CHAPITRE III
mier f de l'antre cdté du chevalel qnc l'on rcnrersc alors en sens contraire.
Les scieurs de long équ3TrJ<:sei)t et déhilent aussi des pi^ei cintréM comme celle représentée 6g. 8, pi. 7 ; mais il faut alors pour les Taccs coarbes qoe la lame de leur scie soil Tort étroite, alîn qu'elle puisse changer àc direction dans son propre trait poar suivre la courbure tracée sar les face« planes de la pièce.
La scie de long est employée non-seolemenl pour équarrir des arbres , ■nais aussi pour refendre des pièces déjà équarrics , et pour les débiter en cbe?ransGt soliveaux, et même en madriers et en planches; dans tous les cal lea procédés de sciage sont les mêmes. Il Taat observer que, pour avoir des pijices équarries ou refendues A des dimensions exactes, il est indispensable, en traçant, de tenir compte de l'épaisseur du Irait , c'est-à-dire du bois qui doit être enlevé par la lame de la scie, et l'on doit même calculer l'épaisseur des pièces de façon qu'elle puisse laisser le bois que doivent enlever les outils avec lesquels un doit les polir.
6° Scieriet à lames droite*.
lorsque les scies sont mues par d'autres forces que celle des bras des scieurs de long, les machines qui cITecluent )e sciage et les bàlimenU qui les renferment , composent des usines nommées scieries, et qai sont dislingaées par l'espèce de moteur qui leur est appliquée.
Les scieries sont le plus ordinairement employées au débit des arbres en planchers . en mndriers et autres nieims bois.
Les scies à lames droites mues par des machines sont montées dans de forts châssis en bois qui ont un mouvement de va-et-vient vertical entre des coulisses. Ce mouvement était produit autrefois par nne camme implantée dans l'arbre horiiontsi d'une roue  laquelle la rotation élaîl imprimée, au moyen d'engrenages, soil par l'eau, soit par lèvent, dette camme, en rtncon- I Irant la traverse inrérieurc dnchissis, le soulevait dans les coulisses, elc'é- ' tait en redescendant par l'edel du poids du châssis que les lames de scie agissaient sur les bois à scier, portés sur un chariot. l'n encliquctage mis en mouvement par le même moleur les faisait avancer à chaque coup, de la
— ■'; du chemin ouvert par les scies. Pare""* ""rition, le molenr
1 employé qu'a soulever les cblssi* ■ force plus
que l'effort fait par les scies "• ird'tini l'arhre . mis em porte
14S TRAITE DE L'ART DE IJk CHARPENTERIE.
un double oonde ou manWelle qoi donne , en tonnant, on rnowerneot de va-et-TÎent an châssis de la scie, par rintermédiaire d'ane bielle ; de celle façon , la force motrice est réellement employée à scier, et la scie parooort ▼erticalement on trajet double da rayon de la maniTclle ; on encliqœtage fait avancer encore les bois sous la scie. Dans les scieries k eaa, k*arbre tom^ oant aoqoel est appliquée la roue motrice, passe au-dessous de la scie ; dans celles mues par le vent, cet arbre passe au-dessus. Dans les scieries i manège ou à vapeur, il peut indifféremment passer au-dessus et ao-dessons; dans tous les cas, la lame de la scie est un peu inclinée afin que tooles les dents agissent pendant la course verticale du châssis , comme noos en avons déjà fait remarquer la nécessité, page 148, en parlant du travail des scieon de long.
Dans les usines à débiter les bois en planches , en madriers , el même ea chevrons et lattes , plusieurs lames de scie sont réunies dans un même châssis et agissent par conséquent en même temps; elles sont écartées, en tenant compte de la largeur de leurs traits, de façon que les bois sciés aient les dimensions marchandes.
Afin que la force motrice soit employée à peu près constamment , c'està-dire, pour qu*elle trouve une résistance à peu prés uniforme, on place deux 00 trois manivelles sur le même arbre , qui font mouvoir un même nombre de châssis avec leurs lames de scie , de telle sorte qu'il y en ait toiijoars une qui agisse , et qu'il n'y ait aucune force perdue.
