‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 57 sur 84 · EXERCICE GÉNÉRAL DES PARADES · texte numérisé non relu

EXERCICE GÉNÉRAL DES PARADES

Pourâp^ewdre à paner, il £iut être bieuflaoé, paiv £ûteiaent sur ses jambes, et de manière à ce que rieii ne puisse ébranler le corps* Le moindre feux mouveanent suJGt pdur éf^e touché. La maîa seule doit a§ir dans les parades et en liant des coujtre. Gomme je viens de k dire, si le corps s'ébranle, il s'ensuit des feux t^aaps, ou des temps perdus. Il en est de même des parades qui «e fout en reculant. Il «st inutile d*apprendjie à parer pour se sauver, et sî on j^e peut tirer en reculant, on ne le peut non plus en faisant des mouvements de corps ; l'on manque l'instant de tirer à propres. Le tireur pétulant jie donne pas le temps à celui qui s'ébranle de se remettre en place. i\ jui .doublera

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plusieurs coups avant de le laisser tirer et riposter. Le tireur doit donc être dans la position indiquée, c^est*àdire inébranlable , sa main ne doit agir que par de très petits Mouvements; plus on met de finesse dans un contre y ou toute autre parade double, plutôt on rencontre le fer, et ce n^est qu^après s^en ^ être ainsi assuré qu'il faut partir vivement avec un beau développe* ment et une main bien soutenue.

Le maître, placé en garde avec la plus grande régularité, dit : tt Ployez bien sous vous en tournant les banches. Chargez la partie gauche, la garde étendue, relâchez la dureté du bras , de la main et des doigts , la pointe basse , la main demi-tierce , la pointe fixée au corps » ; il prend ensuite Tépée en quarte , et ajoute : « Parez le contre de quarte encore une fois par un très petit mouvement; en achevant la parade, tâchez que la pointe reste fixée au corps; elle ne doit pas s'écarter d'une ligne; autrement il en résulte que dans les ripostes on manque le corps. » Dans une parade régnHè* rement faite, le fort agit davantage sur le foible adverse eçi formant bien Tangle. Le maître aura donc Fattentioa que Pélêve ne fasse j$as de mouvements convulsifs en parant ; ce qui feroit des temps perdus. II faut que la parade s'achève avec le plus de liant et de légèreté possible. Si Fépée est trompée, que le contre soit doublé sans interruption en laissant la pointe au corps, comme • on Ta dit.

Parez encore le contre; si vous ne trouvez pas le fer, doublez légèrement, achevez et coupez le temps dé la parade, pour voir si la parade est juste.

Un tireur qui a la main légère sait profiler de la moindre dureté de son aiElYersaire, il Taméne par de faux temps à former des parades dures et convulsives, qui lui servent à dérobei^ son fer du côté opposé avec vitesse et légèreté. G^est donc pour cette raison qu'un tireur, pour, devenir fbrt^ doit ^occuper sans cesse de relâcher la dureté du bras et des doigts. Et, pour y parvenir, le maître doit, quand Téléve fait preuve de trop de dureté , lui Ceiire doubler sans interruption des contre à Finfini et sur tous les sens, pour Tamener, malgré lui, à se relâcher dans l'incertitude où il est de la rencontre du fer. Ce moyen m'a toujours réussi. Revenant à la leçon , le maître dit : « Parez le contre de quarte et tierce, parez le contre de tierce, et, si vous ne trouvez pçis Tépée, doublez ce contre. » Le maître ne doit donner que la pointe sur le fort de Féléve , et tirer très doucement. Un maître qui feroit craindre son bouton avant que Fécolier fut habitué et bien réglé , seroit un^aladroit, et Féléve ne feroit jamais ses parades justes. On n'augmente de vitesse qu'à mesure que ce dernier prend de la liberté , mais toujours sans toucher. De cette manière, Fécolier, prenant de la confiance et de l'habitude , arrive au but sans s'en aperce- . voir, et apprend à ne parer que de la main, sans que le corps remue. Quand le fer est trompé, Féléve voit bien qu'il n'a pas paré , le toucher est donc inutile.

