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CHAPITRE X. 5J

(luJMc Taire, jusqu'i rnflleurenient des buis doiil les hcti et In aréli» ont élé dressées arani de les assembler.

Dans lus localilét où le pljtre est i bon compte , on Tait la maçonnerie de remplissage des pans de bois avec des plâtras du démolitions, ou d'an* 1res |>ettU malériaux, el du bon plâtre. On couvre la maçonnerie de remplissage, el les bois des deux côtes par un lattis cloué sur ceui-ci, et l'on ravale en plâtre; l'enduit est uni, ou décoré de joints figurés, de refends, plinthes, moulures el corniches, et même de divers ornements en basrcliermoQlés ou sculptés; de manière qu'on donne quelquerois aui bâtisses en pans de bois l'apparence des plus élégantes constructions en pierres.

L'on t'tait autrefois dans l'usage de rainer (1) et tamponner {i) les faces (les bois que la maçonnerie de remplissage devait joindre , afin qu'elle pftt j élre liiéo plus solidement. Cette eicellcnte méthode est presque abandonnée ;. aujourd'hui on se contente de larder (3), dans ces mîmes faces, do vieux clous ou des rapointiiiagea (1) , qui se trouvent pris dans le hourdis. Cette nouvelle méthode économise la peine et le travail du charpentier ; mais elle ne vaut pas l'ancienne, par la raison que les clous et les rapoînliMogei sont bientôt détruits par la rouille, et laissent la maçonnerie sans liaison, tandis que les bords des rainures ne manquent que lorsque lei bois sont pourris (5).

Lorsqu'on laisse les bois apparents, il est convenable, pour leur conservation, de les peindre à l'huile, et de leur donner de temps h autre une nouvelle couche de peinture ; dans plusieurs villes, et notamment en Allemagne, les couleurs qu'on applique sur les buis apparents des maisons, sont vives et variées , et leur opposition avec les couleurs ternes et pâles, ou même blanches , dont on badigeonne les maçonneries de remplissage , fait un efTet fort agréable.

(I] AaJurou ru(H<r, ea t«rn>» J'ouvrier. o'eil raire uni- miniire.

(>) TumfOaiiti; c'crt [ilBOier <Jo groBei clieYiIii» de LsixlniK lu fatu ri la riinurv J'iiiir pièi-edc cfairpeulE, |>vur lilre liaiwa ■*«: ta miçnDnerw.

(1) t»nlir, D'eil piquer ^à «t Ik un* nultiluilt lie olswi dtot una pitn lie hau.

(4) Lei rapolntiuegti mdI ia cIihu uni tdls , cuu\<tt |)«r \u cloulicn (u> Louli ilct Tcigcnct.ï mriurc qiiMi ont fors^ile noiiTrllu* (minlEi cvinino (lour fiiro iludomi.

(6) Lu m»çonpii(;e rn [ililrc eil le meilleur pour Ir liourducu il"li«u«'Je l>o.i, parce quo le eoiiElcinFiii que produit lep!llrel)irnel'li^ «nav wliiliSanl, laiti|iii:lanafaiiMriojMiD£lre «tasKic niruiilaui loi rainurTa.igu'ella *tn* farlaUMiM lulMNa. et4|u'(llBra rampW plut

348 TRAITÉ DE L*ÂRT DE LA CHARPENTEEIE.

La fig. 9, pi. 28, est réIéTation d'un bâtimeot eonslraf t eo bois sur des piliers en pierre Q; les sablières du pan de bois qui fait la façade sont pch sées sur de grosses pièces Mj M, formant, pour chaqoe travée, linteaim d^an pilier à Tautre; chacune de ces pièces est nommée poUrail; elle est d*on seul morceau ou armée j comme le sont quelques poutres, dont noos donnerons la description , en parlant des planchers , dans le chapitre sai?airt.

Les poleaux principaux et les poteaux corniers posent sur les sablières; on foit en Nj le bout d*une queue d*bironde de l'assemblage du poitrail My avec celui qui est en retour sur Tautre face du bâtiment.

Attendu que les poitrails M, M y en outre de leur propre poids , qoi est assez grand tu Fécartement des piliers servant de points d*appai , ont à ' supporter la pesanteur des pans de bois , et la charge des planchers et des combles, on les soulage en établissant au premier étage, et même au second en même temps , des décharges Dj qui soutiennent les poteaux principaux Py en s'y assemblant à tenons et mortaises avec embrévements, et qui reportent la charge au-dessus des piliers en maçonnerie Qj par leurs assemblages avec les sablières. On n*a point marqué les embrévements sur la flg. 9 de la pi. 28, à cause de la petitesse de l'échelle, mais ils sont indiqués pour les décharges K de la Gg. S, pi. S9.