7" Scies circulatrtê.
La scie circulaire est formée d'une lame ou feuille de tôle d*acier coupée circulairement , parfaitement plane , partout d'égale épaisseur, el taillée à
sa circonférence comme une scie droite. Les dents toutes égales sont inclinées dans le même sens ; leur grandeur est , comme pour la scie droite, proportionnée à la dureté du bois h scier. On donne aux scies circulaires de la voie comme aux scies droites ; la taille des scies circulaires doit être parfaitement régulière sous le rapport de l'espacement des dents , comme soos celui de leur saillie et du rayon de la scie. Les lames de scies droites on circulaires sont , en général , taillées à la machine pour obtenir la régolarité dont nous parlons, qui est utile pour la netteté et la célérité du travail ; elle est surtout indispensable pour les scies circulaires.
Les lames de scies circulaires sont traversées dans leur centre par on arbre en fer horito%lal auquel le moteur imprime le mouvement de roCatioo;
CHAPITUR III. 149
elles soni inontÉes contre une large embase qui fait partie Je l'arbre ; leori fices planes et parallèles sont conséquemment perpendicolaires h leur axe de rotation.
I.a 6g. 4, planche 10, représente par deux projeclinns *ertic«les une lame de scie circulaire b montée sur un arbre ac, et ayant déjà refendu de M* en n la pièce ^ qui avance arec une vitesse unirorme proportionnée i celle du sciage; le mouvetnenl de la pièce -^ est produit par le mi>me moteur qui fait tourner la scie. On peut monter plusieurs scies circulaires sur le même arbre , et faire ainsi autant de traits de scie à ta fois qu'on le veut; on sépare les lames de scie par des rondelles en fer , dont les faces sont parfailement parallèles.
Une scie circulaire ne peut refendre que des pitos de bois dont l'épaisseur est , tout au plus , égale à son rayon , comme nous l'avons représenté ,
Lorsque la pi^e à scier a une épaisseur trop grande pour le rayon de la ■cie , on est obligé de la refendre en deux fois : on la refend d'abord jusqu'à une profondeur un peu plus grande que la moitié de son épaisseur; on la retourne ensuite pour la refendre sur l'autre moitié de son épaisseur et dans le même trait,
La fig. U représente la pièce A refendue d'abord sur une épaisseur o m de m en n. Pour éviter de retourner la pièce , et faire le double de travail dans le même temps , on emploie deux lames circulaires montées cliaenne sur un arbre et qui agissent en même temps pour ne former qu'un seul trait commun qui comprend toute l'épaisseur de la pièce à refendre. Cette disposition est représentée par deux projections verticales, Rg. 6 ; les lames de scie a et 6 sont égales , et leurs faces sont dans les mêmes plans, lueurs arbres c, g sont parallèles; le même moteur les fuit tourner en même temps avec la même vitesse et dans le même sens. L'une des scies a refend la moitié m o de l'épaisseur de la pièce ; ['autre achève le sciage de 0 en p en pénétrant dans le trait de la première. La pièce à refendre est, comme précédemment . poassée sur les scies par le même moteur qui lei fait mouvoir.
En donnant à chaque lamu de scie 0™,38 de rayon (1 p. 9*). on peut refendre par ce moyen des bois d'environ 0™.76 (â p. i') d'épaisseur. On ne peut que dilGcilement donner un plus grand rayon aui lames de scie, i moins de leur donner en même temps une épaisseur qui a l'inconvénient de consommer trop de bois , en ouvrant un trait trop large, et d'esif» r le sciage.
liO TRAITÉ DE L'ART DE LA CHARPENTERIE.
