'équarrissement des bois.
Pour équarn'r un corps brut, c'est-à'dire pour en tirer un autre corps terminé par des fèces planes qui se rencontrent d'équerre, il est indispensable d'aroir un moyen de guider l'outil qui doit meltrc à découvert les faces planes du corps èquarri, qui est un parallélipipède. Il fauldonc représenter. par rapport aui formes du corps brut, la position d<^ ce parallélipipède. c'est ce qu'on obtient en marquant sur la surface du corps brut les traces des prolongements des plans â tailler. Le choii Je la position du parallélipipède le plus volumineux, ou de celui dont te rapport îles dimensions d'équarrissage est donné , serait extrêmement difllcile , s'il n'était pas évident, pour le cas de l'équarrissement des bois, que la plus grande des trois dimensions du parallélipipède doit être dans le sens de la longueur de l'arbre, et que la forme d'un corps d'arbre étant h peu prés cylindrique, le parallélipipède rectangle doit être un prisme dont les deux bases sont perpendiculaires à l'axe de l'arbre. Ces deux bases s'obtiennent au moyen d'un Irait de scie i chaque bout, suivant des plans sur lesquels il est aisé de déterminer la posilioD des quatre autres faces d'équarrissemenl par leurs traces; elles fortnenl, sur chaque coupe, un rectangle. C'est donc ce rectangle qu'il s'agit de déterminer, soit qu'on veuille oblenîr une pièce du plus grand volume passible , ou une pièce dont les dimensions d'équarrisiage soieat dans un rapport donné.
\ous supposons d'abord un corps d'arbre droit el roml. Il est 4fiif
in TRAITÉ DE L'ART DB LA CHARPENTERIE.
qo*atteiidu qu*an arbre eU on peo conique, Undls que la pîèoe qtt*OQ reol éqnarrir doit être an prisme dont la longaeor est limitée par celle de Farbre, c'est sur le bout qui a le plus petit diamètre que Ton doit ehcrcher le rectangle qui représentera Téquarrissage que pourra a?oir la pièoe qu'on veut obtenir, pour qu'elle ait le plus fort folome possible, que Tmabier soit supprimé et que toute la pièce soit en bois parfait. IjO rectangle qui dé* termine Féquarrissage doit être inscrit dans le cercle qui sépare Paubîar du bois parfait. Cette condition n'est cependant pas constaramenl observée à la forêt, par la raison qu'il n'est pas nécesuire que les bois éqoarris pour le commerce soient à vive arête, tu que , dans le transport, les coups que les pièces peuvent recevoir ne manqueraient pas de les dégrader et de diminuer leur valeur, si les dégradations portaient sur le bob parfait. Ou peut donc se contenter, à la forêt , d'un équarrissement qui laisse un peu d'aubier, sauf à le supprimer en formant avec la cognée un chanfrein sv chaque arrête. On fait disparaître ce chanfrein, en refaisant les faces en pièces au chantier, pour obtenir un équarrissage parfait, comnae noua l'avons dit précédemment.
Le commerce ne fournit que des bois de charpente carrés , parce que le plus grand rectangle inscrit dans un cercle, fig. 4, planche 4, est aa carré m bed. En effet, si l'on divise ce carré en deux triangles isooèlea netangles et égaux abe,êda, inscrits dans les deux demi-ciroonférenees qii forment le cercle entier , chacun de ces triangles est plus grand que toai autres triangles ab' ejêdfm^ moitiés d'un rectangle quelconque ah' m é vascrit dans le même cercle, puisque ces triangles ayant tous même base ei^ les hauteurs e 6, e <l des premiers sont toujours plus grandes que celke m Vy n d' des deux autres ; le carré abt d^ somme des trianglea a 6 a, a if a est donc aussi le plus grand rectangle inscrit dans le cercle.
Il en est de même du plus grand rectangle que l'on puisse inscrire daos un quart de cerclée ^6 e, 6g. 5, qui est également un carré mhd^. Lei diagonales de tout autre rectangle a' b' d' e sont égales à celles du cane abdc qui sont elles-mêmes égales au rayon eb du cercle. Les triangles égaux ab dydcoy qui sont tous deux la moitié du carré abdt^ sont plas grands que les triangles a' V d'yd d a'y qui sont les deux moitiés du feetangle a' ^ df Cy puisque les triangles ont des bases égales a if, 0^ 4f , et que les hauteurs des premiers ob,o c sont toujours plus grandes que celles m^, M e des seconds.
La fig. 7 représente le plus petit bout d'un arbre rond sur lequel oa distingue le cercle de séparation entre l'aubier et le bois parfût. Le rec-