‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 77 sur 84 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

£o suivant méthodiquement la marche tracée dans cet ouvrage, et avec quelques connoissances et de pratiques dans Tart des armes , le goût de cet art et de Fintelligènce, on pourra se rendre capable de donner leçon. Il faudra d^abord prendre des élèves qui ne sachent absolument rien ; le maître aura la facilité de se former lui-même à mesure que les élèves apprendront , d'autant mieux que. pour bien saisir et suivre tous les principes exposés , la régularité des positions , Tensembledes mouvements , il faudra user d^une lenteur sage et ne rien précipiter. On peut être un excellent démonstrateur sans être un tireur fort , et tel tireur qui touche beaucoup ne sera qu^un mauvais maître si sa force n'est fondée que sur ses moyens physiques et sur de faux principes. Toutes les fois qu'il aura af&ire à un tiireur d'un rrai talent , il éprouvera de grandes contrariétés. Pour se rendre bon démonstrateur il faut plus de temps , d'étude et d'observations que pour devenir bon tireur.

Tillagorie qui a fcurmé les plus forts élèves de son - temps 9 entr'autres Donhadieu, étoit d'une petite. taille, mal fait et dépourvu de moyens pour tirer ; il s^est néanmoins rendu célèbre dans la démonstration.

Bien de plus utile à uti tireur que de se faire un amusement de donner leçon. C'est ainsi que se sont formés

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Saint-Georges et les plus forts tireurs de ootre académie. Tous ils doaooieot leçon à des commençants et les exer-^ coient à l'assaut. Toutes les fois qu^on a Itabileté de proportionner sa force à celle du tireur qu'on exerce , on. esta portée de faire des observations sans nombre, et ' d'acquérir des connoissancesinBnies, qu'on n'eût point acquises autrement. 11 y a du mérite et de l'art à battre un tireur bien plus foible que soi , en le battant d'après son jeu même; et il faut beaucoup d'aptitude et un ulent très étendu pour bien tirer avec tous les jeux indistinctement ; le plus tort tireur enfin peut faire quelque école proÇtable en travaillant avec le plus foible.

Il n'y a qu'une manière de tenir le fleuret , c'est celle ^ qu'une longue expérience a fait adopter. Ceux qui mettent l'index sur la garde, qui s'entourent la main d'un mouchoir pour mieux tenir, et qui serrent leur fleuret, sont des tireurs qui n'ont ni main ni doigU ; ils sont obligés de marcber ou de serrer la mesure, et comme iU n'ont point de doigts , la pointe s'écarte. Tout cela est contraire à un beau et fort jeu.

Dans ladémonstration des coup8,j'ai expliqué les huit' positions dans lesquelles la main pouvoit tirer et parer; elles sont raisonnées , calculées et pratiquées depuis des siècles, sans qu'on ait troovéle moyen d'y ajouter, encore moins d'en ôter quelque chose. Ces huit coups ont leur huit parades et leur huit oppositions. L'homme savant et) fait d'armes , et celui qui sans rien savoir s'amuse à ferrailler, quelque coup qu'ils puissent tirer, ne tirent jamais qu'un des huit coups démontrés. Il est également impossible de ncn changer aux parades, et je ne crains

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pa» ie dire j ^^aprèn Saitit^George» et son mattre , 3 est itÊÊpùB^hlé d^infiover en ce genre arec soceès.

Leê coupe dfdiu gont les premiers qiiVm fait tirer bvx élevés. Dans Ta^saut ^ ces coups sont les plus beaux , les ^lu# simples et en même temps les plus difficiles ^ ceux ^ui décèlent le plas de grâce et qui exigent le plud de IMoyeiiâ. On ne parvient à les t>ien itref que par beanéoup de travail et d'application. Bien de plus bean que le jeu d'un tireur qui est parvenu h les bien d^vekipper de sa place. Si on lui* fait un dégagemeat, sans être bien assuré de son foible , il est toujours prêt h enleyer la main et à partir : qu'il fasse un petit faux temps de la main , il en résulte ^n ébranlement qui suffît pour tirer }e long de la lame ; c'est alors qu'on reconnoit tous lea' liTantages du mur tiré cl^ns $on ^rai principe, qu'on ne sauroit trop détailler.