Od fait cependant des lames de scies circulaires qui ont Josqa^è 1 *, 90 c (4 pieds) et plus de diamèlre; mais elles ne sont point propret i refendre des bois de charpente ; on ne les emploie que pour le débit des bois précieux en feuilles trés-minces de placage pour Tébénisterie. Une scie de cette espèce est formée d'un plateau circulaire de métal qui peut a?oir une épaisseur beaucoup plus grande que celle nécessaire pour Tempéeher de plier. Ce plateau est monté au bout de Tarbre tournant qui ne le dépasse point ; son bord terminé en biseau sur la face par laquelle il est joint à Tarbre , est garni sur Tautre face d*une lame très-mince, formant en plusieurs pièces une large couronne plate dont la circonférence est taillée en scie. Dès que cette scie a pénétré dans le bois sur une certaine longueur, la feuille de placage très-mince qu^elle détache passe sur Tépaisseur du plateau ; elle se courbe dès qu*eUe rencontre l'arbre , sans qu'il en résulte aucun obstacle au progrès du sciage. Cette scie est de Tinvention de M. Brunél.
On pourrait construire une scie à lame droite sans fin, qui passerait comme une courroie sur deux cylindres égaux et parallèles à la longueur de la pièce à refendre, placés l'un au-dessus, Tautre au-dessous de cette pièce. Le cylindre supérieur serait libre sur son axe , l'autre serait fixé à Tolooté sur l'arbre auquel le moteur donnerait le mouvement de rotation. Des petites cammes implantées sur le milieu de la surface de ce cylindre engrèneraient dans de petites mortaises percées au milieu de la lame sans fin, pour> lui communiquer le moufement, parce que le frottement sur les cylindres pourrait ne pas suflBre pour l'entraîner et l'emporter sur la résistance du sciage. Le diamètre des cylindres et leur écartement, qu'il serait aisé d'accorder avec le développement de la lame sans fin, seraient au moins égaux à la grosseur de la plus forte pièce à fendre. Mais la confection de cette sorte de lames , son prix , et la difficulté de réparer celles qui Tiendraient k se rompre, s'opposent à l'adoption de ce système de scie , et loi font préférer les scies circulaires.
^ Jplanissemeni de» hoU sciés.
L'équarrissage et le débit des bois à la scie ne dispensent point de les planer, de les mettre aux dimensions exactes de l'équarrissage qu'ils doivent avoir , et de les polir avant de les employer. Cette opération se fait de la manière que nous avons décrite en parlant de l'équarrissage à la cognée , et l'on y emploie également la doloire , Therminette , la besaif^ué et même la varlope, dont se servent avec succès et avec raison les charpentiers
CHAPITRR m.
tBl
'le quelques dt'parlemcnls. L'opération de planer les bais de charpente rsige du lempg et du soin ; c'est ce qui l'a Tail négliger souvent , inénie dan) les circonstances où elle aurait été utile. Uiverses machines ont été in Tentées pour étresubstilui-cs à la main de l'homme, cl obtenir en même temps un travail filas prompt et plus exact. Elles sont toutes conçues à peu prés sur les mêmes principes; mais la plus parraite parait être celle de Bramah, qui se Tait surtout remarquer par les ingénient moyens dont il a usé pour tous les iiiouvemenis. Il en a consiruil plusieurs pour ses propres ateliers, et en a établi une à l'arsenal de la marine, à Woolwich. où elle est employée notamment à plauer les bois pour les aSiiLs de canon. On en trouve une description détaillée avec Tigurcs dans Vlndutlriet.
Celle machine consiste en une ronc liorixooUile en Ter de 1~,!iO de diamètre , armée d'outils dépassant sa surface iafërieure et qui coupent le bois transversalement, lorsque celle roue, qui sert en même temps de volaut, est mise en mouvement. Douze guuges sont attachées à sa circonférence; elles dégrossissent les surfaces. Deux planes ou lames de rabot sont placées sur un même diamètre, un peu en dedans de la circonférence, pour agir ■ar les parties que les gouges ont préparées.
