‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 78 sur 159 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

coups de maillet dans les troDi d'une des deux pièces; ils sont cnsuilc inlroduils <Ic l'autre bout liaiis les Lrous de l'aolre pièce qui est amenée en joint à coups de masse.

b est un faux tenon qui pénètre de la moitié de sa longueur dans chaque pièce; ce tenon est entré de force dans les mortaises et cUevilIc.

cesiuue clef qui traverse les deux pièces^, S; et les serre l'une contre l'autre au moyen de deux clavettes; avant qu'on adoptât l'usage des hou- Ions, celle clef et ses clavettes en tenaient lieu.

La Gg. 5 représente encore par deux projections la réunion longitudinale (les deux pièces de bois ^, il, maintenues par divers moyens, a, n, sont deux clefs logées en dessus et en dessous des deux pièces dans des entailles dont les c6tés sont en coupe; les clefs sont introduiles dans les entailles en glissant ; lorsqu'elles sont en place et que les deux pièces sont bien serrées l'une contre l'autre, on lixe les clefs en les clouant.

b, b, sont deux clefs en doubles queues d'bironde logées dans des entailles Irès-justes et qui forcent même Is pression en joint ; une clef h queue est au-dessus, une autre au-dessous : elles sont maintenues en place par des clous ou des vis.

c clef à queues d'hironde avec un coin d, cette clef traverse les deux pièces dans les mortaises qu'on y a ouvertes : elle n'occupe qu'une partie de l'étendue de la mortaise , le surplus est rempli par l'autre clef taillée un

tf Dénie assemblage avec deux clefs i queues d'bironde et une clef en coin g placée entre elles.

A grosse cheville qui traverse les deux pièces et est aHucie par les deux bouts, pour remplir les deux lrous qu'elle traverse et qn'on a eu soin d'évaser en long par leurs orifices extérieurs. Les coins en bois durs sont chassés à coups de marteau dans des fentes ouvertes avec un ciseau dans une position perpendiculaire à la longueur des pièces -i. B, afin que la pression se porte aiir le bois debout , vu que dans un autre sens elle ferait fendre les ^èces.

IhI fig. 4 représente quelques ferrements employés pour serrer deux |Héces de bois A, B, accolées; sur la droite en ^' £',sur la gauche en ^' B', A' B', A^ A% sont quatre coupes des pièces A, D, avec les projections des ferrements qui les unissent, a lien à vis et écrous avec bride ; b frellc simple; 0 frette serrée avec des coins en bois ou en fer; d, boulutis à vis et écrous de diflercntcs formes. Nous aurons occasion de donner d'autres dé-

is sur ce sujet en |).irlant de l'emploi du fer dans les assemblages.

11<» Asuemblages longitudinaux des planchée et ties ntadriert,

Fig. S, pi. SI. Conpe de quatre planches par on plan perpendiculaire à leur longueur : elles sont assemblées en a à plat-joint, en h en fausse coupe, et en c avec fausse languette rapportée dans la rainure creusée sur l'épaisseur de chaque planche : cette fausse languette doit être à bois ddMmt, comme nous Tavons déjà fait remarquer au sujet des pièces A^ B', fig. 1.

Fig. 6, assemblage des planches à joints recouverts.

Fig. 7, assemblage à rainures et languettes simples avec fadx tenons dieviilés d; ces tenons sont toujours à bois debout dont le fil est perpendiculaire à la longueur des planches.

Fig. 8, assemblage à doubles rainures et languettes.

Fig. 9, assemblage dit à grains d^orge.

Les assemblages des fig. 6 , 7 , 8 et 9 , sont représentés par des projections sur un plan parallèle aux planches ou madriers , et par des coupes perpendiculaires au fil du bois, suivant la ligne m n commune à ces quatre figures.

Fig. 10, assemblage de planches à joints recouverts avec rainures et hnguettes ; les planches représentées par leurs coupes J, suivant on plan perpendiculaire au fil du bois , sont clouées sur la solive B projetée selon sa longueur sur le même plan. Les tètes des clous x sont couvertes par les planches â mesure qu*ellcs sont posées.

Fig. 11, ^, ^, ^, planches assemblées entre elles à rainures et languettes, et dans la traverse B également à. rainures et languettes avec tenons e( mortaises /*.

là* Assemblages à endentures usités dans la charpenierie naioaie*

Les rainures et languettes de la fig. 1, pi. âl, maintiennent les pièces assemblées parallèles, mais elles n'opposent point de résistance au glissemeot qui peut résulter d*un effort dans le sens de la longueur des bois, ou delà courbure que leur Hexibililé peut permettre. Les charpentiers , notammeot ceux de marine , ont ajouté à ce mode d*assemblage des emlenis ou crem qui fixent invariablement les unes aux autres les pièces jointes longitadioalement : les cndents sont intérieurs ou apparents ; nous ne décrirons iciqae les endents intérieurs , qui sont employés particulièrement pour la confection des grands mâts ou des vergues, et qu*on peut appliquer avec avantage

CUAPITBE Vllt. SOIS

à d'aulres (lièccs de charpenlcric civile ; nous aorons occation ilo parler det endmli apparents lorsque uous Iraitcrous des poulres rormées par plusieurs pièces figurées pi. 37, 38. 30.