Le maître dit : « Parez le contre de tierce et quarte, restez là. Ayez l'attention de bien achever votre parade. Parez le contre de quarte ; si vous ne trouvez pas l'épée, prenez le contre, le demi-cercle, octave, quarte sur

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les armes, prenez quarte et le contre de qnarte. Parez le contre de quarte et le demi-cercle , et revenez en quarte. » Remarquez que le mouvement du demi-cercle à quarte ne peut avoir Keu sans passer par octave.

Le mattre fera un faux battement, Téléve n^étant pas an fiût, s'ébranle y et né &it plus de parade ; on lui fait observer que le but de ce feux battement ^toit de U &ire tomber dans cette Êiute , que sur lé faux battement il ne doit répondre qu^en liant Vépée au contre de quarte; en général, il£atut civoir pour principe de ne jamais répondre au fer que par un liement dVpée, quand on i^e juge pas. Parez le contre de quarte , je fais un menacé et un faux battement, liéÉ Tépée au contre de quarte | ou changez Tépée en tierce et liez Tépée auxontre de tierce, si je fais un faux battement sur cet engagement.

Le maitre fait prendre le demi^cerde (c'est de mêfne une parade doublé et triple). Parez , ajoute-t-il , le contre de quarte une fois, deux fois , le 4(x>ntre de quarte , et puis tierce ; je force sur Tépée , parez prime, seconde, liez Fépée en quarte en dedans. Parez le contre de quarte, le demi<;ercle et octave, quarte sur les armes; je -force sur les armes , cbangez T^pée en quarte en de** dans, je passe sur les armes , opposez quarte sur lés af - .^mes, je force sur Tépée, changez Tépée en quarte en dedans, je passe dessus, prenez le contre de quarte en dedans. L'éeolier doit tenir Vépée sur rengagement en quarte en dedans avec les ongles demi-tierce, suivartt le principe recommandé , et à la hauteur relative de son adversaire ; il n'a que le dessus à défendre par un

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p^t contre 9 le plus fin possible. S^il se fait une loi sévère de ne répondre à aucun mouvement que par le liement au contre, comme cela vient d^étre expliqué, il deviefidra fort pareur. Il est bien difficile de toucher uti homme qui pare avec cette régularité, qui, ferme sur ses jambes, est toujours prêt à partir ; il faut pour y parvenir âtrd un tireur d^une extrême vitesse. Le maître exercera donc souvent ses élèves à cette leçon pour les fiadre devenir d'habiles parenrs.

COIfTINUATlON DE LA BCÉME LEÇON POUR AFFERMIR L'É- LÈVE ET LE CONDUIRE A UNE GRANDE FORCE DE PARADE.

Si Técolier suit le fer en tous sens, s'il ne s'ébranle plus sur les feux battements, mais leur oppose au contraire des liements de contre, soit en dedans, soit en dessus, il feut alors lui en feire de plus violents pour l'habituer à ne plus s'effrayer.

Le makre le fait placer avec toute la régularité possible, la garde bten étendue, et lui dit : Parez le contre^ il doit souvent le tromper, pour que l'téléve s'habitue è suivre le fer. Lui faisant ensuite engager l'épée en tierce, il ajoute: Frappez du pied, engagez l'épée en quarte-, frappez du pied, liez- la en quarte, mettez du tiant, delà finesse; cardans les armes, comme dans tous le$ exercices , la fecilité et la souplesse sont indis- |)ensables. Liez l'épée donc légèrement, de manière qu'en finissant votre liement , il n'y ait pas de point d'afppui sur mon fer; ce qui seroit un temps perdu qui nùiroit à la vitesse du liement qui doit suivre ; le premier lie-

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ment ëtant plus lent, par le point d^appui , expose à être touché.

Après plusieurs liements très fins, on change celui de quarte en tierce; pour cela on lie Tépëe en quarte à tnoitié, et au moment où Ton est près d^acheyer le mouvement, la pointe basse près du fort, pour avoir moins de fer à passer, on change vite en tierce en soutenant la main, le fort dans le foible. Pour revenir de la position quarte en celle de tierce. Faction de la maia doit être extrêmement vive. Le mattre fsiit répéter ce mouvement très doucement et bien en détail, jusqii' à ce que relève puisse le faire plus vite.