Le mouvement de rotation est communiqué à la roue par deux roues d'angles : l'arbre horiionlal de l'une d'elles prend le mouvement sur l'arbre ou moteur^ au moyen d'une courroie ; une poulie folle placée à cùlé de la poulie motrice reçoit celle courruio lorsqu'on veut arrêter le iiiuu*einent. Deux pièces de bois à planer sont soumises eu même leinps à l'action de la machine , une de chaque cOté de l'arbre vertical de la roue qui porte les outils, ut en dessous de cette roue. Elles sont montées sur deux chariots qui marchent huritunlalemunt et parallèlement entre des coulisses, mais en sens contraire , étant entraînés par une chaînette sans lin qui passe sur deux poulies horiiontales.
L'une de ces poulies porte sur son aie un petit pignon qui engrènff dans une crémaillère fixée à la lige du piston d'un cylindre horiionlal dans lequel l'eau est poussée, au moyen d'une petite pumpe d'injection , en avant ou en arriére, de façon à faire avancer ou reculer le piston, et par conséquent la crémaillère et le chariot à la tulunlé de celui qui dirige le travail.
I.a roue qui porte les outils peut être élevée ou abaissée et fixée à la hauteur exi^^ée pour l'épaisseur des pièces à planer par un moyen du niânu genre, La partie inférieure de son arbre porte dans un cylindre creui IjtiMrtie sufêHeureij'un piftun qui lui sert de crapaudinc; ce
li» TRAITÉ DE L'ART DE LA CHARPENTERIE.
exlnnssé en introdaisant de l*eaii eo dessous ao moyen de la petite pompe d'iiyection ; on l'abaisse en évacuant cette eaa. Deox robinets soffiient as }ea de cette pompe , soit qo'il s'agisse de régler la hauteur de roue , soit qu'il s'agisse de faire mouvoir les chariots. La machine à vapeur qui sert de moteur est de la force de six chevaux , et elle donne le mouvement k h pompe d'injection.
Quelque ingénieuse que soit celte machine , et quelque bons que aoieet ses résultats, elle ne peut pas être généralement utile aux travaux des char* pentiers « vu qu*elle ne peut pas être transportée sar différents chantiers de travail ; sa place est dans les arsenaux et dans les grandes fabriques d'oavrages en bois.
9*" Choiap du mode d\
Il est rare que les scieurs de long soient employés è refendre des pièces de bois en planches et en madriers, parce que ces sortes de bois sont fournis par le commerce qui les tire à moindre prix des usines destinées i ce genre de travail. Il n'y a que lorsqu'on a besoin accidentellement de planches et de madriers d'une plus grande longueur, ou de largeur et d*épaisseur difl^êrentes de celles dites marchandes , qu'on a recours au sciage de long pour les débiter. «
Dans les grandes exploitations des forêts , l'on équarrit peu d'arbres i la scie de long , parce que ce mode d'équarrissement est là toujours plus cher que celui fait à la hache, et qu'il en résulterait un trop grand nombre de dosses dont la valeur ne présenterait point une indemnité snflSsante. La débit des arbres en planches, en madriers et autres menus bois dans les scieries, fournit une quantité de dosses plus que suffisante pour les besoins locaux, et généralement, à la forêt comme dans les chantiers de travail, on n'équarrit à la scie de long à bras que les arbres d'un diamètre asseï fort pour qu'on puisse tirer des dosses d'autres pièces éqoanies sur des dimensions utiles.
Le plus communément les scieurs de long ne travaillent dans les ateliers de charpenterie que pour refendre les pièces achetées des marchands , aux dimensions nécessaires à la composition des charpentes.