Cn tnàt supposù coucliâ horiionlalcmeot est représeulé Og. 17, pi. 9S, par ODC projeclioii verticale sur un plan parallèle à son aie el k l'un des joïflls, cl par une coupe suivant un plan perpendiculaire au premier, passant par la ligne M A',- cette coupe fait voir par k-urs bouls les quatre pièces O, V, y, X, qui composent le mât, séparées par les traits de leurs joints h rainures cl languettes qui perlent les endenture*. Les pièces V, y, sont les Hules a|)parentes sur la projection verticale.

La fig. 18 contient la projection et la coupe des deux pièces O, X, qui forment une moi tic du même mât et desquelles ou a dèsassemblè les pièces V, y, de l'antre moitié du mât , pour faire voir dans la projection le tracé (les endenti carrés en saillie et en creui qui s'ajustent â ceux (aillés en sens inverse sur les pièces U, F.

l-a lig. 19 est relative â la construction d'un mAt compose de deux pièces y , Z , qui sont vues par le bout dans la coupe suivant la ligne M, A'. de la projection verticale , oïl In seule pièce Z désasscroblèo est représentée pour mettre ses endcntures cn évidence. Civiles de la pièce ¥ sont en sens cuutriires , c'est-à-dire que ce qui est en saillie sur l'une est en creux sur l'autre.

On compose des mâts d'un plus grand nombre de pièces. On en volt des exemptes dans les coupes ligures 30 et SI ; les joints sont marqués sur ces deux figures sans avoir égard aux cndentures. pour indiquer plus clairement la disposition de leurs plans principaux.

Lorsqu'un mât ou tout autre assemblsgc longitudinal est formé par la réunion de plusieurs pièces autour d'une autre principale *, fig. 80. 31, S3, celle-ci se nomnic la mèche, les autres sont les fouh-urea.

Les assemblages longitudinaux avec dentures intérieures s'appliquent fort bien à la composition des pièces carrées, comme seraient celles qui auraient pour équarrissages les carrés ponctués, lig. 30 et 31 , et celles vues parle bout, Ag. 23et S3.

Les cndcnls carrés des fig. 18, 10 et 31 , sunt , â longueur el épaisseur égales , plus solides que ceux obliques ; on les emploie lorsqu'il faut empêcher le glissement des pièces dans les deux sens sur leur longueur. Les endentures obliques qui forment des queues d'bironde sont prèrèrables lorsqu'il s'agit de s'opposer à un glissetuent dans une seule direction, et surtout â la courbure, parce que leurs emients surmii comme des coin* ; il*

unissent bout à boat les fibres du bois , tellement qu'il n*j a , pour liosî dire, plus de solution de continuité sensible dans la roideor qu'elles opposent à une force qui tendrait à plier les pièces.

La solidité des endentures dépend de leur longueur, ru que celte solidité résulte de la cohésion des fibres du bois dans la partie où chaque endeit tient aux joues des rainures ou des languettes dans lesquelles il se troofe entaillé. Les rainures et languettes, quel que soit le Iracé des endents, doivent être établies dans le fil du bois de manière que les principales fibres ne soient point tranchées, pour quelles résistent également d'un bout à l'autre des joints. Pour qu*un assemblage par endents intérieurs soit inébranlable, il faut qu*il soit coupé-avec une précision parfaite. Les endenlires n'ont de force que parce que la résistance est répartie également entre un grand nombre d'endents, chacun n'ayant à fournir qu'une faible partie de cette résistance. On conçoit qu'il faut par cette raison, que tous les ea-

dents soient également serrés dans leurs joints partiels, autrement, s'il yen avait un qui fût plus serré que les autres, il supporterait seul tout l'effort de l'assemblage; cet effort pourrait le faire éclater; celui qui serait le plas serré après lui éclaterait à son tour, et Fendenture pourrait de cette manière être ruinée complètement.

Dans la disposition des endents carrés, les crans peuvent être distribués de telle sorte , qu'aucun d'eux ne corresponde à un autre , afin qu'ib for* ment comme des contre-forts distribués le long des languettes et des rainures pour qu'elles soient moins affaiblies; mais pour les endentures obliques, il est nécessaire que les crans des endents se correspondent et qu'ils leur donnent une forme en queues d'hironde symétriques , afin que les efforts latéraux se contre-boulent , que les endents se serrent mieux , et qu'us ne déjettent point les joues des rainures et languettes dans lesquelles ils sont Uillés.

15*» Moises.

Autrefois le nom de tnotse signifiait la moitié d'une poutre fendue an iong(l) ; aujourd'hui on ne donne le nom de moi«e« qu'aux pièces jumelles qui embrassent deux autres pièces, le plus souvent en les croisant pour les lier

(i) Moite y trefscié an long à la iutie épetteur d'une demi povirg. (Abrégé ila ptnDèle des langue» française et latine du père Phil. MoncC , i63i.) Motte et moiam oot nswfié daai rancien laoga^ moitié.

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