Tiennent enéujte la feinte , li^ double-feinte, les feux battements , les çontreHlégagements , puis les coupé compliqués, qui ne sont gti^re d'usage d^ns l'assaut, mais delà plus grande utilité ail plastroi^,pQur donner de lat main et la retenue du corps dont mfrnquent assez souvent les meilleurs tireurs. Des coups compliqués il faut féVenir aux coups simples : après tç^ coup que ce soit on ne peut Qnir que par t^n coup de quarte ou de tierce , qu'on doit tiriEîr vife, le principal mérité consistant dans là vitesse.

Si les Coup< compliqués ne peuvent se faire trop prèîi du tftlon adverse , les coupés exigent aussi lapIusstHcte attention. On ne doit faire on coupé que dans le cas oâ il y auroit moins de fer à passer par-dessus la pointe qu'à

BE VàBT DES ARUES. i-jQ

dégager deisous ; autrement ob oet exposa am eonpt d« temps ou ci^opposiuon. Il est toujours dangereux de lever la pointe sur un tireur <|uj a le fer bien devant soi, et qui est toujours prjt à eolerer la main ; c'est ponrquw nou> n'avons jamais bit taire de feinte de coupé.

La pointe en l'air appelle trop le coup au corps, et rien n'est plus hasardeux devant une main légère qui sait prendre l'oppo«tion juste.

L'engagement, ou attaque au fer, veut autant de 1^ gèretéque de justesse; il peut en résulter le plus grand avantage ou le plus grand désavantage, selon l'aptitude ou Viaaptitude avec laquelle il est exécuté.

Le salut donne au corps certaine grâce d'attitude et aux membres de la souplesse. 11. est bon de le Ëaire répéter à la fin de chaque leçon , sas-tout par les jeunes enfants. Lorsqu'ils l'exécutent arec goût, ils ne peuvent être qu'intéressanlA.

Le mur est le premier exercice des élèves ; celui qui leurparotl le plus simple etieplusennuyeux, c'est pourtant le plus difficile et le plus étendu: il mène à tout; Celui qui ne sait pas lùen tirer le mur ne coonoit pas jusqu'à quel degré de force il auroit pu s'élever. T^eplua grand secret des armes ^st de tirer vite tierce et quarte. Les ripostes 4a tac au tac sont les moins difficiles et les plus naturelles. L'homme même qui ne sait rien , dès qu'il a paré un coup en rend un autre. I.^ riposte en temps perdu est une combinaison de l'art. Après avoir paré on ne peut pas toujours riposter; quand l'adversaire ne se relève pas de suite, et qu'il charge le fer, il &ut attendre la retraite pour tromper le fer; cela ne

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s'opère pas sans une grande retenue du coi^ps et beaucoup de main, parceque celui qui se relève doit toujours se releveren défense. La riposte en tén^s perdu équivaut à un coup d^attaque. Dans cette riposte, dont on ne sauroit trop faire Téloge , on acquiert la parade , la retenue du corps , de la main , et le développement.

Après avoir fsàt mettre en garde, et sur* tout dans la retraite , un mattre est obligé de répéter tout ou une partie de ce qui suit : En ligne ^étendez la garde, couvrez-vous , relâchez le bras à la saignée, la main demi-* tierce, le fort dans le foible, la pointe basse, légère, relâchez la dureté du bras , de la main , des doigts , effecez-vous, ployez sur la partie gauehe, soulagez-la aux dépens de la droite en tournant les hanches, le bras gauche en place, tournez les ongles, enlevez la main , partez , prenez Fopposition , relâchez la dureté , baissez Fépaule , la pointe au corps , la tête droite , le bras gauche détaché de la cuisse, le pied gauche d^aplomb , le jarret tendu , le genou droit perpendiculaire au cordon de la sandale; en garde d'un seul temps, ployez sous vous, etc. .Le caup-d'œil réglera cçs diversest indica^ tions.