Le commerce fournit quelques bois en grume provenant des petites exploitations faites à proximité des villes ou d*arbres d'alignement , et qu'oo doit éqoarrir dans les chantiers. Dans ceux établis près des grandes constructions , réquarrissage à la scie de long est souvent préférable i cdoi
Tait i la cognée à caosc du parti qu'on peut tirer des dosscs li l'éfat brui . pour échafaudages . planches de roulage pnur des brouettes , clAIures provisoires et autres objets pour lesquels il faudrait consommer îles bois d'une plus grande valeur. Mais le plus souvent, le choix entre l'équarrissemcnt à la hache et l'équarrisscment a la scie de long , dépend de la compara'non des frais occasionnés par l'un et l'autre mode arec la valeur desdossrs; non pas sous le rapport de leur volume brut . maïs sous celui des petits bois ëquarris qu'on peut en tirer. -
Suivant Hassenfralz, les bûcherons et doleurs qui éqoarriiseni les bois, font chacun, dans unejoarnée,19~,S0 de surface d'équarrissage, tandis que trois scieurs de long ne font ensemble , dnns une journée, que lï"*, 9S ; d'ofi il suit que chnque bûcheron produit un travail qui est presque quatre fois et demie celui d'un scieur de long. Mais il faut remarquer que les copeaux des liQcherons ne sont bons qu'a brOler. et ont par conséquent une Irès-fiible valeur , tandis que les dosses ou levées faites par les scieurs de long peuvent en avoir une d'autant plus grande, que l'arbre à équarrir est plus gro).
La première question qui regarde le choix du mode d'équarrissemenl, est la détermina tiou du diamètre au-dessous duquel il n'y a aucun avantage à faire réquarrissement des arbres k la scie, parce que les dosses ne produiraient aucun bois de service.
On conçoit que ce diamùlre no doit pas être le même pour toutes les espèces d'arbres, ni pour toutes les localités, i cause des diiïércntus valeurs des bois, des différents prix des journées d'ouvriers, et enfin parce que les dimensions d'équarrissage des plus petits bois de service ne sont par les inéates partout.
Supposons que les plus petits bois qu'on emploie dans des travaux pour lesquels on équarrit des arbres sont des chevrons carres, et que l'on veuille que chaque dosse levée i la scie puisse en fournir deux , il s'agit de déler^ ■
miner quel est le diamètre du cercle marquant le bois parfait d'un arbre qui donnera des dosses dans lesquelles on pourra débiter , aussi en bois parfait , deux chevrons. Voici la construction graphique qui résout cette qaeslion. On trace, fig. II, pi. 4, deux lignes .VA*, P<j, perpendiculaires l'uneè l'autre, dans les deux angles supérieurs, on construit les carrés qui représentent l'équarrissago dos chevrons, l'un desquels est désigné par les lettres GHIJ; on prend /A'el IL égaux; du point K, avec le rayon KL, on décrit un arc de cercle L F, qui coupe en o la diagonale fi I év Ayant tracé OK, par l'angle G du même carré , im trace pal
1tf6 TRAITÉ DE L*ART DE LA CHARPENTERIE.
Si le bois parfait d^an arbre, au liea d*6lre compris dtns on oercle NKML^ était limité par une ellipse, NK'ML', le rectangle de la plas forte pièce qa*on pourrait équarrir dans cet arbre serait ji'B'E'iy, et la dosse rqraodanl au plus grand axe aurait pour bout le segment BfME^. La pièce da plus fort équarrissage qu*on puisse tfrer de cette dosse a la même épaisseur que celle qu*on peut tirer de la dosse représentée dans le segment de cercle BMEj et la même construction donne par conséquent cette même épaisseur IH, ce qui tient au rapport qui existe entre le cercle et Tellipse dont nous afoos déjà parlé, page 125.
Connaissant les plus fortes dimensions des pièces équarries qa*îl est possible de tirer des dusses , rien n'est plus facile que de comparer la valcar de ces pièces, compris la dépense de leur équarrissement , avec la dépeue de l'équarrissement à la scie de la pièce principale , et Ton voit si la Talear du Tolume du bois équarri produit par les dosses peut dédommager aa moins de Texcédant de la dépense du sciage pour réquarrissement de U pièce principale.
SouTcnt on se contente de réduire les dosses en planches qai ont Pé paisseur usitée dans le commerce ; leur valeur se calcule rien qa*en raîsoa des frais du sciage , tant pour réquarrissement de la pièce principale qoe pour leur débit, et il n*y a alors avantage, que si on leur trouve une falear moindre que celle des planches de même espèce , fournies par les mar^ chauds de bois.
10» F(9fi<0 dés hoU.
(hi a quelquefois besoin de refendre des bois suivant leur longoenr, et soit qu*on manque de scie de long, soit qu*il s*agisse d*ouvrages grossiers, on peut recourir aux moyens expéditifs de la fente.
