CHAPITRE lit
qualité des ouvrages auxquels ils sont employés. Ku examinant la coupr d'un arbre l'aile perpendiculairement à sa longueur, que cet arbre soit rond, fig. 7. pi. 11. ou qu'il «niL elliptique, Dg. 1,oq m^me équarri. Rg, i eL8; un aperçoit Oeux sortes de lignes qui marquent l'organisation yégi- Ule, les unes sont circulaires et concentriques, elles réfrandent, comme nous aTODs déjà eu l'uccfisîon de le dire , aux couches de l'accroissement annuel; les autres sont normales aux premières, elles résultent des éléments du tissu cellulaire par lesquels circulent les liquides intérieurs. Lorsque le buis est Tendu exactement sur les directions de ces éléments, ils se séparent en deux lames ou largeï^ plaques brillantes, qui sont appelées mailles par les cutriers en bois, probablement parce qu'elles paraissent lier les couches annuelle.' entre elles. L'un dit qu'une pièce de bois est sciée ou fendue sur la maille lorsqu'elle est débitée par des plans passant par les tnailtes, et conséquemmeni, pour les arbres ronds, passant par le cœur.
Les pores du bois qui sont dirigés en ce sens sont plus avides et pitu conducteurs de l'humiitité que ceux dirigés dans le sens des couches annuelles. Les planches qui se trouvent débitées de Taçon que tes mailles sont tranchées et qu'elles aboutissent à leurs Taces , sont très-sensibles aui impressions hygrométriques. Une planche de cette sorte a b c d esl représentée par le bout. Gg. 7, pi. 6, à la place oii elle a été débitée dans un arbre rond. Cette planche augmente Uc largeur par l'efTet de l'humidité, parce que les pores des mailles dirigés suîvaut des rayons e f aboutissent à ses (aces a t, de; de plus elle se voile et prend la forme représentée dans la Gg. 8. parce que les ini^mes porcs sont plus nombreux et plus serrés sur la faces b que sur la face d c, (Quoique la sécheresse puisse lui faire reprendre sa dimension . elle ne recouvre jamais sa forme plane. Si une nuire planche a' 6" C if. sciée en même position, Gg. 7, cil exposée à une grande sécheresse avant qu'elle soit atteinte par l'humidité, elle se rétrécit et se vtMie en sens contraire, comme en a' b' & d', Qg. 8. Ainsi les «llcrnattvcs de sécheresse et d'humidité peuvent faire chan;jer la largeur et la courbure d'une planche, et la rendre Irès-diffnrme si elle est sciée dans un mauvais sens.
Le même effet n'a pas lieu sur une planche E sciée par le cœur, i peu près parallèlement aux mailles ou du moins symétriquement, lig. 7 : elle augmente moins de largeur par l'erfel de l'humidité, elle se resserre moins dans la sécheresse; elle conserve la régularité de sa forme, Gg. 8.
Ce sont les cbangemenls hygrométriques , et notamment les séchei trop arides qui, en agissant sur les poiPS rayoïinanl^. font gerce
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m TRAITÉ DE L'ART DE LA GHARPENTERIE.
dre les pièces de bois précisémenl dans le sens des mailles « 'coanae en le Toit planehe 6, snr la coupe d*an arbre en grume, fig. 9« et sar celle d'une pièce équarrie, fig. 10. Les couches inlérienres, ne liiftssaBt point une dessiccation aussi rapide que celles du dehors, ne prenaeni pas nn retrait aussi grand , el celies-ci sont forcées de se fendre. La même came continuant d*agir dans la profondeur du bois , les fentes peuvent gagner le cœur ; c'est pourquoi il importe de ne pas hâter trop la dessiccation dn bois. Les pièces de bois équarries sont un peu moins sujettes à se fendre, et' celles débitées le sont encore moins. Quelques personnes diseol, en voyant sur une pièce de bois de nombreuses fentes dans le seos de ses fibres que 6*6$$ ee qui fait $a force : c'est une erreur ; les fentes altèrent toujours la force d'une pièce de bois à cause de la désunion des fibres qm en résulte.
De tous les modes de débit des planches , le plus vicieux, pur les raisoss que nous avons exposées plus haut, est celui tracé sur le quartier Ej fig. 13, |il. 11« désigné par le nom de «cta^e sur leê cerciee OÊmueie»
Pour remédier au grave inconvénient qui peut résulter dn sens snivMt lequel les planches peuvent être débitées, on a imaginé de faire passer tout les traits de scie par le cœur de l'arbre. Ainsi , après avoir refendu la bille à débiter en quatre quartiers, fig. là, et avoir enlevé l'aréle qui répond aa cœur par un pan coupé p o, fig. 14, fait à la hache où à rhermiaette , oa par une gouttière q o faite à l'herminette à gouge , on divise les quartiers par des traces tendant au centre, fig. 23. 11 en résulte des planches qui soot toutes égales ; à la vérité , elles n'ont point la même épaisseur sur kon deux bords; mais elles sont toutes débitées snr la maille du bois, et propres aux meilleurs ouvrages. On les réduit à une épaisseur uniforme avec la varlope, en enlevant du bois sur l'une des faces, et eu conservant la maille intacte sur l'autre pour le parement de l'ouvrage qui doit être apparent Non-seulement le travail est meilleur , et les planches ainsi débitées ne se voilent pas , mais l'ouvrage est en même temps plus beau ; surtout poor ceux en chêne, parce que ce bois, poli au rabot sur ses mailles, présente use foule de ses lames brillantes. Pour débiter les planches suivant cette méthode, on place le quartier à débiter dans les entailles de deux tasseaax, comme ceux m « des fig. S4 et 23. Ces tasseaux sont attachés sur les seomiers des chevalets des scieurs de long ; on cale les quartiers avec des coins fy Cj de façon que Tune des traces a h, fig. 24, coïncide avec le fil à plomb p q. Lorsque le trait a 6 est scié, on fait passer le coin e du même cùté que le coin A pour qu'une autre trace c d, fig. 23, vienne oolncider