‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 76 sur 84 · DES ÉPÉES · texte numérisé non relu

DES ÉPÉES

COMMEI^T ELLES DOIVENT ÊTRE POUR QU'ELLES SOIENT BIEN EN MAIN; DE LEUR DÉCENCE.

Autrefois l'^pé^ fai^oit.en France partie de la ptirure. On n'étoit point habillé décjÇip,mQnt sans airpir Tépée au côté : aussi y avoit-il des épées.çie bien des jEaijçona différentes. Celles dont on faisoit le plùfi de :Ciags: étoitot celles d'acier incrustées en or et scujptée$ pn relief; il y en avoît d'un très^ grand prix : nijm* avions aloir^'.eo ce genre des artistes fort habiles qui coupoient l'acier, avec

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une étonnante dextérité ; mais l'usage de porter l*épëe ayaot cessé, ces artistes ODt été obligés de changer d'ëtat ou d'appliquer leur industrie et leurs talents à d'autres objets. Après cette sorte d'épée venoit Tépée d'argent, étendue d'or moulu on d'or de couleur, par conspuent imitant l'épée d'or. L'ëpée blanche venoit ensuite et étoit regardée cbinme la plus riche après l'épée incru^i tée. Cétoit l'épée ordinaire des officiers. Elle se lahri quoit sur des proportions fixes et très bien conçues. La grandeur décente de la garde étoit de 16 lignes de chaque câté, à l'endroit le plus large, en mesurant du c6^é de la lame; plus de grandeur étoit un début, et on appeloit ironiquement les gardes trop grandes des plats à barbe. L<e corps de la branche doit être fort bas, épais, pour que la soie de la lame puisse y passer dans toute sa force sans qu'on soit obligé de limer. Pour conserver la 6o)idité, l'épaisseur du corps est aussi d'une grande nécessité; il faut qu'il soit de niveau avec la poignée-, autrement cela causeroit un &ux point d'appui au pouce. T,a solidité de la soie est la partie essentielle, étant auïsi la partie qui btigue le plus. Le pommeau ne doit pas être trop gros ; il faut qu'il soit en forme d'olive. Trop gros, il feroit un appui là où il passe à l'extrémité de la main et empêcheroit la direction de la pointe au corpâ. C'est pour cela que, malgrélecalcul de la forme du pommeau, on le renverse en dedans pour qu'il touchele moins possible la main.

M ANIÈME DB CH0I8IB UNE LAHB h^iPÈE.

Pour qu'uDd lame û^épée 8oit bonoe, il fiaat d^abord que la soie ait beaucoii^ de force ^ paroeqne cVst là que porte tout Teffort deg parades, battemeots et croises; il laut aussi que la lame ne soit pas trop iarg[e, quVile ait de la foreé et de répaisseor , de la solidité , eu un mot , qu^elle eoit bien afifilée jusque la pointe, qa^elle prenne son pli depuis la pointe jusqu'au fort , et qu'elle soit en même temps roide et liante. Il faut bien eiamioer tout le long dessus et dessoas s'il n'y a point des pail*les ou des piqûres indiquant qoelqoe paille interne. L'é» pée se monte de la même manière que le fleuret. Sa longueur ordinaire varie de 3a à 33 pouces ; ai l'on passe cette dimension , il feut du moins qu'un fourreau noir corrige l'effet désagréaUe résultant d'un surcrok de longueur.

OèsetvatioiRë sur ies rmm^es épées.

Les épëes que l'on fiibrique acoueHetaietic sont, je ne crains pas de le dire , ou ne peut ptws défectueuses ; les poignées .sont trop courtes, tl'une^fWme mal raisonnée , et <dune grosseur hors de toute ju^e proportion. Le peoameàu qui représente un casque ou un vase est trop gros à l'endroit où il appuie dans la main , ce qui M% écarter la pointe de près d'un pied de la direction du corps. Des défectuosités non moins blâmables sont celles que présente la' garde. Cette pièce qui doit garantir la

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main et les doigts de tous les coups qu'ils sont eipoEéï. à recevoir, cette pièce, dis-je, dans les Douvellesépées, laisse àdécouvert les doigts et tout le dessus de la main. On conçoit tout le daQger qui eu résulte. On objectera cjue ces épées De doivent point servir pour se battre : objection frivole ; un homme d'honneur ayant Véfée au iCÙtii pourm ie trouver dans la oéoeesité d'«o liiire usage, aViuoi*«at'OÙ)ls'f attff adroit le moioa; tant qu'il ezisxptfi 4e^ WpertiqeiHs , dds brouiUoDs ,' des querelleurs .et4wff>«cfaB^^ui,le cas échéant , profiteront des dé- SgUf» ée i'ansae qu'ils a«u«ot Eiut lirar cantre esx , «t es ' IPopiCT^et la ■wianest^eA'diicouvert. Lé$ ancien* fouttiig- WWs, -^i MtrMAceque c'asLqii'unebeUeet bonneépée , £(KiyieadnMl[ eani doute que c'est a«fc raieou q«« je .)}|ân« le» HOUv«UeB épéee, «t (fa« c'est à tort qu'on a pbangé.la iorme À Uqaelle l'wt «'^coit arrêta, et qu'il 4tQii impoesiblq de readrc neilleuMi.

i'f)bser¥«ra( ^ator* qtM les poiga^s d« «abt« » nir- Umt«eUe» des saliABt de cavalert», sont «ctuallenient -Ifpp eottrtiM «t tmpMDiies. Uoe fflam &rte ne peac pein t .|'étendrei«w cespoiçnéest et leur Pondeur tait qu'elles 0ui%eat»éiW3iMwqu*eUessonilbrtietaMatferpées, non "VÎ^Vt à porter d« viaUpis fioaps. Ëiles^eiTroient être carrées, gatwiwd'un Slde <Hii<ri«; autremeat,lor«que le cwr est MtQ«il^4 il «st iiaposaiUc d'finpécàer qa'il ne ,gli«W«tlut tourne ■dWM kiBsis', «nfia, toute p{Mgn«e^ ■|war peu <qa'jeHs loi i«ad« ^ n'a pa* 4e «e*«ie.

WjB. TRAITÉ

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