Lés bois résineux tels que le pin et le sapin sont d^une fente aisée, parce que leurs fibres sont droites et faciles à séparer. Soit qu'on ait coupé les arbres par billes, ou qu*on leur ait laissé toute leur longueur, onoommence à ouvrir la fente avec des coins en fer ou, à défaut de coins en fer,
tdiietion indiquée ett la traduction. C3* «- j a* et Cit « ^ é* , par coméqneat RS ^ |/}a>-H^6* et /ii « 1 6. Le tlgne — du radical donnerait k point H' répondait i U seconde solution qui n*est pas applicable à la question de réquarrissement.
Soient , Gg. 13, los dcui lignes Af.V, PQ perpcndiculairr» l'uiiv i l'aulrv, cl GHIJ le rectangle d'équarrissagc île la pièce que chaque dosse doit fournir. On Tait JL, JF, RK égaux à GJ. On porte LF, de L en O; puis on porto A'O de K en C. Le point Cest Icuenlre du cercle qui limite le bois parlait dans lequel la pièce principale aura pour figure d'cquarrissage le carré JBED{\), et dont les do^scs donneront des pièces douiréquarrissage sera déterminé par le rectangle donné GHIJ.
La seconde question relative au choix du mode d'équjirrijsement, a pour objet de déterminer la plus grosse pièce équarrie que l'on peut tirer d'une dusse; c'est aussi la question qui se présente le plus souvent. Soit, l)g.14, planche 4, ABED te rectangle de l'èquarrissage d'une pièce de bois pour un arbre dont le bois parfait est limité par le cercle auquel ce rectangle est inscrit. Pour apprécier s'il y a avantage à équarrir cet arbre à la scie de long, on veut estimer la valeur du plus fort bois cquarri que les dosses puissent produire. Si le rectangle d'équarrissemeni AiSED est un carré, et que l'arbre soit rond, les quatre dosses sont égales; il suDit donc de résoudre la question pour l'une d'elles seulement , et elle se réduit è trouver la dimension du plus grand rectangle G}P<i qu'on peut inscrire dans le segmeut B^tEqfi^ représente le bois parfait d'une dosse vue par le bout.
Cette question pourrait ëlre résolue au moyen d'une courbe déterminée par points; mais la construction graphique résultant de l'analyse étant beaucoup plus simple, c'est elle quu nous indiquerons.
Après avoir tracé la corde K}d et la ligne CO qui lui est perpendiculaire, on porte la longueur CO, de O en S (3), et du point R pris au quart de la longueur CI, un porte RS de R en //. Le point // détermine l'cpaiswur de la plus forte pièce équarrie GPQJ que l'on puisse tirer de la dosse BME (3).
(>) G J ^ a, G H = 6 . R c d\H*av<! ilu centre ia cercle clierclié ku U-iii Je Kie qui ■loitidpirer une Joue ^ r. L» cgnailiuo de IVeilitù de C G et de CA, nyoi» du in«me ecrclB.dsuDe une éi|uitian du laquelle au lin c — o ±[/ > "* -t- *■■ Dam 11 conitruclÎMCiilrNtuitXs at\KO =KC=^ia''+t'. t.e liBse —du radical répand i uu MlntMD qui o'cit p» ipplioble à réi|uarriueBieDl.
()} Peur le cil pirlîculier reprJKnléiur ta Gg. i^i dan< leqaeMo recUngle d'f querrrnap deU piftce principale e il un carré, 1c point S le Irsui* mrli1l|jnB ÂB,
{i) Si l'on lui CG rajen du cercle =a, CI=.b. ta = x. U rceUnjte GHIJ K T ^ a* — (t ■+- <}'. Eu IraiLant »Ue cipicuiou par la tniLhodc dra maiima pour que
Stil^la-H-A»-*
nS TRAITÉ DE L'ART DE LA CQARPENTERIE.
