‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 92 sur 159 · CHAPITRE X. 5iS · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. 5iS

eal creusée, cl que souveul même il n'eu resle point , entre les abouls da touruisses qui se uurrespoiident verlicalement lorsque les guettes sont peu inclinées. Un se contente donc souvent aujourd'hui de couper les bouts lies touruisses en licc de auic, cl de les approcher i plat joint, sans lenods ni morlaises, contre les guettes, comme la pièec A contre la pitce li, fi};. 3, pi. 14. Mais il est indispensable, alors, de clouer chaque tournisse avec une furie Lroche de Ter carrée et pointue , appelée denlile-loup, ainsi que noua en avons roprésealé deai, J, J, clouées sur une gucLte F, flg. 9, pi. 10. On doit avoir soin, en pareil cas, de percer d'avance le bout de chaque tour- Disse avec une petite tarière ou une grosse vrille, d'un trou s ullisa rament large pour que la deal-de-loup ne fasse pas fendre le bout quand on la chasse à coups de marteau.

L'un est tombe dans un inconvénient pire que celui qu'on voulait éviter : celte manière d'attacher des bois n'a point de solidité. On ne peut l'emfiloycr que lorsque les touruisses n'ont pour objet que le remplissage d'un panneau; elle est muins mauvaise lorsqu'on y ajoute des cm brève raents, flg. 3, pi. 1S, pour que leslournisses ne glissent point sur leurs joints, ec qui ne dispense point de les clouer avec des dents-de-loup. Mais il vaut toujours mieux, surtout lorsque les lournisses oui à supporter une partie de la charge en commun avec les poteaux entiers, faire leurs assemblages à tenons et mortaises ordinaires, avec de profonds embrévcmenls (1), et l'on doit, dans le même cas. faire correspondre vcrticalcmeiU celles qui s'assemblent en dessus et en dessous d'une môme guelt», pour que leurs cDbrts sur cette guette ne la fassent pas serpenter. C'est ce qui a été observé dans les façades, flg. S et 3 lio la planche 50, uù l'on su[ipusc que les lournisses ont à soutenir une partie de l'eiïurt des planchers sur les chapeaux.

Il est entendu que les joints â tenons et mortaises des bois inclinés les uns par rapport aux antres , sont tous à eaibrévcmeul (j), quoique ces einbrévemcnls ne soient point indiqués partout dans les planches à cause de la petitesse des échelles.

La forte pièce C, lorni;inl l'angle d'un bâLiment, qui est commune au pan de la façade que représente la fig. I. pl.âS, et au pan qui est en retour d'équerrc et qui forme une autre façade qu'on ne voit pas dans le dessin,

si ce D*est sur le plao, la-dessons de la fignre, doU monlcr de ftmâea comble, pour lier eotre eux les pans de bois partiels des éUges. Celte pièce, très-îroporlaote pour la solîdilé de la bâtisse, est appelée jwHni coniter (!)•

Lorsque l'équarrissage d*un poteau comier dépasse répaitseiir des pan de bois auxquels il est commun, ce qui est con?enable poar qa*îl ait une grande force , on peut Tévider dans rintérieur do bÉtiment pour former reocoignore de Tappartement, de la manière indiqaée ea C au plan de b façade , fig. 3, pi. 28.

Les pans de bois qui ont une grande étendue, doi?eot être partagés eo iruvées égales , ou au moins symétriques , par des poteaux qui monteat de fond en comble , et qui unissent entre eux plasieors étages , comme ceux T, Og. % et 5, qu'on nomme poieaus de fend; et vu qoe ces poteau inierrompent la continuité des sablières et des chapeaux, on lie ces pièces par des bandes de fer que nous avons marquées, 6g. S et 3. Ces baodes s'étendent en dedans et en dehors, en passant sur les poteaux de fond; ellei sont clouées et boulonnées et quelquefois eiieastrées dans le bois , poar qu'elles affleurent les faces de parement.

Pour relier aussi les pans de bois qui forment le coia d'une bfttiase , et qui ont le poteau comier pour pièce commune , on enveloppe ce poteau par des bandes de fer pliées en équerre , dont les branches s*élendeot sor les sablières et chapeaux , où elles sont fixées , comme les autres bandes, par des clous et des boulons. Elles sont représentées aux élévations et aoi plans des fig. 1,2 et 3. On lie également les pans de bois des façades avec ceux qui forment les cloisons ioLérieures, par des bandes de fer qui embrassent les poleaux communs.

Tous les intervalles d'un pan de bois, même ceux qui sont au-dessus des chapeaux ou sablières hautes , entre les abouls des solives des planchers, sont remplis de petits moellons , ou de briques, maçonnés en plâtre ou ea bon mortier de chaux et sable, ou en bonne terre argileuse, suivant les usages , ou plutôt selon les ressources du pays. Lorsque les bois doivent rester apparents, comme on le pratiquait presque toujours autrefois, cette maçonnerie est crépie en dehors et en dedans du meilleur mortier qu*oa

(i) Poteau comier, c'e»l-à-dire qui fait ia corne , ie coin ou ïangle du bAUmeot ; et ooa pa» poteau cormier, comme <|iiel<|uet> personnes le disent et récrivent A tort.

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