Il y a quatre demi-cerdes ? prime, seconde, demi-i cercle en dedans et octave; employés à-propos, ils sont d'une grande utilité. La parade de prime est excellente contre les mauvais jeux , d'autant meilleu^re qu'en la formant, la main se rapproche du corps, et que le fort vient aunievant du foible.

Le dégagé sous la main est vicieux, quoique difficile à parer. Pour l'opérer, on se découvre, et l'adversaire

DE l'abt des AI111IE8. aSr.

tirant aussitôt qu'il seot quitter le fer, il en résulte un coup pour coup. 11 est bon de n'admettre de coup tiré que lorsque le foibleadverse est pris, en dëveloppaDt le coup avant que le pied soit à terre.

Les (aux battements sont des attaques au l«r produisant un ébranlement qui le fait serrer, interrompt les contres, et donne la facilité de profiter du faux temps que peut faire un pareur qui ne doit répondre aux faux battements que par des contres , en liant le fer, par des changements d'engagement et le demi-cercle.

On les appelle yàux battements pour les distinguer du battement réel.

Les menacés sont plus violents que les (aux battements. Ils font aussi plus d'effet, si on ne s'écarte point du sévère principe. qui prescrit une grande retenue du corps , et d'opérer de la main seule en tournant. Il &ut le cri et l'appel , remettre de suite la main dans la position demi-tierce , afin de pouvoir tromper le fer sur le produit du menacé. Il est rare que ce produit ne soit pas un faux temps sur une attaque ou une retraite : sut une marche trop grande, le menacé étonne et laisse la facilité de former une attaque; il s'emploie encore utilement sur les changements d'engagement.

Les contres sont un des premiers exercices auxquels les élèves doivent s'appliquer. Il faut y insister longtemps, ne pas aller trop vite, ni à coups multipliés^ observer la régularité. Cet exercice, de même que le mur, donne des jambes, la retenue du corps, de la main, .^t le bel ensemble des mouvements.

Pour éviter les engagements ou changements d'épée,

, aS) TRAITÉ

il faut beaucoup de finesse, de retenue du corps et d'en^ semble. Le maître doit faire répéter cela souvent , sans tireï, en fiûsant passer la main la première , le corps en place sur le changement; s^il nW pas hit du fort au foible , il n'y a qu'à tourner la main et enlever. Si le changement est fiiit du fort an foible avec force ^ une main légère évite rengagement , et ne souffre jamais de point d^appui , sans passer dn jcâté opposé à Fenga^^ |ement finît avec dureté.

pu OOUP OE TEMPS,

On le ifivise en eoap Jtmwrét, cwp dit temps et coup sur le temps.

Le oottp d'arrêt est an conp pris sor une marche : on ne peut tirer et marcher à-Ia-fois » comme on ne peut se couvrir d'un c6té sans se découvrir de Fautre. Si un tireur marche aalis être assuré du fer, il n'est pas con^ vert et le jour qn'il laisse en marchant appelle un conp droit à son corps; e'esl là le conp d'arrêt» Il a son oppcK sition. Si Pon marche en serrant le fer, nne pointe légère passe du côté opposé à la pression.

Le coup de temps est qne parade d'opposition sans tac, qu'on appelle anssi coup dn même temps ;, ou coup d'opposition. Il y a la parade de tac et la parade d'opposition. Sur un conp tiré quarte sur les armes y un pareur qui juge, oppose quarte à quarte sur les armes; on en tournant la main tierce , il prend plus de hauteur. Après la parade du demi-cercle on prend le temps en octave; après 1«^ parade de prime on te prend ei^ seconde^

BE l'art des armes. s83

I^ coèp inr le tempe estait coup qui jette ledésordre dans les auautfl. Qd^ tireur coofontte lecoap d'arrêt avec le coup de tempe, ei on hri fan une marche ou un tetnpa quelconque, il tire sans s'occuper de l'opposition , ce qui produit des coups pour coups , et le vrai principe veut qu'on touche sans être toucha. On ne doit jamais tirer sans avoir préalablement formé la ligne d'opposition, ce qui dent ta pointe adverse hors la ligne /lu corps. Aatremeni tout coup touché, tel beau qu'il puisse paraître, est contre le principe. La réussite en est due au hasard , et ne s'obtient que parceque criai qui est touché n'a pas ajnsté. Les tireurs qui emploient des moyens de cette soru finissent toujours par des coups pour coups, et l'honneur de leur premier avantage s'évanouit aussitât aux yeux des connoigseurs.

