Oritico ulûrin complclcnienl dilate
G. Vasiin.
Levrot et d'A. Petit, par exemple, (jui admettaient, comme nous l'avons dit |ilus liant, que le col était absorbé progressivement par le corps, pendant les derniers mois de la grossesse.
de l'œuf. C'est alors que, pour expliquer la recrudescence des contractions de la matrice, on peut faire appel à la théorie émise par Power en 1819, reprise depuis par P. Dubois et, dans ces derniers temps, par le professeur Depaul. Ces auteurs admettent une analogie complète entre l'expulsion du produit de conception et l'excrétion de l'urine et des matières fécales. Ils rappellent d'abord que la structure de l'utérus peut être comparée à celle de la vessie et du rectum ; ces organes se composent, en effet, tous trois : i" d'un réservoir dilatable ; 2° d'un sphincter irritable formé de fibres circulaires. L'urine, le bol fécal ou l'enfant viennent presser sur le sphincter du réservoir qui les contient ; les contractions se manifestent alors par voie réflexe et le réservoir se vide. Mais l'irritation directe du sphincter n'est pas seule à mettre en jeu ces contractions ; la distension du réservoir lui-même et le tiraillement des fibres musculaires qui en résulte, concourent aussi à leur production.
En résumé, il ne semble pas qu'on doive attribuer à une cause unique le début du travail de l'accouchement. Il est, au contraire, probable qu'un certain nombre de causes s'associent pour le déterminer. A la fin du neuvième mois, le développement de la matrice, l'hypertrophie de ses fibres musculaires, l'accroissement de ses nerfs et de son système veineux, l'effacement du col, le décollement de la caduque au niveau du canal cervico-utérin, le rapport direct entre les membranes de l'œuf et l'orifice externe, enfin les mouvements répétés et énergiques du fœtus à cette époque de la gestation, sont autant d'éléments qui jouent un certain rôle dans l'étiologie de l'accouchement ; car tous augmentent l'excitabilité de l'utérus et sollicitent, par action réflexe, les contractions de cet organe.