Pour faire des planches, on commence par couper la partie de Parbre qu*on veol débiter en billes (1) dont les longueors sont combinées avec leurs grosseurs, qoi décroissent de plus en pins en s'écartant de la soodM, de façon que les planches aient des dimensions assorties aux besoins habituels, et qu*on puisse en tirer le plus grand nombre de chaque bille. Une bille qui doit être refendue en planches est d*abord dépoolllée de soa écorce; on établit sur ses bouts les divisions des planches, ayant égard au bois consommé par la voie de la scie , et en observant que les dfTÎsions des deux bouts doivent être exactement parallèles, afin que les lignes battues sur la surface de la bille et qui marquent le chemin que suivra la scie, soient bien parallèles , et qu'elles se correspondent deux A deux dans un même plan pour que les planches n'aient point de gauche, vice qui diminuerait leur valeur et qui pourrait même les faire rebuter.
La bille à débiter est alors établie sur les chevalets pour opérer la séparation des planches une à une au moyen du sciage de long que nous avons décrit. Pour la facilité du maniement du bois pendant le sciage, les planches ne sont pas complètement séparées les unes des autres ; on les laisse réunies par un bout sur environ deux pouces de l^ur longueur.
Dans les scieries où le travail du sciage est fait par des machines, on n*s pas besoin de tracer avec tant de détail le débit des pièces de bois à.releQdre. Il suffit de battre longitudinalement sur la surface de la bille à débiter une seule ligne parallèle A la direction des fibres, pour servir de directrice, lorsqu*on établit cette bille sur le chariot qui la pousse contre les lames de la scie* La régularité du sciage ne dépend alors que de la perfection de la machine.
En débitant des corps d'arbres ronds en planches ou en madriers, il ea résulte que toutes les planches ou tous les madriers ont des largeurs di(Krentes, comme on en voit le trace, fig. 9, planche 11; il faut alors ea équarrir les bords après le sciage, fig. 10. Pour cela, on place les plancbei A plat les unes sur les autres, fig. 11, les plus larges en dessous, et de telle sorte que tous les traits qui marquent Péqnarissement des bords d'un des côtés de chaque planche, coïncident avec un fil à plomb m n ; un seul trait de scie les équarrit toutes en même temps. On opère de même pour lei autres bords des planches ; de cette façon , il n'y a presque point de
(i) On appelif billes let tronçons d*un corps d*arbre, les plus coorii
CUAPITHE 111.
ISS»
perdu; mais on prèr^re, pour lecommercedcs trais, que hi planches soient toalci de la même largeur , ou au moins classées sur de» largeurs fiies et usitées. A tel elTel , avant de débiter une bille, on commence par lever sur loulc sa longueur deux dosses jfjl, fig. 17. Ainsi réduite è une épaisseur donnée, on pose U bille i plat et on In débile en planches qui ont toutes une mtiae liirgeur voulue, et l'on trouve aux deux c6lés deui pelilea dosics BB. Une bille de 30 pouces au petit boat, dchiléc de celle sorte, peut fournir 16 planches d'un pied de largeur franche d'un bout k l'autre, el doux planches qui peuvent avoir un peu de Sache â un bout. Les doss«s ji soûl assez fortes pour qu'un puisse en tirer encore quelques bois de petit équarrissagc qui peuvent être utilités, ou mime d'autres planches, comme dans la tjg. IS.
Lorsque, dans une grande eiploilalion, les plus gros arbres fournissent plus de pièces équarries que les besoîus du commerce n'en demandent, une partie est cnvojéc aux scieries pour être débitée en planches, plateaux ou madriers. Os arliies, ordinairement Tort gros fourniraient, des planches plus larges que celles qu'on est dans l'usage d'employer; ils sont alors Irou' çonnés en billes aui longueurs marchandes , et refendues en quatre quartiers, comme on en voit la division, lîg. 1d. Chacun de ces quartiers est eaiaite divisé en planches qui sout d'inégales largeurs, comme celui a de lafig. 13, à moins que l'arbrene suit d'un diamètre asscifort pourqucchaque quartier B, Qg. 14, suit équarri parla levée de deux >lem\-tloises DD, ■Go d'en tirer des plancbes égales el de largeur suffisante pour le commerce. Quelquefois la grosseur de l'arbre est telle que les demi-dosses rnuruisseol encore quelques planches qui ont une largeur usiléc quoique plus étroites.
