CHAPITRE IV
horiiontDux (Je 7 ù H mèires de longueur, réuni» pnr 7 rpars nassi hnrixnnlaui qui s'y trouvent assemblés à tenons el murlsises, et qui pitrlcnl les barelles ou planches composant le Tond de la charrette , dont la longueur est égale i peu près à la moitié de celle des limons sur environ l'",SS de largeur. Les lieux exiréinités antérieures des limon» reçoivent entre elles le cheval appelé, â cause de sa position , limonier; il esl .itlelé aux limons par les chaînes ou attelles du collier, en même icmps qu'il les soutient dans la posilion boriioatale au moyen de la large pièce de cuir appelée dosstère el de la «oas-venlrière.
Deux ranchets horizontaui: sont fixés par des boulons sur les limons aux deux extrémités du Tond de la charrette; ils retiennent les burettes et rcçoirent dans les mortaises percées à Jour A chacun de leurs boots, les tenons des rarictiets verticaux qui soutiennent les ridelles ou cdtés de la voiture. Ces ridelles sont composées de chenaux horiiontaux traversés d'un certain nombre de roulons asseï serrés pour retenir les menus objets qui peuvent être chargés dans la charrette.
Tout ce bâtis est porté sur un essieu placé horizontalement et perpendiculairement aux limons, qui occnpe le milieu de la longueur du Tond de la charrette, afin qu'elle se trouve à peu près en équilibre.
Celte charrette est représentée, sur la ligure, attelée d'un seul eheral. mais on conçoit que le nombre des chevaux nécessaires pour la traîner dépend <le sa charge. Lorsqu'il y a plusieurs chevaux, ils sont placés l'un devant l'autre fl attelés à des traits communs qui sant attachés aux bouts dei limons.
Les bouts des l'usées de l'essieu sont portésdans les moyeux des roues; des rondelles et des esses, qui traversent les extrémités des Tusées, retiennent les roues, afin que pendant le transport elles ne s'écartent point et n'tehappenl point de l'essieu.
Tout chargement placé sur une voilure à deux roues doit y être en équilibre sur l'essieu. S'il était trop en avant, il pèserait trop sur le dos du limonier; s'il était trop en arrière, la sous- ventrière exercerait sur le ventre du cheval une pression qui le gênerait et lui ûtcrait la (acuité de concourir pour sa part h l'action de traîner la voiture.
Dne charrelle lic forte dimension comme celle que représente la figure. dont l'essifiu h 7 ou 8 centimètres de grosseur, pourrait être chargée de SL,000 à 8,Ji00 kilogrammes, poids n mvlron S mètre*
cubes de bois de chêne, ou i env «apîn.
Haisil est i are que les cba l'on n'ai!
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à iransporter an grand nombre de pièces dont la loogoear n*ezeédeniîi pu celle du corps de la cbarretle, tels que seraient des soliveanz^ des madriers ou des planches, que Ton pose tout simplement sur le fond, en les arran* géant par lits, dans lesquels ils sont placés jointifs, et qui s*élè?eDl ans» haut que les ridelles.
On ne peut pas placer, en bois plus longs que le corps de la charrette, un chargement aussi considérable, parce qu*il ne faut pas qu'il louche le che- ?a] limonier ; et s*il dépassait trop en arrière de la charrette, il n*y serait pas en équilibre. On est obligé de disposer les bois de deui nnanières. Lorsqu*ils n*ont pas une trop grande longueur, on les fait passer au-dessos de la croupe du limonier, en les élevant sur ufie barre passée dans les ridelles, comme on voit qu'ils sont placés dans la (igure Si. Si le cbargemest était considérable, les pièces s'élèveraient trop, la traverse qui les <^«h*^im et le devant des ridelles, ainsi que le ranchet du derrière aaraient on trop grand poids à supporter. On est donc forcé de réduire de beaucoup le volume du chargement.
Ce mode de chargement n*est pas toujours praticable. Lorsque des pièces très^longues, quoique chargées en équilibre sur Tessieu, dépassent trop le ranchet du derrière de la charrette, elles peuvent traîner sur le sol de la route et occasionner des secousses ou un frottement nuisible au mouvemeot de la voiture et se détériorer ; alors on doit les charger comme on Ta indiqué dans les deux projections de la fig. â3. On enlève les ridelles da corps de la charrette, et les pièces sont posées horizontalement sur le fond, mab ea diagonale, n'étant arrêtées sur les côtés que par les ranchels verticaux, auxquels on peut au besoin les lier avec des cordages. De celte manière, l'extrémité antérieure du chargement passe à côté de la croupe du cheval limonier et ne gène point ses mouvements.
On voit que quoique les charrettes de la forme représentée dans les figures 2i et â3 puissent supporter de très-grands poids, on ne peut pas toujours s'en servir lorsqu'on a des transports considérables de grands bois à effectuer. On fait alors usage d'une autre voiture appelée fardier, nom qoi annonce qu'elle est destinée au transport de grands fardeaux* Les pièces de bois se placent au-dessous de l'essieu et des limons, comme on le voil par la fig. â4.