Après le liement en tierce, on revient à celui de quarte; il faut à chacun marquer le temps de Topposition, avoir la pointé fixée au corps; elle ne doit pas s^écarter d'une ligne, c'est une règle générale, et c'çst çnla suivant qu'on arrive plus promptementau but. /

Le maître continue, et dit: Parez le contre de quar-r te, et tandis que l'élève achève sa parade, il fait un menacé acqompagné de l'appel, du cri, du faux battement suivi de la feinte une, deux. Il est vrare que les écoliers répondent tout de suite à ces tempj^ par un contre , puisque de forts tireurs eux-mêmes souvent sont ébranlés.

Les éléve$ étant préparés par le faux battement et la feinte une , deux , ne^seront pas longs à s'affermir sur la parade. Le mattre ajoute le menacé pour tomber seconde, qu'ils doivent parer au demi-cercle, pu en changeant sur ]'engagement| tierce , l'épée en quarte çn d^ dans.

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Nous le répétons , ne touchez jamais Féleve pour lui apprendre à parer ; le contraire a lieu; A se désunit au lieu de prendre de Faplomb et de la fermeté. Le mattre doit se contenter, après avoir trompé le fer, d^approcber le bouton du corps de l'élève, sans y arriver; cela suffit pour lui propver qu'il n'a pas paré.

Cette méthode donnera de la retenue de corps , de la main, et de la régularité au mattre qui l'adoptera. Il est vrai que celui qui ne saura point retenir son corps ^ qui aura la main dure, ou tirera de l'épaule, aura de» la peine à la suivre; c'est un malheur sans doute pour les élèves; car les maîtres qui ont ces défeuts ne peuvent £aire que des écoliers qui leur ressemblent.

Le maître revenant aux contre, dit : « Parez le contre de quarte et tierce, le contre de tierce, quarte et le contre de quarte. Je rorce, changez Tépée en tierce, et Je contre de tierce ; changez l'épée en quarte et prenez le contre de quarte, le demi -cercle, deux fois le demicercle, octave, et quarte sur les armes.

Je force, prenez prime, seconde, liez l'épée au con* tre de quarte. En supposant que vous formiez la parade les ongles ûe quarte en l'air, et que votre pointe soit hors la ligne de mon corps , je puis tirer le coup de quinte , la main tierce, en feuchant; il faut alors parer quarte, les ongles en dessous, et former l'angle, pour que ma pointe soit écartée de la ligne de votre corps. Je passe dessus , opposez quarte sur les armes ; parez le contre de tierce. Je passe quarte en dedans sous la main, parez prime, seconde, liez l'épée au contre de quarte; parez le contre de quarte, doublez le

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conire de quarte, le demi-cercle , doublez le demi^ cercle. Je suppose que j^aie gagoé sur tous du terrain , que nous soyons corps à corps» tous uepouTes dans cette position serrée me riposter quarte, soutenes alors la main au plus haut en tournant les ongles de tierce , sans quitter le fer, et votre pointe qui, après la parade du demi-cercle, étoit derrière mon corps, se trouvera en prime, et nécessairesoent dans la ligne; il faut pour cela que le fleuret joue dans la main, et que les doigts soient souples.

Après quelques répétitions de parades doubles en tous sens, le maître fera des menacés, la main haute, pour obliger à serrer de la pointe; ensuite il coupera sur la pointe , si Téléve ne soutient pas sa main. L^éco* lier doit parer ces coups par des changements d^épée et le contre , la main haute. Le maître après fera des feintes larges sous la main; il y ajoutera le cri et Tappel pour ébranler tont-à-{aît Técolier, qui doit dans cette ciiv constance prendre le demi^cercle, parade convenable au jeu où mouvement large.

Voilà la manière la plus sûre et la plus prompte pour former de bons pareurs : les maîtres doivent feire i^ ^ter toutes ces parades à la muette, et sur- tout faire attention à ce que les élevés cèdent à la forcé avec beaucoup de légèreté et de liant. Ces répétitiops doivent être faites à la fin de chaque leçon, ou au moins très Bouvent pour faire de bons tireurs.

