V. Vessie
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du ligament large et les fibres musculaires qui s'y rendent, on voit sur touîc la hauteur des bords de l'utérus des fibres musculaires horizontales et circulaires, qui vont d'une face à l'autre. Arrivées au bord de la matrice ces fibres se recourftent en arcs et se rendent à la face opposée k celle qu'elles occupaient à leur point de départ; c'est Là leur disposition générale, mais leur trajet est très-compliqué. Elles s'écartent pour donner passage aux vaisseaux; elles ne restent pas, durant tout leur trajet, dans le plan où elles étaient primitivement. Superficielles, par exemple, en avant, elles deviennent plus profondes en arrière, et réciproquement.
Au-dessus des trompes et à leur niveau, la disposition des fibres est différente. Les fibres transversales décrivent de grands arcs sur le fond de. l'utérus, d'un angle à l'autre. Une partie de ces fibres se rend à la trompe, au ligament rond et au ligament ovarique, mais la plupart descendent sur le bord de l'utérus. Dans leur trajet descendant elles rencontrent les vaisseaux, qui dérangent leur régularité, puis elles plongent plus profondément et se recourbent en avant ou en arrière pour devenir transversales sur l'une ou l'autre des faces de l'utérus.
B. — ■ Couche musculaire externe du col. — Au col de l'utérus, l'hypertrophie des fibres musculaires est beaucoup moins considérable qu'au corps de cet organe. Ces fibres y ont aussi une direction plus simple; elles ne forment pas de faisceau ansiforme, et se portent presque toutes un peu obliquement en bas, des bords de l'utérus vers la ligne médiane, où elles s'entre-croisent avec les fibres venues du côté opposé. Sur les bords du col, elles se contournent et passent d'une face à l'autre. Les plus superficielles de ces fibres se continuent : en avant, avec les replis vésico-utérins et quelques fibres musculaires de la vessie ; en arrière, avec les ligaments recto-utérins; en bas, avec les fibres du vagin.
La couche musculaire externe ne descend guère au-dessous des insertions du vagin, et nous verrons plus tard que le museau de tanche est presque exclusivement formé par la couche musculaire interne.
Couche mnsciiiatre mojenne. — La côuche moyenne est la plus épaisse de toutes, mais elle n'existe qu'au niveau du corp« de l'utérus. On n'en trouve aucune trace dans le col.
Lorsque, par la dissection, on a enlevé successivement sur le corps de l'utérus le faisceau ansiforme et les différents plans de fibres transversales (jui composent la couche musculaire externe, on arrive à la couche moyenne dont la disposition est différente. Mais entre ces deux couches, il n'y a pas de limite précise ; les fibres profondes de la couche externe prennent peu à peu et par gradation la disposition propre à la couche moyenne. Ce n'est donc qu'après l'enlèvement de ces lamelles intermédiaires qu'on découvre nettement la couche moyenne avec tous ses caractères. Il en est de même lorsqu'on découvre la couche moyenne en enlevant toute l'épaisseur de la couche profonde.
Celte couche moyenne se l'ail remarquer d'abord par le nombre des vais-
seaux qu'elle contient; en outre, elle p,sl toujours plus épaisse dans la région i[\n correspond à l'insertion du placenta.
Elle se compose de bandes de largeur variable qui se croisent dans tontes les directions; les unes sont transversales, d'autres obliques, quelques-unes longitudinales; de larges trous, que traversent les veines ou sinus, écartent ces bandes les unes des autres ou séparent les fibres d'une même bande. Les faisceaux musculaires se recourbent en anse autour des veines utérines [libres arcitbrmes de William Hunter (1772), fibres en anse de Calza (1807)], et cbaque anse, croisée par une autre, forme avec elle un anneau complet qui entoure une veine. Uiie série de ces anneaux forme un canal à la veine.
FiG. 78.-^ Couche nuisculaire moyenne de l'utérus gravide (Fond do; rorgano, sur lequel était inséré le placeiUa). — Les faisceaux entre-croisés forment autour des vaisseaux des anses ou des anneaux qui les étreignent.