Au paragraphe des mauvais jeux , j'ai indiqué le moyen de les COoibattre, en forçant & tirer ceux qui les emploient, par de foux temps, alors on pare et On riposte.

La reprise de seconde se feit sm" un tireur qni pare iedenni-ca-cIe6uprirB«; i'il ne riposté pas, on a le temps de foire la reprise : ou se relève de suite.

Les remises d'épéé se font sur un tireur qui , après avoir paré, quitte le fer quand son adversaire se relève. Un bon tireur, qui s'aperçoit de cela, tire un coup à fond, fait une fausse rettàite; sitôt que le parenr quitte le for, il remet Tépée an corps avec opposition.

D'autres font pis encore; après avoir quitté le fer, ils courent : ou leor tire ub coup à fond , on se relève pn feignant de reculer; Ils ne manquent pas de courir,

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QD tir6 droit avec opposition. Oa lie encore le fer ^eo quarte sur les armes;, on prend aussi le demi-cèrde, qu'on lie de même eu quarte sur les armes» ce qui feit coup de temps, ou d^arrét, selon la position dans la— quelle ils se trouvent; ils ont le fleuret cerelé sur le corps , soit qu'on les prenne dans la marche ou dans le développement.

Il n^y a pas de remise ni de reprise à fiiire sur un ti— reur qui riposte bien , il n'en donne pas le temps ; sa riposte part comme une balle : comme la remise se foit de près, on s'exposeroit à être blessé; il faut tou-" jours se relever, c'est le plus beau jeu pour développer un second coup. Le» remise^ne sont bonne&que fiaites à-propos; il ne faut pas les multiplier sans nécessité.v

La flanconade, comme le nom l'indique » se dirige au flanc; elle se fait communément en riposte, après une parade de quarte. Le tireur emploie de la force , comme s'il vouloit remettre l'épée au corps sans se relever. On tire la flanconade en portant la main un peu à gauche pour que dans le croisé la pointe ne viennq pas au corps. Il faut opposer la main gau-^ che pour plus de sûreté. La flanconade s'emploie beaucoup contre les mauvais jeux , lorsqu'on tire bas en mettant de la force ; cette force , au moyen du croisé et de Topposition de la main gauche, fait que le fer est pris et tenu comme dans un étau. Après la flanconade, on se relève en liant le fer au contre de quarte ; dans la retraite, le foible adverse se trouve livré , et il y a toujours un beau coupé à tirer. Si le foible .n'est pas assez livré , il y a un beau coup droit ^

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enlever et à développer. On pare la flaocoaade tirée en ■' !'i

riposte en tournant la main tierce, et dirigeant la pointe ' t

au corps, le fort baissé dans le foible adverse. 11 est rare qu'on puisse tirer la Saocouade en attaque : il feut UD trop grand point d'appui pour que la pointe ne se dérobe pas sur les armes, à moins qu'on n'ait aflaire à un mauvais tireur qui livre son fer par une garde extrêmement dure et tendue; alors on pent croiser le fer en opposant en même temps la main gauche, et dirigeant la pointeau corps. Sur ces sortes de garde, le

coup ne peut se parer, à cause de l'excès de force qui

ne permet pas d'obéir à temps ; la B&nconade tirée eu

attaque sépare, quand la garde n'est pas trop tendue,

en cédant à la force, et laissant aller la pointe; le fort

du pareur. passe par-dessus la pointe adverse, pour

sa trouver en quarte en dedans. Il fout bien taire agir

le talon du fer sur le foible, c'est-à-dire ne foire le mouvement que de la main et très petit. Il y a une riposte