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QUARANTE-TROISIÈME LEÇON

EXEBCICE DES FEINTES.

liorsqu^on sera parvenu à foire tirer le mar{>a99ablement, à fiadre tromper Tépée à la muette, lorsque Fëléve parera bien, et qu^en tirant, sa main passera la première sans retirer le bra^ ^ lorsqu'enfin il commencera à distinguer pourquoi il fait telle ou telle chose, alors on choisit un écolier pins fort que lui qu^on lui oppose , et qui Faide de sa complaisance. Mais, nous le répétons, il £aut, ayant d^en venir là, que réléresoit déjà instruit, et en état de feiire des feintes; autrement il s'habitue à n'être que feirrailleur.

Tktuê toutes les tslleê d'armes, les forts font travaillel: les foibles, en observant en tirant avec eux de proportionner leur force à celle des commençants ; qui feroit exercer deux foibles élèves à des feintes , les habituerait plutàt à ferrailler qu'à se perfectionner; le désordre s^établiroit, parceque chacun tirant pour soi, ne pourroit reprendre l'autre. On sent donc l'utititéde commencer par tirer le mur doucement et en détail, pour obtenir un bel ensemble, en ayant soin que la main précède bien le mouvement du corps. Au moyen de cette régularité abs<Jument indispensable, le commençant se met de loin à une juste mesure de son pareur. Ce pareur,

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ëtaiit plus fort, doit tenir la main un peu basse, pour donner des jours à Féléve, et lui faciliter les moyens de tirer.

Une feute dans laquelle tombent souvent les conîmençants lorsqu'on leur pare des feintes, c^est de quit* ter 4e fer au moment où on le leur lie jsoit en quarte ^ soit en tierce : lorsqu'un tireur fait cela dans Fassaut, il faut tirer droit sur le changement le long de la lame , et avec opposition, comme cela se pratique. Le contre ou le liement, nous Tavons déjà dit, ne s'arrêtent que par un faux battement ou un menacé. En tirant sans faire une de ces deux attaques au fer , l'homme le plus vite peut être paré dans l'instant du liement. Pour réussir sans cela il faut le plus qu'on le peut, par une pression sur le fer, produire un intervalle avant de tirer. La réussite dépend de la grande habitude.

Le tireur doit faife tout ce qui lui viendra dans l'idée, mais de préférence des coups droits , qui touchent le plus dans l'assaut; des dégagements, une, deux, trois. Si on prend le contre, il le trompera par un contre-dégagement ; il fera des faux battements pour interrom*- |>re les contre , ensuite des menacés. Après on exécute depuis la feinte jusqu'au contre-dégagé double. Si la pointe du pareur se trouve basse, le tireur coupera, le chemin par dessus la pointe étant plus court que de dégager sous le fort de l'épée. On prépare le coupé , par un menacé fait, la main haute, afin de gagner, la pointe. Pour ces coups il faut retenir le corps très en arrière; s'il étoit en avant, et que le bouton passât la garde dii pareur, le fer seroit livré au battement ou au croisé. Un

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BQtre mconvénient du corps en ayant est d^obliger à raccourcir le bras pour pouvoir passer la pointe, ce qui yous' expose à être touché.

