‹ Traité de l'art des accouchementsChapitre 50 sur 252 · DES TROMPES OU OVIDUCTES · texte numérisé non relu

DES TROMPES OU OVIDUCTES

Les trompes utérines, trompes de Fallope ou oriductes, au nombre de deux, sont des conduits qui transportent les animalcules spcrmatiques de la cavité utérine à la surface des ovaires et les ovules de la surface des ovaires dans la cavité utérine.

Les trompes sont situées sur les côtés de l'utérus avec lequel elles se continuent, dans l'aileron moyen des ligaments larges dont elles occupent le bord libre.

Elles s'étendent horizontalement des bords de l'utérus vers les parties latérales de l'excavation pelvienne; rectilignes dans un trajet de :2 à 3 centimètres, à partii' de leur origine, elles deviennent ensuite flexneuses, particulièrement dans leur moitié externe qui- décrit une courbe dont la concavité regarde en arrière, en dedans et en bas.

La longueur des oviductes, lorsqu'on les étend en ligne droite, ne dépasse pas, en général, 1^2 centimètres. Leur diamètre s'accroît de l'utérus vers l'ovaire; au voisinage de l'utérus, il est ordinairement de 4 millimètres ; sur leur partie moyenne, de 5 à 0 ; au niveau de leur orifice externe, de 7 à 8 (Sappey).

Les trompes utérines ont été comparées par Fallope à une trompette. Elles présentent à étudier une partie tubuleuse, ou corps de la trompe, et une partie évasée, ou pavillon de la trompe. — Le corps de la trompe s'ouvre par son extrémité interne dans la matrice, par son extrémité externe dans le pavillon.

L'extrémité interne présente un orifice de 1 millimètre de diamètre ; cet orifice est situé au sommet de l'infundibulum que l'on rencontre au niveau des angles latéraux de la cavité utérine. — W extrémité externe répond au somimM de l'entonnoir formé par le pavillon avec lequel elle communique.

ORGAîsES GENITAUX INTERNES

Sur toute l'étendue du canal formé par le corps de la trompe, on observe des plis longitudinaux, d'autant plus prononcés qu'on s'approche davantage du pavillon.

hepariUon répond aux parties latérales de l'excavation. Il est doué d'une grande mobilité et peut se porter en avant, en arrière, en dedans ou retomber sur l'ovaire. Ses mouvements sont parfois gênés par des adhérences accidentelles, et la chute de l'ovule dans la cavité|abdominale peut en être la conséquence.

Nous lui distinguerons une surface externe, une surface interne et une circonférence.

La sui'face externe est lisse et recouverte par le péritoine.

La surface interne regarde en arrière, en dedans et en bas, c'est-à-dire vers l'ovaire. Elle est couverte d'un grand nombre de plis qui partent en rayonnant

FiG. 51. — Plis longitudinaux de la trompe utérine.

t,l. Ovaire.

2,2. Utérus ilont iino partie seulement a été conservée.

Page 1