CHAPITRE ni
avec le fil » plomli. En Taisant passer d'un cAlé i l'autre le« coins el lei planches sciées, on les combine de (elle sorte qne toutes les traces se présentent i Inir tour i l'action de la scie.
Pour éviter la perle da bois qu'on est obligé d'enlever, pour réduire les planches rerendiies en couteau k une épaisseur égale, un a pratiqué dlTfércnls autres inodes de division, qui ne donnent cependant pas un sciage •iissi unirormèmcnl bon. Suivant l'un de ces modes, on di^bile d'abord des madriers ou des planches ^, Gg. 96, qui prennent environ le tiers de la grosseur de la bilte en plein bois, el dont la largeur comprend son diamètre entier. L'on refend perpendiculairement d^1Utres planches étroites B ou des madriers B' dans les dosses ; il reste quatre cantîbais. En débitant, comme dans la flg. 97, trois madriers D ou un nombre impair de planches en plein bois, la pièce du milieu est de choix et presque sur la maille. Pour refendre les dosses S, B; on les applique l'une sur l'aiilr», comme dans h lîg. 28.
Un autre mode de débit consiste à lever d'abord un large madrier J. Bg. S9, en plein cœur de bois, et deux autres plus étroits B, A angle droit, qui se trouvent également refendus en plein bois. Les faces do ces madriers coupent symétriquement les cercles annuels ; leur sciage est pres-
que V
laille.
Les quatre quartiers C,D,E,f; sont refendus en planches, comme en DkIF, suivant la mclhode hollandaise, ou par des plans convergents, comme en f, ou enfin exactement sur h maille, comme en C. On pourrait aussi débiter les quartiers comme celui A de la lig. 1S ; on aurait moins de perle de bois, mais le sciage serait moins bon.
Enfin, l'on fend austi U bille k débiter en quatre quartiers, fig. 30, par deux trails u b,d c qui se croisent à angle droit au cieur ou centre c, et cbaquo qnartier est ensuite refendu par des traits de scie alternativement parallèles aux deux premiers. Ce mode a l'avantage qne les traits de scie sont le moins possible tangenls k des cercles annuels, el qu'ils les coupent au contraire sous des inclinaisons qui s'éloignenl le moins possible aussi de l'angle droit. La Rg. 6 représente deux modes du débit des planches, dana un arbre elliptique.
Ualgrc les avantages plus ou moins grands de ces différents modes de débit, pour la qualité des planche^i, on continue, dans les nsinos, à les scier suivant des épaisseurs égales d'un cùté i l'autre , et loulei parai une même bille, parce que toul autre système entratuerai de inain-d'(puvre et des complication) de macliinuf^
prix. Lorsque les travaux exigent des planches oa des madrien de choix ^ on se les procure en triant dans les magasins ceax qui se troavent sdés dans le meilleur sens , ou bien on les débite exprès à la scie de long dans les chantiers, seuls lieux où ces modes de sciage puissent être pratiqués.
Moreau, ancien marchand de bois de construction à Paris, a proposé, et fait exécuter pour lui, le débit des arbres en grume , suivant les divisions tracées sur la flg. 31, qui donne en même temps des madriers A^BjEr^ sciés symétriquement par rapport à la maille du bois, et d^autres madriors dans lesquels Tune des faces coupe les cercles annuels à peu près perpendîc»iairement, ce qui fait que, pour les madriers principaux et pour oeaz tirés immédiatement à c6lé , le sciage est symétrique par rapport à la maille. On peut tirer des cantibais, de petites pièces carrées telles que des chevrons. Cette méthode, comme la précédente, tient donc à peu près le milieu entre oelle du débit ordinaire et celle du débit sur la maille; elle a cependant, comme la précédente , dans la pratique , un assez grave inconvénient ^ est d*exiger un fréquent maniement des pièces, pour leur établissement eo sciage sur les chevalets des scieurs de long. Après que le madrier principal Aj fig. 31, est levé, il faut réunir les dosses et leur donner la position qu'elles ont, fig. 32, pour lever les madriers B et B'; après quoi, il (ast réunir les qualre quartiers, comme dans la fig. 33, pour lever les madrien de troisième largeur a, b^ a'^ b\ Ce qui en reste doit encore être réuni, en donnant quartier, fig. 34, pour scier les madriers de quatrième largeur c, (ff df d', et donner les traits de scie 1-2, 3-4, qui enlèvent les cantibaii Sy 9» x*, v\ pour commencer réquarrissement des chevrons e, éj g^ ff. Il faut enfin réunir ce qui reste, en donnant quartier, fig. 33, pour achever d*équarrir les chevrons par les traits de scie 3-6, 7-8, en enlevant les cantibais M, u'j s, sf.
On peut, en faisant un léger changement à la méthode de Moreau, diminuer la main-d*œuvre potir établir les dosses et quartiers en position de sciage. Ce changement est représenté, fig. 36; il consiste, après qu*on a levé le principal madrier Jy dans le tracé des madriers de troisième largeur C qu'on établit parallèlement à ceux de deuxième largeur B, ÏÏ; en approchant les dosses, comme dans la fig. 37, les quatre traits de scie 1-2, 3-4, 3-6, 7-S se trouvent parallèles, et Ton n*a à changer rétablissement en sciage que trois fois au lieu de quatre.
L*on a peut-être porté trop loin le mérite de cette méthode; car on est forcé de reconnaître que, dans la disposition des traits de scie qu'elle prescrit, il ne peut manquer de s'en trouver, comme dans les méthodes ordi-