A, A. Coiiclif, superficielle (lissé(iuéc. I! . l'aisceaux appartenant à la oouclie
T, T. Trompes. interne.
De grands anneaux, semblables aux précédents quant à leur disposition, entourent plusieurs veines à la fois, et chacune de celles-ci a, dans l'anneau principal, ses anncnux spéciaux. Le plus souvent, le faisceau courbé en anse ne forme que la moitié, les deux tiers du cercle qu'un antre faisceau vi(Mil compléter en se croisant avec les extrémités du premiei' anrpiel il s'unit iii'.iniement.
•Chaque vaisseau veineux est donc entouré de fibres contractiles annulaires et chemine dans un véritable canal contractib; pendant tout son trajet dans la couche moyenne.
Les artères sont, comme les veines entourées d'anneaux musculaiies, mais avec cette dilférence que les artères sont pourvues d'une gaîne celluleuse qui leur permet de glisser dans les anneaux, tandis que les veines, réduites à leur membrane iulerne, adhèrent aux libres musculaires.
Couche musculaire înfcrnc. — (letle couche doit être successiveineiil étudiée au corps et au col de l'iilérus.
A. — Couche mmculairc interne du cor/^s de Vnténis. — Quand (Ui incise l'ulérns, on voit conslannufMil au milieu de la paroi pi)stéi-iein<' un faisceau tri;iugiil;ni'e légèrenuMil saillaul, doni ia base s'étend d une Ironipe
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DE LA GROSSESSE
à l'autre, et dont le sommet descend jusqu'à l'orifice interne du col. Ce faisceau triangulaire a été décrit la première fois par Calza et Sue. Celui-ci admettait pour chaque face l'existence de deux triangles adossés sur la ligne médiane {muscles quadri-jumeaux utérins) ; en réalité, le triangle est unique et formé d'après Hélie comme le faisceau ansiforme par des fibres horizontales qui se recourbent brusquement en haut.
Les fibres nouvelles ou de renforcement s'ajoutent toujours à son bord gauche, tandis que de son bord droit émergent successivement des fibres qui deviennent transversales en se portant vers le bord droit de la matrice. Ces fibres ont donc k peu près la forme d'un Z.
En approchant des trompes, le faisceau triangulaire se divise en deux minces fascicules qui vont, chacun de son côté, plonger par une pointe aiguë, dans la trompe correspondante où ils se terminent brusquement. Enfin, des fibres transversales, étendues directement d'un orifice tubaire à l'autre, terminent le faisceau triangulaire et forment sa base.
Un faisceau triangulaire exactement semblable, existe sur la paroi antérieure (fig. 79); seulement les fibres transversales se recourbent pour devenir verticales le long de son bord droit, tandis que de son bord gauche émergent des fibres qui prennent une direction horizontale pour se jeter sur le bord gauche de la matrice.
Sur les côtés de ces faisceaux triangulaires et dans toute la hauteur du corps de l'utérus, les fibres musculaires de la couche interne ont une direction transversale et passent d'une face îi l'autre; elles sont donc annulaires. En approchant du milieu des parois antérieure et postérieure, les unes subissent une inflexion pour constituer le faisceau triangulaire, tandis que les antres, bien plus nombreuses, continuent leur trajet transversal en passant sous ce faisceau. A l'orifice interne du col, les fibres transversales forment un faisceau annulaire et saillant qui limite nettement la cavité du corps et la cavité du col. Au fond de l'utérus, c'est-à-dire au-dessus de l'orifice des troni|)es, les fibres musculaires forment des arceaux (fibres arciformes) dirigés d'avant en arrière, qui constituent la voûte de la cavité. En descendant sur les faces antérieure et postérieure, ces fibres passent sous la bande
Fig. 79. — Couche musculaire interne (paroi antérieure).
A. Coupe des parois ulérines.
B. Faisceau triangulaire.