On assujettit quelquefois l'assemblage des décharges, sur les sablières, par des bandes de fer qui les enveloppent; elles sont indiquées sur Tune des deux travées, en Z.

On peut unir les poitrails My et les sablières S qu'ils supportent , avec les poleaux Py par des étriers à bandes ou à ancres, que nous n'avons point supposés placés dans la figure, mais dont on trouvera les détails dans les planches relatives à l'emploi des ferrements dans les charpentes.

Les petites pièces U, qui forment les remplissages entre 4es décharges Z), les sablières et les pièces d*appui , conservent le nom de potelets; celles marquées Zy sous les appuis des fenêtres de droite au deuxième étage, entre les potelets , et qui remplissent les fonctions de guettes , sont des liens. Lorsqu'on les croise, comme ils le sont sous les fenêtres du troisième étage, ils forment des croix de Saint-André; assemblages qui produisent toujours un bon effet, même dans les trumeaux. On s'en est servi pour remplir ceux des deuxième et troisième étages ; les croix de Saint-André satisfont en même temps très-bien aux besoins du remplissage et aux conditions de la stabilité.

Les petites pièces horizontales X^ qu'on assemble carrément à tenons et mortaises avec les poteaux, lorsqu'ils sont Irès-élevés, et trop rapprochés

chapithe X.

|>uur établir eotrc oui de» guolles, sonl des étrétillotu, s'ils sont fort courts, comme dans la ligare 5 ; dès qu'ils sont plus longs, comme daus la tig. 2, OD les nomme tratxrte» ou entratoittê, \xat objet est d'iugmenter la force des poleaui, eu divisant leur hauteur et en les Téunissaul.

Les poteaux d'huisserie des fenêtres qui répondent aux décharges D, D, lig. S, sont assemblés, dans ces décharges, i tenons, mortaises et embrévrmcnls, et K'urs cbarges sonl soutenues, en dessous des mêmes décharges, par des poteieh de m£mc équarrissage , assemblés de même ut dins leurs prolongements. ,

Le plancher du premier Ëtago de la figure S est sup|)oié contenu dans l'épaisseur des sablières S. Les poitrails ont beaucoup plus d'épaisseur que le pao de Iwis, l'excédant est reporte en dedans du bâtiment, et il supporte les bouts des solives, comme les supportent les poutres intérieures d'uu plancher.

Les Gjjures 1 et â reprcsentenl des façades dans le genre de celles qu'on fait aiijourd'hui. La figure 5 est la façade d'une maison en bois, telle qu'on les construisait jadis, et qu'on en voit encore dans un grand nombre de villes, et même dans les plus anciens quartiers de Paris.

Celle maison est construite au moyin des mêmes combinaisons de bois que nous avons décrites précédemment ; et ces combinaisons, qui tic sonl pas susceptibles d'une grande variété, ainsi que nous l'avons remarqué, ont servi de modèle à ce qu'on a pratiqué depuis.

I.c pan de bois de la façade de cette maison , est termine dans sa partie supérieure en pignon (I), suivant les pentes roides de la couverture. Le toit s*av3[ice de 3 â 5 pieds sur la façade, pour la garantir de la pluie, et sa saillie est soutenue par des consoles en bois sculptées. Celle du milieu de chaque égout rejette, au moyen d'un tuyau eu plomb, les eaux pluviales sur la voie publique.

I^ Gg. 4, pi. £9, est l'élévation d'une façade en pan de bois, avec porte cocbèri'. four soutenir la sablière S, dans sa partie répondant à la porte, on aurait pu la renforcer par un épais poilrail, comme l'un de ceux Af de la Gg. S, pi. 2S, On a préféré , pour ne pumt diminuer autant la décoration de la façade.

