‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 95 sur 159 · CHAPITRE X. 3B · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. 3B

correspondant par une bande de fer verlicale sur chaque face de parement. On peut remplacer ces décharges par des moiaes. comme nous l'avons indiqué plus haut.

Les intervalles des bois des doisons ou pans de buis inlériears se remplissent, comme ceux des pans de bois extérieurs, en maçonnerie. On choisit celle qui b le moins de pesanteur ; elle n'est pas d'aillcors eiposée aui injures du temps. Celte maçonnerie aOleure tous les bois. Lorsqu'on doit faire passer un lattis et un ravalement sur ceux de remplissante , les pièces d'huisserie, les chapeaux et les sablières doivent rester apparents, pour appuyer et maintenir ces ravalements. On donne à ces pièces un équarrissage plus fort, afin qu'elles soient alHeurées par le ravalement, et pour que leurs faces apparentes conservent une largeur qui satisfasse Is vue, après qu'on a fait sur leurs bords conligus au ravalement , une feuillure de 9 lignes â 1 pouce, suivant l'épaisseur du lattis et du ravalement, et de 1 pouce à 18 lignes de largeur, pour recevoir les bouts des lattes attaché* avec des clous.

5" Cloitoni légiret.

Les cloisons en charpente, qu'on dispose dans l'intérieur des bAtimentt pour les distributions de détail, un qui n'ont point été prévues, n'ont 1 supporter le poids d'aucun plancher ; elles sont appelées etoUon* ligèret; elles sont faites en bois qui ont environ la moitié de l'épaisseur de ceux employés dans les cloisons en (tans de bois ; elles sont construites (le la même manière. On en fait aussi qui sont composées d'un bâti, formant de grands compartimenis dont les remplissages se font do diverses manières.

La fig. 3 représente un bâti pour une cloison percée de deux portes, nous ; avons indiqué divers modes de remplissage. Les polcaui d'huisserie P, P, s'assemblent dans les solives des planchers supérieurs et inrérieurs , ponr être fixés invariablement. Lorsque l'étendue d'un trumeau est trop grande, on la divise par des poteaux intermédiaires comme celui R; les sablières et les Iravertet haute» et moyenniê T, ainsi que les linteaux L, s'assemblent dans ces poteaux.

Lorsqu'il est nécessaire d'empêcher le balancement des assemblages, on place des écharpes /' dans les vides du bâti. Si ce remplissage doit être en planches dressées et posées comme en M M, tes planches sont jointes 't languettes , et clouées sur te bâli. Les traverses ,

les écharpes , sablières et chapeaux , n*ont qae répaisseor nécessaire pou que les planches puissent afQeurer les poleaui avec lesquels elles se joignent à feuillures.

Le remplissage se fait aussi quelquefois en planches bmtes Q, doot les bouts portent dans les rainures creusées dans les sablières et les trarenes. L*on fait par-dessus ces planches, sur les deux faces de la cloison, an lattb S, qu*on hourdit et qu*on enduit en mortier à bourre on en plâtre , k Faffleurement des bois du bâti. L'on fait aussi des remplissages en torchis Z, composés de bâtons enveloppés de foin tordu en corde et enduits de t^re grasse ou de mortier. Ces bâtons sont maintenus par leurs bouts dans les rainures des poteaux. Le torchis est ensuite enduit en plâtre ou en mortier à bourre , suivant Fusage du pays. L*on fait encore des remplissages ea briques ou en carreaux de plâtre posés de champ , maçonnés en plâtre et maintenus dans le bâti par les rainures pratiquées dans les montants et les traverses , et qui ont une largeur égale à l'épaisseur d^une brique qui s*j loge avec le plâtre ; celte légère maçonnerie est ensuite enduite à TafiSeorement des bois , auxquels on n*a donné qu'une épaisseur égale à celle d'une brique, plus celle des deux enduits qui la couvrent des deux côtés.

Malgré qu'une cloison de l'espèce dont nous venons de parler ait pea de pesanteur, sa position la meilleure est celle qui croise toutes les solives du plancher sur lequel elle est établie , parce qu'alors chaque solive supporte une petite partie de son poids. Si l'on est obligé de placer une cloison légère dans le sens de la direction des solives, il faut l'établir autant que possible au-dessus de l'une d'elles , et si l'on peut prévoir la nécessité de cette cloison , on doit donner plus de force en largeur à la solive qui doit la porter ; et même, en outre des décharges ou écharpes qu'on doit combiner dans les panneaux de cette cloison, il est convenable de placer des barreau de fer, qui joignent de 3 en 5 pieds deux autres solives au moins, à celle qui se trouve sous la cloison , aOn de leur faire supporter une partie de la charge.

On fait enGn des cloisons qui n'ont que l'épaisseur d*une planche, et ne sont composées que de planches , jointes à rainures et languettes, maintenues haut et bas par de forts liteaux à rainures , dans lesquelles entrent les bouts des planches et qui sont cloués aux plafonds et aux planchers. On cloue encore des traverses en planches à moitié hauteur de ces cloisons pour les empêcher de fouetter. Les portes qu'on y ménage sont encadrées par des chambranles et linteaux cloués par-dessus. Ces cloisons sont principalement du ressort des menuisiers ; on les établit partoot on

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