TENUE DES JEUNES GENS
A ne considérer Fart des armes qne sons le point de tne militaire, sans doute il est un des plus utiles, mais on peut le considérer encore comme feisant partie d^une bonne éducation, et comme influant beaucoup sur la santé, en donnant à la nature les moyens de se développer. Jadis Téducation d'un jeune bomme n^étoit point complète sMl n'avoit pris des leçons d'armes et d'équitation. La grâce des mouvements dépend de ces leçons. La révolution est venue interrompre ces utiles exercices, et c'est lorsque l'ordre se rétablit dans toutes les parties de l'enseignement qu'on ne doit pas négliger celle-ci.
Diaprés J'a vis des meilleurs médecins, l'exerdce des armes est ^salutaire et peut éviter aux jeunes gens de longues et r*n»pn<*<r»^i^H,afl; jHiiinii iTTj < iiiriii ouvrant la poitrine, et feisant disparoltre les défauts de la nature; secondement, en les rendant plus vigoureux, plus souples 9 plus agiles et plus propres à supporter les fatigues de la guerre, enfin en leur donnant cette grâce et cette aisance qui se font remarquer dans le maintien d'un bomme bien élevé; c'est pour cette raison qu'autrefois on exerçoit aux armes ceux même qui n'étoient point appelés à l'état militaire. ^^
Le jeune bomme qui a obtenu des succès dans cette partie sera jaloux de conserver^ sa force, et ne se livrera point aux excès qqi ruinent la santé et afFoiblissent*
les avantages physiques. Les parents quelquefois craigqent d'envoyer leurs enfeints à une salle d'armes , parcequ'ils redoutent pour eux les disputes ; qu'ils se rassurent, il y a beaucoup moins de dangers dans ces sortes d'endroits que dans les autres lieux de réunions^ C'est toujours en présence du mattre que les jeunes gens s'exercent , et la présence du chef doit dissiper let craintes mal fondées. Un mattre est intéressé à soutenir sa réputation, et si, par hasard ^ il se trouvoit parmi ses élèves un jeune turbulent, il ne balanceroit pas un instant à en foire le sacriSce à la tranquillité du plua gremd nombre.
C'est , j'ose le dire , un devojr aux parents de foire donner à leurs fils ce genre d'éducation, s'ils veulent éloigne^ d'eux le danger où les. entratneroit leur ignorance des armes. Il est bien prouvé que celui qui connott les principes de cet art risque beaucoup moins. Que deux personnes qui ne savent pas tirer aient le malheur d'avoir une affoire, elles sVa^rreront mutuellement; au contraire, si elles sont exercées, elles éviter ront le danger, se blesseront moins grièvement; il y a plus , c'est qu'il n'y aura qu'un de& combattants de. blessé. Cette seule considération devroit déterminer la jeunesse à se livrer avec ardeur à l'étude des armes* Les peuples nos voisins ont tellement senti l'utilité des étabUssements relatifo à cet art , q^ue la cour de Londres, a foit venir à grands frais des maîtres d'armes françoi& qui tiennent écoles publiques. L'Allemagne, la Pologne, la Russie, l'Espagne, la Sardaigne ont imité cet exemple, et c'est pour faire reyiyre parmi nous cette noble
émulation que je me suis déterminé à mettre au jour les principes de M. La Boëssière , en y ajoutant ce qu'une iongue habitude et une expérience de plus de quarante années ont pu m^enseigner. Je le répète » j'éciis autant pour les maîtres qiie pour les écoliers ; les premiers trouveront dans cet ouvrage leurs devoirs tracés, les seconds des principes sûrs dont ils ne dç* vront jamais s'écarter s'ils veulent faire des progrès, ou conserver le talent déjà acquis.
ni^^^%^/^0^m^U^^^^%/%f%m^^%^%^^^^J^I%^^ti^^^i ^% ^^'