suppléer ce poitrail par un linteao Y, assemblé dans les poleMU iTIraisserie, el soutenu dans sa portée par deut liens cintrés O^ O, qtii s'y assembleot à tenons, mortaises et embrévements; ces liens forment les retombées de l*arc et sont assemblés , à ses naissances , à tenons , RMMrtaises et dosMes embréfements (1), dans les denx poteaux d*hulsserie P^ qai montent depuis le socle Jusque sous le chapeau du pan du premier étage , ainsi que le jwieau cùmier C. Les liens Zy Zy maintiennent la courbure des cintres O^ 0. Si Ton peut se procurer des bois courbes, ces cintres sont éqaarris courbes en dedans et en dehors. Si Ton est forcé de les tailler dans des bois droits, et que d'ailleurs ils doivent être recouverts en plâtre, oo peni ne les cintrer que d*an côté, comme sont les liens Q de rœil-de*bœoroa?ertsiir la gauche de la porte cochère. On a ajouté aui croisées de cette façade des linteaux / pour en diminuer la hauteur; ils sont joints aux chapeaux. Il est convenable dans ce cas , surtout lorsque les bois doirent demeurer apparents , de Joindre le linteau avec le chapeau à rainures et languettes, vu qu'il n'y a pas moyen d'insinuer entre eux aucune maçonnerie de remplissage. Il est quelquefois préférable, par cette raison, d'écârter les linteaux des chapeaux, comme on l'a fait sur d'autres façades figurées dans nos planches.

La Og. tt, pi. S9, représente un pan de bois formant la façade d*oae maison avec porte bâtarde ; elle reproduit, comme la figure précédente, dee assemblages que nous avons décrits, différemment disposés.

Les fig. 1 et 5 de la planche 30 représentent des façades comme on en voit aux anciennes maisons , pour lesquelles l'apparence des bois forme la principale décoration. Toutes les pièces sont équarries avec soin , surtout sur leurs faces et arêtes apparentes ; les assemblages sont taillés avec justesse et netteté , el ils sont très-serrés pour qu'ils ne puissent jouer dans aucun sens, ni présenter aucun joint ouvert.

Les fig. 4 et 3 montrent d'autres combinaisons qui sont employées ^lement sur les façades d'anciennes maisons pour le remplissage des tni* meaux. On voit dans quelques compartiments de la figure 4, comment ils peuvent être décorés de moulures; ils sont quelquefois remplis par des panneaux en bois sculptés, posés par-dessus la maçonnerie.

Nous donnons , dans notre frontispice , quelques fragments de maisons

(ij A»»cmbia(];c» , fig. 3 et;, |»l. i6.

CHAVITHE X.

en cliarpciite du moyen Ago , les plai remarqua tilc§ par Icars omemunls sculplùs sut les bois, tl les panneaux, égnkmeiiL en bois cl iculpléi en bai-rclief , qui reuiplisscnl les compartiments de leurs Taçadet. [.a véluslë ■ » donné 3U( bois de ces maisons la couleur rembrunie de t'ébènc, qui produit le plus bel effet.

La fig. S de ta même planche, est l'iïlÉvation d'une maison â trois étages, dam laquelle les bois sont combinés de la manière la plus simple et qui convient le mieux, lorsqu'ils duiveut être rocouveri» par les enduits des maçonneries de remplissage , ou lors même que , les laissant apparents, cette simplicité s'accorde avec la destination de la bâtisse.

Dans la composition d'un pan de bois, on doit nvuif le plus grand soin de faire correspondre les poteaux princip.iux, ceux d'huisserie, ceux de remplissage, el même les tuurnisscs des divers étages, verticalement, afin que du comble au socle tous les bois portent à plomb les uns sur les autres, et que leurs l'fTorts ne Tassent point serpenter les chapeaux et sablières, ce qui ne manquerait pas d'arriver et de nuire k la solidité de la bâtisse , si ces différentes pièces étaient, comme on dit. en porte à faux.

Par la même raison , les fenêtres et les portes doivent se correspondre verticalement, aSa que les trumeaux ne portent point leur charge sur les linteaux des fenêircs et portes inrérieures, qu'ils pourraient faire fléchir. Cette règle de sohdité est d'accord avec celle de l'identité de distribution des étages , et avec la régularité et la symétrie des façades qui plaisent et qu'on désire duns toute bâtisse.

