‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 7 sur 84 · SUR SAINT-GEORGES · texte numérisé non relu

SUR SAINT-GEORGES

Xi'homme le plus extraordinaire qu'on ait peutêtre jamais vu dans les armes , et même dans tous les exercices du corps ^ fut sans doute le fameux Saint-Georges : on pourroit lui appliquer ce que l'Arioste dit de Zerbin : la nature le fit et rompit le moule*

Il a fait tant de bruit par la perfection qu'il avoit acquise dans le» arts , et princtpalemeui jdaas les armes ; que son nom~~sëÎDi3ie inséparable de cet ouvrage. J'ose croire que le lecteur verra avec plaisir les détails suivants.

Saint-Georges naquit à la Guadeloupe le nS décembre 174^^ et à l'âge de dix ans fut amené en France par son père. A cet âgé il étonnoit déjà les maîtres qu'on lui avoit donnés par sa facilité à apprendre. A treize ans il fut mis en pension cbez M. LaBoëssière, oii il resta six ans. On l'occu.poit' le matin à son éducation y et le reste de la journée étoit employé à la salle d'armes. A quinze ans ses

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