CHAPITRE IX
lie leur juugc, que ddus avons décrite, page 39 cl Ug. 1, pi. 1, pour tracci' les lignes parallôles o u,ii i, mr,ni, Ip, tiq, qui inarqucQl la lurgL-ur île la >tiortais<: ei l'épaisseur du tcnuri. Ils Tout colnciiier pourcelii U ligne ilo milieu dv la jauge avec la ligne do milieu de la pièce de bots, et ils traceiil (le chaqui- côlé de la jauge. Cette niclhoJe est plus eipëdilivc, luaia die n'est pas aussi ctaele; on ne juge pas toujours bien la coïncidence de la jauge, lu tracerel use rapidemeul ses bords et les ligues Iracécs nu sunl pas toujours droites cl paraiièles. D'ua autre cûlé, les tenons et morlAiscs d'une charpeale u'out pas toujours les mËoics diinunsions. tl nous parait donc préférable de tracer chaque ligne par dus poinb piqués avec soiu, et nous coQseilloHs, pour les travaux qui demandent du l'exactiludu. l'usage d'une règle d'acier, des niêmes dimensions qu'un donne buk jauges.
Le trace des entailles, pour l'a^semblagu de deux pièces qui se croisent, comme celles d'une croix de Saint-André, se réduit, sur chaque pièce, aux lignes de joint, à leurs reoconlres par deux traits »ur les faces de parement, pour marquer les largeurs des entailles ; et à tracer, sur les faces normales, les lignes parallèles â celles de milieu, qui en limiteat la profondeur.
Le trace étant exécuté avec soin et vérilié, on litre les bois aux compaguons pour tailler les assemblages.
IS" Coupeê Je» auemblagci.
Nous prenons pour exemple l'exécution d'une niortaigo cl du son lunun, parue que cet assemblage présente toutes les diOicultés; et iursqu'oa saura l'exécuter, on saura exécuter tous les autres.
La pièce B, fig. 8, pi. S7, étant sur ses chantiers, sa face d'assemblage eu dessus, comme elle est vue en B', un compagnon nionte dessus, si elle est très-épaisse, sinon il se place de manière qu'elle se trouve entre ses jain- Ites; il perce avec la tarière, dont il tienU'axe do la miche vertical, autant de trous que peut en contenir l'étendue du rectangle hoke, jusqu'à la profondeur que doit avoir la mortaise. Il vérifie la profondeur de chaque Iruti avec une petite broche en bois , fig. 9 , sur laquelle cuUo pronfonduur est marquée par mie entaille, ou bien il fait sur la mèche de la tarière un trait de craie, pour marquer la longueur dout elle doit s'enfoncer dans le bois.
La grosseur du la tarière est â peu près égale â la largeur du la mortaise et ne doit jamais être plus forte ; les trous doivent être très-près les uns des autres; les joues de In mortaise ne doivent jamais être atteintes par aucun
d*eax. On amorce chaque trou arec la gouge en fer, fig. Stf , pi. 1. Unqa*ils sont tous parvenus à la profondeur que doit avoir la mortaise, oo la dégorge avec le bédane de la besaîguS, ou avec le bédane ordinaire, qa*on fait agir en frappant sor le manche avec un maillet. La partie rampaate, répondant au rectangle huik, est formée en enlevant le Imhs dans le sens de son fiU avec le bédane, que Ton couche suffisamment sur son biseau. L*on dresse et recale ensuite toutes les parois intérieures , avec le ciseau de la besaiguS. Pour donner à la mortaise une même largeur , depuis son onverture iusqu*au fond, on se sert d*une jauge qui a ezactemeol pour largeur celle de la mortaise et qu'on descend dedans verticalement. Ce n*est que pea è peu et en n'enlevant que des copeaux très-minces , qn*on augmente h largeur de la mortaise vers le fond, afin de faire ses joues bien parallèles et perpendiculaires à la face d'assemblage, et Ton se guide avec une équerreea fer, de la forme de celle représentée 6g. 29, pi. S, mais beaucoup plus petite, dont on af^lique une branche sur la face d^assemblage , tandis que l'aolre pénètre dans la mortaise et s'appuie contre la joue qu^ll 8*agit de dresser (1).
On se sert aussi de l'équerre en T^ fig. 9 , pi. S5 , qu'on fait en boisoa en fer ; on applique ses deux extrémités m, n, sur la face d'assemblage, perpendiculairement à la longueur de la mortaise, tandis qae la petite brasche 0 p descend verticalement et peut s'appliquer successivement contre les deux joues.
On se sert plus commodément de l'équerre à coulisse en fer, fig. 10, formée de deux règles. L'une, o p, glisse dans la mortaise de l'autre m n. Une des parois de cette mortaise est dressée avec précision pour que l'oatii donne des angles droits. Une vis à tète s transmet sa pression à la règle o p pour la Gxer , par le moyen d'un coussinet g et d'une tige contenue dans l'intérieur de la règle m n. Cet outil sert en même temps à sonder la profondeur des mortaises et à dégauchir leurs parois.
Cette équerre peut être suppléée par le petit instrument de bois, fig. 9, pi. 27, nommé quilboquet par les menuisiers, qui s'en servent aussi poor sonder la profondeur des mortaises. La règle a , qui sert à sonder , glisse à frottement serré dans l'entaille du petit billot 6. Tous deux sont en bois
(i) On trouve clans Félibien, et dam les Dictionnaires qui Tont répelé d*après lui, au mol Tirê'boucUr, ouiildont Ut charpentiers te servent pour dégauchir le dedans det moriaiset i mais on n'en donne aucune description. Il est probable qu*il a quelqae resaeoblaoce avec Tun de ceui que nous indiquons.