Lorsqu'on est force par la nécessité de donner beaucoup d'étendue à Qne ouverture, comme k celle de la porte cuchcrc ^, en lui conservant sa forme carrée, et de Taire correspondre les trumeaux vomiiris entre les poteaux d'huisserie B-B, C-C, D-D, sur le vide de cette ouverture , on soulage la sablière S, qui Tornie linteau et poitraii, du poids considérable de ces trumeaux et des planchers qu'ils supportent, par des décharges comme celles D,D, que nous uvons indiquées lig. î, pi. SS, lorsque la composition du pan de bois se prèle à cette disposition, ou comme celtes Q,Q, pour le cas représenté par la lig. 8. pi. 30, qui nous occupe. Ces décharges s'assemhlenl par le bas sur la sablière S, à tenons el mortaises, avec double ou triple embrévcment, el contre les poteaux d'huisserie A du même étage ; par le haut, elles aboutenl bout à bout, contre un renTort horiiontal T, ajouté i la pièce d'appui f, commune aux deux croisées et au trumeau intermédiaire, qu'il s'agit de soutenir. Les pièces Q,Q, reportent la charge sur les poteaux d'hui'merie, ou fVéïriéiv, !',!', de la porte rochèrc, arci-liou-

tés par les gaelles conlîgaés G,G. Le même système esl répété dans kspMs partiels supérieurs, afin que les trumeaux n'accamalent pas leurs poids sir les premières décharges Q^ Q, et que celles E-E, F-Fy de chaque étage, n*aient chacune à supporter que le trumeau et la partie de plancher qvi loi correspondent. Quelquefois on joint le renfort 7^ à la pièce d*appiii V par des endMUureêj aûn de Teropécher de glisser, et pour qu*il fasse corps atec cette pièce ; il est, dans tous les cas, prudent de Ty flxer par deux boulons qui sont marqués sur la figure.

L*on donne au^ pans de bois extérieurs uo peu de fruit (1), d*un étage à Tautre, c*cst-à-dire qu'on fait les pans partiels un peu moins épais, ï mesure qu'ils sont situés à des étages plus élevés. Le fruit des pans de bois des façades ne se donne que sur le parement extérieur ; les parements iotérieurs des pans partiels de tous les étages se correspondent à pbmb. U fruit ne diminue Tépaisseur du bois que de quelques lignes par étage; il a pour objet de donner plus de stabilité à l'ensemble de Tédifice, en laissant à sa base une étendue un peu plus grande que celle de sa partie la plus cIcYée, et de reporter un peu vers Tintérienr les résultantes verticales de la charge que les pans de bois ont à supporter, afin de résister mieux i la poussée que la flexibilité des planchers et leurs ribrations occasionnent sar eux.

Nous donnons, planche 37, d'après les figures de Kraflfl, deux pans de bois remarquables par la manière dont ils sont soutenus au-dessus du sol. afin de conserver un grand espace libre en dessous, et qui a quelques rapports avec les systèmes employés pour les ponts. Le professeur allemand, Carsten, donne le nom de soupente à ce genre de construction.

Le premier de ces pans de bois, fig. 14(2), a été exécuté à Paris, par le charpentier Seviingc , dans une brasserie du Marais. Un grand arc A. formé de quatre épaisseurs de fortes planches, soutient tout le pan qui câ composé de trois étages, égaux en tout à celui que représente la figure. Cet arc est pris entre deux moises horizontales M, Deux aisseliers E^ Ey s'as-

(i) On dil le fruit d'un pan de boit par analogie avec le fruit d'un mur. Cest la Jimioution de IcpaÎAsciir (Piin mur, depuis ta fondation jusqu^à son sommet. Celte ilimioulion s'opère par un faillie talus du parement . ou par des retraites faites aux diflFerents éla^. U mot/rti// a probablonicnl pour clymologie fruitum {de fraudo)^ tromperie, fraude, artifico, pour produire la slabililé.

(») KrafFc, l'^partie, pi. i6,fig. H.

tHAPdBB X. r,-M

semblcnl dans Tare et reportent uoe partie <la poi'ls de h bâtisse sur des des en pierre D. D, posés au niveau du sol. sur des rondations eti maçonnerie. Ces dsseliers Joignent l'arc aux points où il supporte les grandes nioitet ou écharpe* F, F, qui s'étendent dans toute la hauteur des pans de bois et tant s'assembler dans les poleaai principaux P, P. Les moïses M etnbraiMnt aussi les potelets Q, et elles supportent les solives du premier plancher.

