SUITE DE LA LEÇON A LA MUETTE
Le maître, après avoir placé l'élève avec attention, ayant l'épée engagée en quarte, lui dit : « Parez le contre de quarte; dans ma retraite, si je serre de la pointe en me relevant, vous couperez; si je vais à la parade de tierce la main haute, que faut-U foire ?.... Après le cou^
DE L^ART DES ARMES. l33
fé, tomber en seconde, tourner les ongles tierce et enlcTer. En garde à Fëpée de tierce. Engagez Fépée en quarte, frappez du pied, marchez; si tous perdez Fépée en marchant, que &ut-il faire?... Parer le contre de quarte; sr vous ne la trouvez pas au premier temps, que
£iut-il faire? Doubler le contre. Dans ma retraite,
Vous allez couper sur les armes et tirer seconde; si je
Tais à la parade de seconde, que faut-il faire? Mar««
quer la feinte de seconde, tourner les ongles et enlever quarte sur les armes. En garde ; parez le contre de tierce et quarte pour reprendre rengagement quarte, à TefFet de faire la suite de la leçon; dans ma retraite, coupez quarte sur les armes^ et marquez la feinte de seconde. Si je pare tierce, seconde ou octave, ensuite
tierce ou quarte sur les armes, que faut-il faire? Dou«
bler la feinte en seconde, tourner les ongles, enlever et partir seconde. En garde à l'épëe tierce. Parez le contre de tierce et quarte; je me relève en serrant de la pointe, vous coupez; si je prends le demi-cercle la main haute, que faut-il faire? Contre -dégager seconde, tourner la main tierce, et enlever la main au plus haut; car si elle baisse dans les coups de seconde, la pointe perd sa direction , en s^en allant à la droite di| pareur , en fauchant , suivant l'expression consacrée* En garde à Tépée de tierce. Parez le contre de tierce et quarte; dans ma retraite, vous allez couper sur les armes et contre-d^ager i^econde. Si je pare le demi-cercle
et octave, que faut-il faire? Contre-dégager seconde
et revenir sur les armes, tourner les ongles de quarte , la main très haute, et partir quarte sur les armes. Res-
tez lli. » ( On doit toujours rester sur les temps. ) Et alors le maître quitte sa place pour voir si TéléTe est régulier sHr son développement, lui ftiit relâcher ses membres , comme cela a déjà été recommandé; et dit : «En garde d*an detil temps, Tépée bien devant rons, c^eflt-CHlire, en garde partagée et à même de défendre la desdus comme le dessous ; parez le contre de tiercé et quarte; dans mb retraite, ii je serre de la pointe, coupez , contre-dégagez seconde et revenez sur les ar* mes. Si je pare le demwcètcle octave, tierce ou quarte Sur les armes, que filli^il faine? Contre-dégager seconde, revenir dessus et retomber dessous, autrement dit, cotttre*dégager et doubler la feinte : c'est ça; tournez les ongles, enlevez et partez. Restez là , relâchez les bttis, baissez Fépaule, le jarret gauche bien tendu , le pied d^aplomb, le genou droit, perpendiculaire à la boutle. n S41 ne Test pas, c^est que le pied gauche aura levé , et ators Técolier n'est plus en force pouf se relever.
« Ployèi le jarret gatrche, retirez le droit, que le braS gauche Fasse balancier, relevez-le précipitamment ; en garde d'un seul temps, et ployez beaucoup ; des coups droits et des dégagements de vitesse succèdent. »
Après quoi, le maître dit: « Tirez quarte en dedans. Je pare prime ou le demi -'cercle , je ne riposte pas
èbmme je le devrois, que faut-il faire? » La reprise
de seconde que le mattre fait répéter le plus souvent possible sur le développement de Téléve et sans qu'il se relève. Cîe coup donne de la hauteur à la main et des doigts , et force à baisser l'épaule , toujours disposée à
DE l'art des armes. t3S
monter sur les coups de tierce* Cette leçou à la muette, ou plutôt par demande, habitue les élèves à tromper le fer *au simple touché. Quand on leur a fait tromper une parade sans leur rien dire, il faut avoir smi de leur demander ce qu'ils ont trompé; il est de la plus graode nécessité qu'ils le sachent; car, s'ils Tiguoroient, ils ne seroieut pas en état de faire assaut, et ne seroient que des machines. Un bon dreur doit exéeut^r toi^i ce qu'il &it avec une parfaite coouoissance.
QUARANTE-DEUXIÈME LEÇON