Le fardier est composé de deux limons horizontaux réunis pai^ des épais aussi horizontaux, assemblés à tenons. L'essieu est engagé au-desaoïs dai limons dans des chantignoles, qui sont des bouts de bois tenus aux limas par des boulons et que l'on peut changer de place suivant la loogoear des
CirAPITBE JV.
pii'ccs quW DcQt Iraiitpuncr, ulin de dis|K)ser lu Urdier de telle sorti! que le cliargeinciil suit nu équilibre, et que le brancard le dépaise t&tet pour que les pieds de derrière du cheval liiuonier ne le rencutilrenl poinj.
iài les bois avaient une longueur double do celle indiquée dans la figure, on placerait les cliaiilitjNolea ei par conséquent l'essieu cl les roues «ers le point q.
Pour opérer le chargement d'un fardîer, on dispose les pièces qui doifvnt composer ce chargement sur deux chuntiers a a, les unes à cOlé des autres, occupant une largeur à peu prAs égale a celle de rccartemcnl des liiuoas j on forme ainsi autant de lits qu'il peut en tenir pour que le chargement, lorsqu'il est en place, remplisse le dessous du Tardivr en laissanl cependant asseï d'espace tllirc en dessous pour que les bois ne rencontrent point le sol lorsque les roues passent dans quelque ornière ou que quelque obstacle acr la route. On amène le Tardier au-dessus des pièces entre les deux roues, parallèlement aux limons, et l'on isieuà peu près au milieu de leur longueur. Dans cotte roues avec des pierres b, b, ou des coins de bois, de t changer de place. Puis on abaisse les bouts antèe que k tasseau c de devant pose sur les pièces.
cidenlel se trouve si
lait correspondre l'es!
position, on cale les r façon qu'elles ne puis; rieurs des limons, jusqu'
On lie alors lorienient avec de grosses cordes r toutes les pièces , soit aux limons soit au tasseau, suivant la largeur qu'elles occupent; on passe ensuite une chaîne de tcrtl, ou adéraut un fort cordage, sous le chargement en Taisant revenir les bouts réunis au-dessus du rouleau e ou treuil posé audessus des limons. On introduit un grand levier presque verticalement entre le lien et le treuil, de façon qu'en l'abattant dans la position //, l'on soulève le Ehargcment, Cette opération se fait au moyen d'un cordage m attaché au bout du levier/' que l'on fait passer au-dessous d'unépars ou de l'un des limons pour le faire revenir sur le bout du levier. On fiil effort sur ce cordage comme sur celui d'un palan (I) lorsque le chargement est parvenu à toucher l'essieu dans la position g h, on Oxc le bout du cordage m ,* et pour prévenir (nul accident pendant le transport, on lie le chargement ail lardier par plusieurs tours d'un (ort cordage o, que l'on peut mtme serrer au mojen d'un garrot.
Lorsque le chargement est bien fait, il est è peu près en équilibre sou*
ressîeo; il faat cependant qu*il y ait un léger excédant de poids da côléds cheral. La figure représente le fardîer dans la position qa*il aurait si Toa y avait attelé des cbevaax dont le nombre dépend de la force du chargement. Dès que le fardîer est attelé, on enlève les chantiers a a sur lesquels reposait le chargement, et les cales b b des roues , pour que les chevaux puissent agir.
On fait encore usage pour le transport des bois d*une autre espèce de fûrdierj nommé trique-bale (1), lorsqu^on a des pièces extrémemeot grosses et pesantes à transporter. La fig. 25 représente la projection Terlicale d*nn trique-bale a avec son avant-train bj chargé d'une grosse poutre. La fig. 26 est séparément une projection horizontale du même trique-bale, dont les roues sont ôtées. Le Irique-bale est composé d'un essieu /f qui est sarmonlé d'une sellette en bois g très-élevée. Entre l'essieu et cette sellette, perpendiculairement à leur longueur, se trouve assemblée une longue flèche aussi en bois d, consolidée par deux empanons e. Les fusées de l'essiea portent dans les moyeux des deux roues; le diamètre de ces roues est ordinairement très-grand, afin que l'essieu soit plus élevé au-dessus du sol.
L'avant-train b est composé d'un essieu, de deux roues, de deux liaioiisf • L'essieu est surmonté d'une sellette a, au-dessus de laquelle s'élève U cheville ouvrière /. La sellette est assez haute pour que la flèche d du trique-bale, dont elle supporte le bout, soit horizontale.
Pour charger un trique-bale, on pose d'abord la pièce de bois qa'il s'agit de transporter sur deux chantiers p p, comme elle est représentée ponctuée en m fi; Ton amène le trique-bale de manière que sa flèche soit au-dessus de la pièce, et que l'essieu réponde à peu près an milieu de sa longueur et lui soit perpendiculaire.
On élève alors la flèche verticalement dans la position g Xj puis on passe une chaîne r ou un fort cordage sous la pièce, l'on fait revenir les deux bouts en dessus de la sellette, on les réunit pour les attacher à la flèche après les avoir passés dans les espaces qui la séparent des empanons. Quand le lien de chaîne ou de cordage est bien serré et bien assuré, on abat la Oèche eo faisant effort sur un cordage dans la direction y %, on l'abaisse jusqu'à ce qu*elle touche l'extrémité m de la pièce, qui se trouve ainsi enlevée par sou autre extrémité u. On attache alors la flèche à la pièce par une forte Uga* ture Vy puis on relève la flèche pour passer l'anneau qui la termine dans la
(i) Nom formé des mots allem«D<k tragên, porter, oi ^lUn » fardewi.