Le second pan de bois, fig. 13 (I), a été construit dans le m#me but . dans un h(>lcl au Marais, i Paris, par le charpentier Mazet; il est composé également de trois étages égaux , à partir des appuis des fenêtres. Il flst porté par deux paires de moises horizontales <V, A', l'une Tonne poitrail, l'autre sert d'appui aux fenêtres. J.es tnoises embrassent les deux poteaux extrêmes R, R, qui montent de fond en comble, et les deux poteaux iDojens P, P, qui ne s'élèvent qu'à partir de la moise M , et dans lesquels s'assemblent les sablières hautes et basses des étages supérieurs. Les deux paires de muises horizontales M, A, et les poteaux R, P, sont liés par trois croix de Saint-André C, entre lesquelles sont distribués quelques potelets. Deux décharges ou aisscliers cintrés K, E, reportent la charge de) poloaux P, P, et de la travée qu'ils comprennent sur des dés en pierre D, D. posés au niveau du sol sur des fandations en maçonnerie, et qui soutiennent les poteaux de fond R, R, accoles aux murs latéraux. Les moises M portent les bouts des solives du premier plancher.

a- Pow» tie hoii intérieur».

Les cloisons en bois équarris, employées dans l'intérieur d'un bilimenl pour former les principales divisions de la distribution, sont aussi des pans de bois ; leurs dimensions , quant à la hauteur , sont les mêmes que colles des pans de buis des façades , leur étendue est déterminée par l'espacement des autres pans de bois intérieurs, 6n cloisons, qu'elles rencontrent ordinairement i angle droit, et leur épaisseur . qui résulte de l'équarrissago du bois qu'où y emploie, est un peu plus faible que celle des pans de buis qui forment les façades ou autres parois extérieures; d'une part, pour mmagrr l'espace dans les appartements, en second lieu, parce que n'ayant pas autant d'ouverture à y faire que dans les pans extérieurs, on peut y multiplier davantage les potenux qui en font la principale force; on leur donne par

ce moyen celle dont ils ont besoin pour soatenîr les plancben, dont h charge est souvent double de celle qui est supportée par les façades. Les pans de bois extérieurs ne reçoivent que d*un seul c^té les portées des solives des planchers contigus , tandis que les cloisons en pans de bois ont à supporter les solives des planchers qui les joignent des deox côtés. Oa donne néanmoins une plus grande épaisseur aux pans de bois extériean, parce qu^ils sont exposés à toutes les injures du teni|^ et qu^ils forment b clôture des bâtisses.

Les cloisons principales en pans de bois doivent être, comme les pans de bois des façades, établies à plomb les unes sur les antres, et porter aosi par le bas sur des fondations ou soubassements en maçonnerie ; elles doivent , lorsque cela se peut, être reliées d*un étage à Pautre par des poteau qui montent de fond en comble, et celles qui se croisent doivent avoir dei poteaux communs et être reliées entre elles par des bandes de fer; Cestde cette intime liaison des différents pans de charpente entre eux que résulte h solidité d'une bâtisse en bois.

On donne aux pans de bois intérieurs du ftuil des deux côtés , en employant des bois un peu moins épais à mesure que les pans ont moins de charge à supporter à raison des étages où ils sont établis.

La ûg. 1 , pi. 29, est Télévalion d'une cloison en pan de bois pour m étage de maison. Les sablières S de cette cloison , portent sar les solif» du plancher inférieur, qui posent elles-mêmes sur le chapeau ou sablière haute Cy du pan de bois de Tétagc qui est en-dessous. I..es poteaux A soot verticaux, leur écartement est égal à leur épaisseur; cette disposition est dite à claire<oie. On peut, quand la charge des planchers ne doit pas être considérable, les écarter davantage.

Les poteaux de remplissage s'assemblent à tenons et mortaises daos les sablières et dans \ts chapeaux qviWs supportent, sur lesquels posent les solives des planchers supérieurs,* comme dans les pans de bois extérieurs. Les poteaux d'huisserie Pj doivent être plus forts que ceux de mnpUssage A , parce qu'étant plus écartés ils ont plus de charge à porter. On les assemble à tenon et mortaise dans les solives , pour lier haut et bis les cloisons avec les planchers, et fixer invariablement ces cloisons; les passages des portes forcent aussi à interrompre la continuité des sablières basses. Les sablières hautes y ou chapeaux j s'assemblent dans les poteaux dliuisserie, ce qui est sans inconvénient, vu qu'ils sont égalemeot bien soutenus par les poteaux de remplissage Af B, Les pièces L, Mj qai limitent la hauteur des portes, et sont assemblées dans les poteaux d'hois-

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