de quarte superbe : la main, après cette parade, prend

beaucoup de hauteur et de vitesse, parcequ'elle doit

avoir du jeu,. tournée qu'elle est presque tierce, à cause

de l'angle qu'elle forme pour la parade. Développer de

longueur avec emploi de tous ses moyens, est le grand

secret des armes, le meilleur moyen contre tous les jeux possiUes. Il est incontestable que celui qui a l'art

de gagner de Titesse* dans un jour qu'on lui laisse, en

développant de toute sa longueur, ne peut manquer

d'obtenir la supériorité. Rien n'est plus beau , ni plus

difficile; c'est yi cela que consiste le vrai principe de

l'ait des armes..

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Dans toutes let leçons que le lo^tre donne il né doit prendre le bouton de ses élèves que pour placer la œatn^ en se serrant de son fleuret, pour la pincer, sok un f^m plus haut 9 soît un peu plus bas^ ou pdur étendre la gardjB qui seroit trop raccouneie, pour fixer la pointe Mm corps, fittce tourner les ongles ec jouer les doigts dans i^étéradon. Le maître met sa garde dessous le fteuret dé rékère coiaaiençant pour aider réUvation. il ne doit jamais tirer par le bouton le fleuret d'un écolier pour le faire développer, cela rabaisserott la haïueur de la main et babitueroit Técolier à feire uue saccade du bras a^ec tension à Fendiioit de la saignée, ce qni But écarter la pointe de la juste direction qu'elle doit avoir. Il ÙM. accoutumer autant qu'on peut les écoliers à oomkusre leurpointe^ux-mémes. Lie mattre évitera soigneusem^it d'avancer son oarps pour venir au-ndevant d'un coup : -pda est de mauvais «sfifiet et nuit è la oaiiftoiasanoe de la Uftesure. il doit pUer |e jarret gaudie pour avoir la £ftctlité de retirer son corps., a^^que klioutoo de l'élève n» passe pas sou6 sa garde , et que son bras lie sok pas trop raoconrjci, ce qui iovce Télévie è passer la main la pre^ mière , et son bouton près dn talon d« 1er. 11 laut encour ragesr lesécpbers par la douceur.: les eommenoements sont longs at pénibles, il ne Ciut pas le disttmaAer,c'o«t le moyen de faire paître la padenœ «t d'exciter au tiair vail. Le caiiip^''OBil général dunmt la leçon -est sfciyewt négligé , de là les désordresqu'on imnai^ue dans les «s*sauts par les asavcfaes et le d^rat de TÎtesse. Que le maître ne se laisse pas emporte^ par Fendioumasme d'une leçon compliquée qui éblouisse les apecuteturs^, les

DE l'ait des AftHEfL , 3^^

coniioîs&eurB n'en soot pu dupes, et le défiiat d'etuemblé dans les mouvemenu se leur échappe pes.Monpère préEéroit&ireLriller ses élèves au plastroD par des conps développés de viteeae en passant le bouton pràs du passage de l'épée, et s'il feisoU exécuter on coup difficile et compliqué, il fiiUoit que le développement Mt vite , a^il ne Téttut paa an racommençoit jusqa^i ce qœ Teasenible i&t jusie ef pnraipt. Il résulte de cette méthode qne recoller sent la fermeté de ses jamhes et l'ensemble de ses mouvements. LemaitrenedoitpasBé^tgerde prendre son alignement du talon droit A la cheville gauche , auiaulpour l'éct^erque p»w Tagrément de la position. Qnaud les écoliers prennent goàt à une leçon sévère ils peuvent esp^£rde devenir fivU : s'ils n'y prennent pas goât, ce qui arr^e souvent, îb ■'arrivent jamais à une grande force ; la leçon est noDcludaDte et la main paresseuse D'a^tpiointd'acc<H<davecles3Uttbee. La seule ressouroe alors est dans la chaleur de la Jeçon. Il &ut forcer à parer et à toucher vite. C'est un grand talent de savoir animer rindoleowet l'apatUe des uns, et d'inspirer aux autrea la pattenoe et l'opisiAtreté.

