‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 66 sur 159 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

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ou CD grappes; ses graines sont ailées. De viagt espèces d'érables que l'on connaît aujourd'hui, six croissent en Europe, et dcui seulement sont comraunes en France.

L'érabla ijfeomore (1), «j'cofflotv, érable blatte, faur platane. Ses feuilles sont d*un beau vert en dessus, blanchâtres eu dessous, iliicuupces en cinq Itibes pointus et dentelés. Ses (leurs sont verdlires. 11 croit dans les Tortls et sur les monlagnes, s'Élève de trente à qunranlc pieds. Son bois est le meilleur des bois blancs; on l'emploie surtout en planches.

L'érable plane diiïère peu du précédent; il s'élève moins; ses feuilles sont d'un vert jaunâtre, et bordées de longues dents ; ses Qeurs sont jaunes. I) y en a une variété dont les feuilles sont Irès-dccoupées et crépues.

19" Dm lillevl.

Ia: tilleul à large* feuille», vulgairement Ulleut de Hollande (i), est un bel arbre élevé de cinquante i soixante pieds. Son écorce est épaisse et crevassée; ses feuilles sont arrondies; elles forment un peu le coeur; elle» sont bordées de dénis et un peu velues en dessous, surtout sur lenrs nervures; elles sont douces au loucher; ses lleurs sont d'un blanc jaunâtre, portées sur une es|iècc de foliole ou d'aileron ; ses petits fruits sont ovales, ligneux e| i eûtes. Cette espèce croit dans les foréis, elle décore les jardins.

Le tilleul à petite» feuillet ne dilTére du précédent que par la pelltessc de ses feuilles, qui sont lisses es dessus et en dessous, et qui n'ont que des touflcs de poils roussâlres aux rauiifica lions de leurs nervures.

l<e tilleul arz/enté a ses rameaun couverts d'une écorce grise et cendrée ; le dessous de ses feuilles esl couvert d'un duvet blanc.

On cultive depuis longtemps en France le tilleul d'Amérique, qui s'élève k quatre-vingts pieds. Ses feuilles sont grandes, échancrées en cceur i leur base, rélrècies en pointe i leur sommet, et unies.

Le bois du lillcul est blanc, uni; ses Dbres sont serrées, néanmuitu il est tendre cl facile à travailler; on s'en sert en menuiserie principalement. Il est trop mou pour faire de bons assemblages de charpenterie. Son écorce tert i faire de gros cordages <

8tf0 TRAITÉ DE TAET DE LA CHARPENTERIE.

SQo Du platane.

Le platane d'Orient, aocienneineni plane (1), est le seal arbre de ce genre qui ait été acclimaté en France. On attribue son întrodaclion eo Europe à Nicolas Bacon , père do chancelier, qui le premier fit planter cet arbre dans ses jardins. Ce n*est qa*en 1754 qae Louis XV fît venir des platanes d*Ângleterre pour les placer autour de Trianon. Depuis celte époque, on en a cultivé de tous côtés.

Le platane d'Orient 8*élè?e à une grande hauteur sur un tronc droit et uni. Son écorce, d*un vert gris, se détache annuellement par grandes plaques minces à mesure qu*il s'en est formé une nouvelle. Ses feailles sont amples, unies, légèrement velues en dessous dans leur jeunesse, découpées profondément en lobes, dentées, et souvent irrégulières; ses fleurs, qui paraissent en mai et juin, sont verdâtres; elles sont très-terrées et forment des globules comme veloutés de douze à quinte lignes de diamètre, qui pendent trois à six ensemble à une même queue. Dans les provinces dA Midi, il acquiert une grande force. Les anciens citent des platanes qui avaient des dimensions gigantesques auxquelles ceux plantés dans nos climats n*ont pas encore eu le temps de parvenir.

Le bois du platane a peu d'aubier ; il a quelque ressemblance avec celui du hêtre, cependant un œil exercé ne s'y méprendra point. Il est susceptible d'un beau poli, mais il a le défaut de se laisser aisément percer par les vers. Il se coriserve bien dans Teau.

Du temps de Pline , on voyait en Lycie un platane donc le tronc était creux et formait une grotte de quatre-vingt-un pieds de tour.

Le platane d'Occident, ou platane d'Amérique , a beaucoup de ressemblance avec le platane d'Orient.

M. Michaux parle d'une pirogue d'Amérique de soixante-cinq pieds de long, faite d'un seul tronc d'un platane d'Occident.

21« Du saule.

Il n'y a point d'arbre dont les espèces ou variétés soient présumées si nombreuses: quelques auteurs ont cru pouvoir en compter jusqu'à deux

(t) Flaianut orientalit.

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