Il est souvent plus avantageux de ne pas refendre les grosses billes en qoalre quartiers , mais de débiter dans leur milieu , fig. lit, une série de plancbes dont la largeur est déterminée p,ir la levée de dosses plus furies dans lesquelles on débite encore des planches de même largc-ur. Le débit d'un arbre de SO pouces réduit en quartiers équarrîs, fig. 11, donne? planches par quartier, et par conséquent 28 planches de T pouces de largeur, tandis que débité suivant la division indiquée hg. 1S, il donne à la vérité le même nombre de planches, mais elles ont tt jiouces de largeur au lieu fie 7, et elles laissent quatre tanlibaii E qui ont plus de valeur que les huit demi-dosses obtenues par l'autre division.
Pour déterminer la meilleure distribution du débit en planches comme !s pièces de petit équarrissagi-. on Iracc sur le bnut de In bille autant
de carrés d*an poace qa*il peut en eontenir, fig. 18 ; on dwfche alors qaeUe est la combinaison de ces carrés qui marque le plos grand nombre de plinchesoQ autres bois qu*on peut débiter dans cette bille; cette nétiiode donae, pour le produit d*nne bille de 20 pouces, 32 plancbes d^n ponce d'épaisseur sur huit de largeur, et elle laisse encore quatre canUbaiê E qui peuvent être équarris sur 2 pouces d^épaisseur.
La 6g. 5 est le bout d*une bille provenant d*un arbre elliptique, sur lequel on a représenté la division en quatre quartiers , et deux manières de débiter ces quartiers en planches, suivant qu^on vent, malgré lenr inégalité, qu'elles soient larges ou étroites. La fig. 3 répond au débit d*nne bille elliptique, analogue à celui d*une bille ronde, fig. 15 et 16. La partie inférieure présente une division en vingt-neuf plancbes qui laissent de foiti caniibais DD, et dans la partie supérieure une division qni penC produire 34 planches; mais les cantibaU CCj BB sont d'une moindre valeur; enfin, la fig. 4 présente un autre système de division duquel on peut tirer 38 planches, débitées dans un meilleur sens.
On débite encore les planches d'une autre manière dans des arbres refendus par 4 ou 6 quartiers, fig. 18 et 20, et le trait de scie dans diaqneqaartier n'est parallèle à ,auGunè des faces ; mais il est également incliné pir rapport à toutes deusi. Cette méthode, dite hollandaise, a l'inconvénient de donner des planches qui diffèrent toutes de largeur et dont les bords ne sont point équarris. La fig. 19 présente le bout d'un quartier tracé pour être débité suivant cette méthode ; c'est le môme quartier qu'on a supposé établi sur les chevalets, fig. 11, pi. 7, prêt à recevoir l'action de la scie de long: dans cette figure, il est assujetti par des cales, mais quand on a une grande quantité de pièces de cette sorte à débiter, il est préférable de les établir sur des tasseaux échancrés comme dans la fig. 19, pi. 11. La fig. 21 présente deux quartiers de la division en six réunis et établis pour être sciéi.
La division des corps d'arbres par cette méthode de' débit ne peut être exécutée à la scie de long qu'en nombre pair de quartiers , à cause de la nécessité de faire traverser tout le diamètre a 6 de l'arbre, fig. 90, par II lame de la scie; ainsi il y a impossibilité de refendre une bille en cinq quartiers égaux à la scie de long, comme est représentée celle de la figure tt, qui donnerait sur chaque quartier une planche en plein bois o d; mais cette division peut être faite au moyen de la scie circulaire , la profbndear ds trait étant réglée de façon à ne point dépasser le cœur du bois.
On a observé que le sens suivant lequel les planches et les madriers soot débités, par rapport à la contexture du bois, n'est pas indifférent peur la