L'élèye doit toujours tirer de sa place sans que le pied gauche remue, car si le pied tourne ou tratne, les coupa .perdent plus de moitié de leur vitesse, le jarret gauche n'est pas tendu et le tireur se trouvant trop près dupa-^ reur , et ne pouvant être ferme snr .ses jambes au moyen de ce quHl s^ést tratné en développant , pare difficilement la riposte. C^est donc au mattre à redoubler ici d'atten? tion 9 suMout dans les commencements : de sa sévérité présente dépend lé mérite à venir d'un tireur. SHl laisse prendre à un élève de mauvaises habitudes, il est bien <fifficile ensuite de lesiluî Sûreperdre, et il est rare que les jeunes gens aient assez de patience pour se sou-> mettre ainsi à tout ce quUl feudroit &ire pour s'en cor-* riger. Je dis encore^ dût-on Une reprocher de me répéter , qu'un maître ne saùroit trop inspecter ses élèves, afin d-arrêter dans sa naissance le défaut que contracte un écolier. C'est pour parvenir à la plus grande régularité que dans notre académie nous avons toujours exigé que nos éccdiers tirassent beaucoup au mur , et c'est pour y suppléer que dans la leçop.nous leur fiaiisons déployer beaucoup de coups droits et des dégagements de vitesse. Sur vingt écoliers ^ il y en a. à peine deux qui s'attachent à tirer le mur à toucher, 'comme il sera démontré au cha^ pitre où il en sera traiter

, Le pareûr a la complaisance de tirer des feintes à son tDiH*. Le commençant doit être strictement placé, tenir r^>ée.bien.devant.lui, en garde partagée^ défendant le

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dessas et le dessous, le bras fleribieetayani toujours da jeu, la tenue demi-làence, les doigt relftchés, la pointe basse fixée au corps, Tëpée eu quarte en dedans, formant Fangle , ainsi cju'on Ta recommandé à chaque leçon. Quandr relève se trouvera, dis-je, ainsi placé, on lui tirera des coups à- raison de ses moyens , en les desrâant , pour lânsi dire , et les dirigeant toujours dans le talon de son fleuret, pour lui feins mieux sentir Feffet des parades* Quand on lui trompe Pépée, il ne fiiut pas le touc^ei^^ à moins qu^il ue soit (dus dans le cas de s'ébranle^; On ne dett jataais feire craindre la pointe aux commençants , e^ tes feit sauver, et il8B?a|i[^iennent pas à parer. La ehoée esséntidie et quW oedoîapas perdre lAe'Vue , c'est de leur faire régler la parade sùrleamovpvements db l'ad- Tersaice. Uéooiier doit) toujours lier: Fi^)ée au contre très vite et revenir avec la même, vitesse dtt; contre eu quarte au cOntn&de tierce , par un tnès petit mouvement, comme yiikdiqne rarticle des- parades. Ensuite il liera Tépée au demi'oercle et reviendra octave pour ramener «Fépée en quarte en dedans. Il changera Tépée en tierce, liera le fer en prime; de là il prendra seconde et ramènera Tépée en quarte en dedans. Pour que Texécutimi soit prompte et précise, la main, les doigts doivent être liants, les mouvements fins et sans convulsion , ou pour mieux dire sans saccade. Chaque mouvement commencé doit être achevé sans secousse , autrement il y auroit temps perdu et le mouvement qui le suivroit en seroit ralenti; Une chose importante et sur laquelle on insiste beaucoup , c^est que les parades soient achevées sans force. CPest cette douceur ou plutôt oètte pr^isioa de mouvéinents

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qui seule donne les moyens de toucher. La contraction et la dureté dans les parades ont tant de désavantage , qu'un tireur adroit et à main légère, qui s'aperçoit de ces défauts dans son adversaire , cherche continuellement à Fy faire tomber, à ce dessein il lui marque des temps pour l'obliger à parer, et au moindre point d'appui sur sa pointe , il la dérobe avec vitesse. Cest là une des finesses et une des grandes malices de l'art.

Après avoir feit faire des feintes quelque temps à l'écolier, il iaat avoir Fattention de l'habituer à riposter et à parer sur la riposte qu'on lui rend. Régie générale , on né doit tirer sur les élèves qu'à raison de leurs moyens; sans cette attention ils se déeodiposeroient trop'&dle» ment, et leur désordre serait long à réparer.

Pour qpi'ilstne prcnnirnc paa la mauvaise haUtvde de parâr sans riposter, onleiit vecommandera de ne pare» Jamais denz fois de sqite sans vendre la riposte, par la raison qu'il est des tiravrs' qui redoublent quand on ne leur riposte pas ; à la vérité,' celui qui redouble court ris« qîiede se fiiire blesser s'il ne se relève pas, molilde plus alors pour rendre b riposte dés qu'on a para

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