‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 89 sur 159 · CHAPITRE IX. 33Î · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. 33Î

dar ; il font entre eux un angio tiroH qu'on obtient en enlevant du bois sur lescùléidu billal.

Quant A la pente de la gorge de la mortaise, on ne l'incline qa« peu i peu, et l'on Térilie son inclinaison parle moyen d'une r^le m, et d'une busse équcrrc 9 ouverte suivanl l'iingle i^ s 17 du tracé du tenon, sur la face de parement de la pièce ji ; on les présente contre la face d'assemblage de la pièce B, comme elles sont ponctuées fig. 7.

Lorsque la mortaise est terminée , on entaille t'embréTemenI; pour cela on coupe son about par un trait de scie (1), très-près de la lignes ^ de la face d'assemblage, jusqu'à la prorondenr x x' marquée sur les faces de parement, et Ton enlève le bois sur les deux joues, avec la besaiguS ou l'herminette, jusqu'à la lignes j' qui marque la pente du pas de l'embrévement sur les faces de parement projetées en B, llg. 8. Quelques charpentiers préfèrent entailler et dresser d'abord l'embrévcmeot, avant de crtuscr la mortaise. Cette méthode est préférable, parce que le plan du rampant suivant s X', qui forme le pas de l'embrévement, est dressé plus facilement et avec plas de justesse. A la vérité un ne peut tracer la mortaise qu'après que l'entaille d'cmbrévement est faite, dressée et son about recalé, mais il en résulte aussi que les bords de la mortaise sont plus nettement coupés. La mortaise est représentée entièrement terminée , dans les projections B, B', B', de la fig. 7.

Pour taillerie tenon, la pièce étant sur ses chantiers de niveanel posée sur une de ses faces de parement comme dans la projection â, deux compagnons abattent d'un trait de scie vertical et très-rapproché de celui tracé sur la pièce eu x w, le prisme vertical, dont la base est le triangle x a te.

Le plan qui résulte de ce trait de scie, est dressé arec la bcsaiguË suivant les traits mx, xx, x^i *"«>, qui entoun-nl le bois et qui paraissent sur les projections^, ^', A^; il est projeté en ^i. On marque sur ce plan l'épaisseur du tenon, par deux lignes m q, h p, qui rencontrent ce qui reste de celles qui ont eu le même objet sur la face d'assemblage projetée en ^', et sur le bout projeté en A^ ; un y trace aussi la ligne x' x't qui marque l'ernbrévemenldesépaulementsdu tenon, et enlin, la ligne ^Z', qui limite ta longueur du tenon, c'est-à-dire , la quantité dont il doit pénétrer dans la mortaise. L'about du tenon et de son embrévctncnl est marqué par des hachures croisées sur le plan -J*.

n% TRAITÉ DE I;ART DE LÀ CHÂRPENTERIE.

La pièce étant toujours <lans la position que nous avons indiquée taJ,\n deux compagnons coupent encore, d'un trait de scie vertical, le prisme dont h base est le quadrilatère fwg' g* Le rectangle fg g f qui résulte de ce trait de scie est représenté , en ^% fig. 10, le bout de la pièce A éUat projeté isolément sur le même plan. Après qu'on a dressé ce rectangle, oo y trace les lignes m qjnq^ qui marquent Pépaisseur du teooo. Elles rencontrent celles qui ont déjà marqué cette épaisseur sur les faces projetées en A^ et sur le plan d*about AK Le rectangle m qip n sur lequel les hachures sont croisées, est le bout du tenon.

Le bout de îa pièce de bois étant dans Tétat que nous venons d'indiquer, les deux compagnons donnent un trait de scie vertical sur la face de parement projetée en A, très-près du trait x^ %; ils donnent ensuite denx fois quartier pour faire enfin un dernier trait de scie sur Tautre face de parement très-près du trait qui serait marqué/^ v si cette face était vuedaas la figure. Ces deux traits de scie ne sont enfoncés que jusqu'aux lignes qii marquent, sur les faces d'assemblage projetées en Â^ et sur le plan d*abottt A^j répaisseur du tenon. Le compagnon , chargé de l'exécution da tenon , donne alors quartier à la pièce A^ pour la mettre en chantier sur la (ace qui porte la ligne de son joint d'about x x^Xk face qui porte la ligue du joint de gorge v z étant en dessus , comme dans la projection A^; puis il abat, avec la hache, qui fend le bois, tout celui dont le fil vient d*étre coupé de chaque côté du tenon, jusqu'à ce qu'il approche très-près des lignes qui en marquent l'épaisseur , suivant lesquelles le tenon est recalé sur ses deux joues, et amené à la dimension qu'il doit avoir pour remplir exactement la mortaise. On recale également avec la besaiguC les rampants des épaulcmcnts du tenon, qui forment l'embrévemcnt.

Le tenon terminé a la forme représentée par les projections A ^ A*y A^^ de la fig. 7, dans laquelle les deux pièces de l'assemblage, fig. 1 , sont achevées et désassemblées.

La coupe de l'assemblage terminée , on met en joint les deux pièces. L'on ne perce les trous des chevilles, comme celui indiqué sur la figure 1. que lorsque toutes les pièces du pan auquel elles appartiennent , sont eo joint et que tous les assemblages sont parfaits.

On doit éviter de mettre en joint et de désassemblcr les pièces plusieurs fois, parce que cela a l'inconvénient d'alaiser les assemblages qui doiveot au contraire être le plus serrés possible.

