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la ponrriluTC. Nous ajouterons que la carbonisation ne peut avoir d'autre ) BTaDlagcqae d'empAchcr le contact immédiat de la terre bamide avec le ' bois non cbarbonné, et qu'elle a rïnconTétiicnt de détruire une épaisseur [ de bon bois qui cxigerail beaucoup de temps pojr être pourrie dans la I terre. Au lieu de carboniser les buis qn'oti veut enterrer, il vaut mieux les I laisser intacts et les environner do matëriaui non conducteurs de l'humidite, tels que do sable et des cailloux siliceux, drs scories de forge et de I verrerie, qui laissent écouler rapidement l'eau tombée sur le sol cl qui pourrait s'insinuer le long de leurs surfaces , presque toujours située verticalement.
Ite a usé de divers moyens de conservation pour les Imîs mis'en auvre. I«s enduits de brai, de vernis, de mastics et de diverses peintures inr leurs surfaces, préviennent le retour de l'humidité dans leurs pores, et peuvent repousser pendant quelque temps les insectes qui tentent d'y déposer leurs œufs ; mais ils ne sont pas toujours sans inconvénients.
Le brai est un mélange de goudron liquide, de brai sec ou poix, et de quelques matières grasses, telles que tes suifs; il est peu coûteux et convient pour les gros ouvrages exposés à toutes les injures du temps. Ce mélange est fait sur le feu, dans une chaudière en fer; on l'applique bouillant avec ooe grosse brosse : pour qu'il remplisse son objet, il faut que les bois qu'on en veut enduire soient parfaitement secs; s'ils sont encore verts, au lieu de les conserver, le brai bâte leur destruc lion, parce qu'il renferme la sève et l'cmpéche de s'évaporer; sa couleur obscure, en favorisant un plus grand développement de la chaleur causée par l'action du soleil , contribue à un échaufTemenl qui réduit rapidement le bois en poussière.
L'usage du brai dans les grandes constructions exige la plus minutieuse cl la plus prévoyante prudence, alin d'cvilcr les incendies pendant qu'on applique cette maliére qui est oiicessivemcnt inQammablc, vu l'essence qu'elle contient. Le pont de Uax sur l'Adour fut enticreinent brûlé en 1823, immédia terne ni après son achèvement cl lorsqu'on finissait de le brayer. malgré toutes les précautions qu'on avait prises. On arail eu l'attention d'eu écarter le plus possible te ponton sur lequel on pi m de
l'amarrer sous le vent du pont , le feu aynnl p et le vent ayant changé tout 1 coup de ■ s'élevaient de la chaudière furent pott
s*élendît avec une rapidité prodigieuse â tout le poot qui était en boit de pio , sans qu*îl fût possible de farréler ; en pea de tempt toal fat omisomé.
Les Ternis ne sont en usage que pour les petits objets ; les mastks oe s'appliquent, comme le goudron , qu'aux ouvrages extérieurs. Un des plus faciles à employer est celui connu sous le nom de peimiurB mu mbh; il convient pour les bois exposés à toutes les intempéries des saisons. On applique sur le bois une première couche d'une grossière peinture à Thnile; la plus commune sufGt, et sa couleur importe peu. Lorsque cette première couche est toule fraîche on la saupoudre, soit au tamis soit i la maio, avec du sable fin d'un grain bien égal. Lorsqu'elle est parfailemeot sèche, on balaye avec une brosse rude tout le sable qui n'adhère pas i la peinture, et l'on applique sur celui qui s'y est solidement attaché une seconde coucbe de la même peinture à l'huile, que l'on saupoudre avec da 'sable de h même espèce que celui de la première couche. Après que cette seconde est sablée, sèche et balayée comme la première, on met one troisièBie couche de peinture que l'on saupoudre et que l'on traite de la mène manière. Le nombre des couches dépend de l'épaisseur qu'on vent donner à ce mastic ; le tout doit être recouvert d'une bonne et abondante peîntiiit â l'huile de la couleur qu'on veut conserver à l'objet. Il ne Caut employer que du sable siliceux bien lavé et parfaitement sec ; on le fait même sécher sur des tables de fonte ou des feuilles de tôle. I^e sable hnmide oe se colle pas à la peinture , et les sables calcaires ou terreux , le ciment et les cendres , font de mauvais enduits à cause de leur avidité pour l'eao qu'ils attirent et qui décompose le mastic.
Cette peinture est grenue et n'est pas belle; elle consomme beaucoap d'huile et exige pour son application plus de temps que la peinture ordinaire, à cause de la manutention du sable; lorsqu'elle est bien Cute et appliquée avec soin, elle est d'une grande solidité ; elle bouche les gerçores et les joints des assemblages. Il faut se garder de l'appliquer, comme tous les autres. enduits , sur des bois verts ou imparfaitement secs, vu qae l'humidité qu'elle renfermerait sans lui laisser aucune issue, causerait iafailliblement la pourriture du bois.
La peinture à Thuile faite avec de bonne huile bien dégraissée et des matières insolubles dans l'eau et bien broyées, est l'enduit qui convient le mieux pour les ouvrages de charpente , qu'il ne faut point chaîner do poids d'un mastic, et dont il ne convient point d'altérer les formes. On peut donner à cette peinture telle couleur qu'on veut ; on l'assortit ordi-