Les exercices des simples en parade et en nposte exigent la même attention et la iD&ne régularité que l'exercioe du aaur.jGelui qui deaire devenir fon ne peut les pousser ttu|> leio , es y apportant sougonrB la pies rigoureuse préeisien.

L'eserciœ des dâu&le-contres délie la masn parfettejB^t, assouplit le coi!fMet«a facilite laTetenue. Il âut les tirer Jenl^Benc et en détail pour en retioer tout l's- T&atflge possible ; autreœeBt le cvs^n part te premier et

tombe de même que la main qui est toujours paresseuse «t qui doit toujours aller la première.

On passe ensuite à la parade du demi-cercle et au double demi-cercle , à la parade et à la double parade d octave ; à la parade et à la double parade de prime ; à la parade et à la double parade de seconde ; à la parade et à la double parade du contre en quarte sur les armes. Ce contre ne se fiiit que par-opposition , aussi ou tire sitôt qu'on sent le fer, et c'est ce qu'on appelle le temps on coup d'opposition.

Dès l'instant qu'un élève commence à prendre leçon fecUement, il faut l'habituer à tirer dans les jours que le mattre lui donnera, sans dire ce qu'il faut foire. On doit encore l'habituer à parer et à tromper la parade dans la retraite. Lorsqu'il est devenu plus fort, on exige qu'U fosse tout sans être guidé par la voix, et à chaque coup qu'il a trompé on lui demande compte et raison de ce qu'il a foit : il fout qu'il énonce aussi ce qu'il doit foire à chaque parade que forme le mattre. C'est ainsi qu'on apprend à un élève à tromper le fer en connoissance de cause; en laissant les élèves chercher long-temps ce qu'ils ont à foire avant de leur rien dire , on les met promptement en état de foire assaut.

Pour former des pareurs , la manière la plus convenable est de foire répéter les parades à la fin de chaque leçon , telles qu'elles sont démontrées dans cet ouvrage, et en suivant graduellement la force des élèves. Lorsqu'ils savent à un haut degré bien passer la main la première, le maître' leur foit tirer des feintes pendant quelque temps sans riposter et sans qu'ils ripostent eux-mé-

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ntes. Après quelque habitude od joint la riposte et alors les élévesnedoiveot plus tirer autrement, paocequ'ilbe &ut jamais parer deux fois sans rendre le coup , ou bien le tireur auroit droit de redoubler.

De cet eiercice le maitre passe à de petits assauts, qui ne sont autre chose que des leçons données saus diriger de la Toix, Le mattre doit y mettre bien de la légèreté de main , et ne permettre à ses écoliers de tirer avec dVutres, que lorsque les premiers ont déjà quelque habitude et les derniers assez de complaisance pour proportionner leurs forces à des forces inférieures.

Le mur est l'exercice qui mène à la perfection. H iaut savoir le tirer selon les vrais principes pour arriver au plus haut degré de force auquel on est capable de parvenir.

Lorsqu'on est en état de (aire assaut et de tirer le mur à toucher, il faut apporter beaucoup de soin dans lechoix de ses fleurets ; de là dépend en partie la beauté et le mérite de l'exécution , et c'est ainsi, que dans plusieurs autres arts , plus on est habile plus on est difficile sur le choix de ses instruments. Un bon tireur doit donc s'appliquer à savoir bien choisir une lame de 0euret et aussi une poignée qui lui soit convenable. S'il ne monte pas ses fleurets lui-même, il faut qu'il sache les foire monter comme il a besoin qu'ils le soient. On perd beaucoup daiis un assaut si on se dé&e de son fleuret.

Les battements sont d'une grande utilité contre lea jeux durs, les gardes tendues et les tireurs qui veulent remettre l'épée au corps après la parade; sans s'obliger à parer la riposte. On leur foit le battement aussltâr

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