Pour couper l'assemblage de deux pièces qui doivent se joindre par eotaillcs , comme celles de la croix de Saint-André , on fait deux traits de

cuAi'iTnE IX. ni:i

iàv près lies lignes qui marquent, sur Ici faces tic p.irumcnl, In largeur dr chaque eiiUÎUe. jusqu'aux lignes qni en limiteiil la profondeur sur les Taees iioruiales. cl l'on cnIcTc . h la hacbc . le bois compris entre ces deux Irails lie scie ; l'entaille est ensuite recnk^c et mise i sa dimension précise, jivoc la besaigué.

16° Piqutdvs bail Mb/tlaritéi.

Lorsqu'un assemblage doit être formé de deux piËccs débillird^s E, B, comme celui représente en projection horizontale, llg. 8, pi. 31 , et par deuK projections Terlicalcs, li^. 0 et 10, le piqué des lignes de Joint x y, ■ V, est plus compliquL< parce que. les faces des pièces n'étant plus verticRlcs, le lil i plomb ne peut plus leur être tangent dans toute l'cteuduc de chacune d'elles. On est alors obligé de suppléer les plans verlicHUK des faces, par des règles, cunime nous allons l'expliquer.

I^ Gg. 13 est la projection hoHionlale des deux mîmes pièces £, D, désasscmblées, pour faire voir les détails de leur assemblage à tenoa . mortaise et enibrèrement.

1^ Og. 14 est leur projection verlicale. \,tt métnea lettres x y,%v, désignent les lignes de joint des deux pièces.

La fig. 1 1 est la projection horizontale, et la figi 1 9 la projection verticale des deux pièces £, />, avant que leurs joints soient taillés, établies do niveau et de dévers sur les lignes de l'ételon qui leur conviennent. mais que non» n'avons point marquées au dessin pour ne pas compliquer la figure. Il COI entendu que les lignes e e', d d', des pièces E, D, leur correspondent.

La pièce D, établie la première, est portée par des chantiers O, O, la pièce E porle d'un bout sur la pièce D, elle est exhaussée sur une cate //, qui n'est que ponctuée dans la projection horizontale. On est forcé de restreindre l'étendue de cette cale . i cause des opérations qui sont à faire sons la pièce tC. L'autre bout de cette pièce est porté sur leschantiers F, G, t.

Ces pièces étant liébillardéca, elles sont nécessairement dressées avec exactitude , ce qui est aussi nécessaire pour les fonctions qu'elles ont ordinairement à remplir, que pour la justesse du tracé de leur assemblage.

On applique successivement en dessus et en dessous de la pièce B, sur ses faces horizontales, deux règles m, n; on fait coïncider le bord de la règle «t avec l'arête supérieure de lace d'assrmlil.ige de la pièce D, et la règle H avec son arête inférieure, par le moyen des lils à plomb /' /U, Q fi. On trace sur la surface supérieure de la pièce E, la ligne x s, et sur sa surface inrêrieuri: . la lignt x r. Ces lignes sont les projection* des arêtes

de la face d'assemblage de la pièce D. Eo joignant les points s, x, fu un cordeau , et les points s, v^ par un antre, on piqne le long deces den cordeaux deux points sur chaque face d'assemblage de la pièce E,Oûà\n positions de ses lignes de Joint «/-, s v. On peut, au lien de piquer la lignes JT/*, s r, les tracer immédiatement à la règle, ce qoi est préférable.

Pour obtenir les lignes de joint de la face d'assemblage de la pièce D, on applique sur la face supérieure de cette pièce, une règle q (1), qa'oa fait coïncider arec l'arête / o de la pièce E, au moyen d*un fil à plonb successivement présenté en t et en o. La ligne tracée le long de la règle f donne, sur i'aréte supérieure de la pièce Z>, le point Sy qai appartient i la ligne de joint de sa face d'assemblage. A l'égard du second point onileat an point r un fil à plomb Q N, qui touche en même temps Taréte supérieure de la pièce Ey la règle g et l'arête inférieure de la pièce D ; pais, avec un compas Ky on prend , sur la règle ii, la distance r^- du fil à plomb A Taréle iaférieure de la pièce Ey pour la porter sur I'aréte inférieure de la pièce D,i partir également du fil à plomb de r en^". En joignant le point » au point/ par un cordeau le long duquel on pique deux points , sur la face d'assemblage de la pièce Z>, on a la position x y d'une de ses lignes de joint. On peut immédiatement tracer celte ligne avec une règle ou la jauge.

On obtient l'antre ligne de Joint s o de la face d'assemblage de la pièce!) par une opération semblable. Au moyen de la règle p, qu'on place sur la pièce Dy dans le plan vertical de I'aréte^ /de la pièce Ey on trace sor la face supérieure de la pièce Dy la ligne g s qui est la projection de l'arête inférieure de la pièce E, Cette ligne donne sur I'aréte de la pièce A le point d'emprunt s. On tient sur ce point et contre la règle m un fil à plomb P M^ on prend avec le compas, le long de la règle m, la distance «ji, qu'on porte sur I'aréte de la pièce Dy de a en s; le compas est alors dans la position R ponctuée. En piquant deux points le long d'un cordeau , passaat par les points z et Vy ou en traçant immédiatement la ligne o jb, on a la seconde ligne de joint de la pièce D.

On peut vérifier l'exactitude de ces opérations par un moyen fort simple, lorsque les deux pièces ont leurs surfaces exactement dressées, comme noos l'avons supposé. On tend un cordeau a Cy de façon qu'il toache complètement et dans toute leur étendue les deux faces d'assemblage des deux pièces Ey Dy qui doivent se Joindre ; pendant qu'un compagnon tient le

(i) Les règles /i et g sont ponclu<^>es.

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